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GREEN CARNATION - The Acoustic Verses (2006)
Par MOX le 28 Mars 2006          Consultée 3289 fois

A peine un an plus tard, l’œillet vert fleurit à nouveau. Et Tchort de se plaindre de n’avoir pu que très difficilement joindre les membres de son groupe… Enfin, on accueille ce genre de nouvelle avec toujours un peu de circonspection, étant tous habitués à des intervalles plus prolongés. Mais si c’est un moyen de rattraper la déculottée de "The Quiet Offspring" en se rachetant aussi rapidement, je n’y suis pas opposé, au contraire. On se félicite, au travers d’interviewes, du public très large dont le groupe bénéficie, et de l’ouverture d’esprit sans limite du fan, apte à suivre GREEN CARNATION quoiqu’il essaie. Et à vrai dire, il vaut mieux. En lisant les chroniques précédentes, et en la comparant à celle-ci, il devient difficile de les superposer. Inutile de faire durer le mystère davantage, surtout quand le titre n’en recèle pas outre mesure, "The Acoustic Verses" est acoustique, voilà. J’aurais pu mettre une note d’humour dans cette présentation, mais je suis un peu aigri en vérité.

Les premières écoutes furent satisfaisantes, et contrastèrent terriblement avec les expériences "The Quiet Offspring" désastreuses dès le départ. Le problème, et j’ai eu du mal à me l’avouer, c’est qu’après une bonne quinzaine (d’écoutes, toujours, pas une quinzaine de bières - voyez pourquoi j’évite l’humour, hein), mon appréciation a rejoint peu ou prou celle du précédent effort. La principale cause de cette baisse progressive d’enthousiasme est la présence in-dé-crot-table de mélodies affreusement lourdes, et d’intonations horripilantes que Kjetil Nordhus sait pourtant masquer en chantant de manière plus expressive. Même constat pour les mélodies, "The Acoustic Verses" renferme quelques accords touchants, et une certaine réussite s’empare de titres à priori banals. On ne peut définitivement pas admettre que GREEN CARNATION réinvente l’eau tiède qui coupe le beurre depuis "A Blessing in Disguise". Les albums acoustiques, de surcroît, ont été sévèrement exploités. On peut simplement attendre que GREEN CARNATION y applique sa touche innocente que l’amateur saurait retrouver.

L’exercice est périlleux. "Sweet Leaf" introduit bien mal l’album et n’annonce en réalité que la vitesse d’exécution : le tachymètre pas trop élevé, les radars rôdent. Premier morceau ni joyeux ni triste, doux. Bon… La crainte s’estompe relativement vite en découvrant qu’il subsiste ce subtil côté mélancolique peignant un paysage entre été et automne mis en musique au travers d’acoustiques lisses, d’un chant libre et de claviers très discrets. On respire enfin quand la musique du groupe norvégien coule sans obstacles. Ces moments sont brefs, et s’évanouissent lorsque "Alone" tente de me faire accepter son côté rural/folklorique raté au chant étrangement plat. Le deuxième titre insupportable s’intitule "Childs Play Part 3", instrumental au piano qui mêle ambiances nocturnes et paisibles à des notes fastidieuses et gnangnan à rapprocher du générique de "La Boum". Ces tentatives d’interludes ont lamentablement échoué.

Quinze minutes de l’album sont occupées par un seul et même essai : "9-25-045", structure tri-partite quasiment sans anicroche, progressive et donc légèrement ambitieuse, mais toujours très paisible. Les quelques fautes de goût (du même acabit : des accords à l’eau de rose) finissent par s’estomper face cet ensemble vraiment bien construit, où respectivement acoustiques, claviers et acoustiques plus enjouées se relaient, bâtissant une ambiance planante et rassurante. Voilà GREEN CARNATION. En relançant les écoutes, on y découvre autant de détails intéressants qu’on s’oppose plus férocement encore aux passages lourdauds. Parfois, Kjetil Nordhus trouve de bon ton de se taire, et l’idée est à saluer. La musique devient plus fouillée, et moins linéaire surtout.

Mais je ne peux m’empêcher de le trouver quelque peu vide, trop court. "9-25-045" est tellement imposant qu’on l’attend, oubliant ce qui l’entoure. GREEN CARNATION retrouve un peu d’intérêt à mes yeux, mais la tâche est vraiment loin d’être accomplie. Ce n’est pas un « bon » album, la note est supérieure à "The Quiet Offspring" car mon appréciation lui est légèrement meilleure. Je pinaille, vraiment…

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   (2 chroniques)



- Tchort (guitare)
- Tommy Jackson (batterie)
- Kjetil Nordhus (chant)
- Kenneth Silden (piano)
- Bjørn Harstad (guitares)
- Stein Roger Sordal (basse)
- Michael S. Krumins (guitares)


1. Sweet Leaf
2. The Burden Is Mine...alone
3. Maybe?
4. Alone
5. 9-25-045
6. Childs Play Part 3
7. High Tide Waves



             



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