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MÜTIILATION - Rattenkönig (2005)
Par POSSOPO le 28 Février 2006          Consultée 4749 fois

Dernier rescapé des Légions Noires, MUTIILATION risque justement de pâtir de ce statut de survivant. Car en black metal, l’aura dégagée par une formation a toujours représenté le premier de ses atouts (atout passant, dans pas mal de cas, devant la nature et la qualité mêmes des compositions musicales). Autrefois leader d’un mouvement entouré d’un halo obscur, sujet de nombreuses rumeurs favorisant sa reconnaissance, plus encore sa majesté, MUTIILATION vient en quelques années de se débarrasser de son sulfure et est devenu un groupe de black metal normal.
Normal car il a signé chez une maison de disques, que ses galettes sont produites et distribuées autrement que par les membres du groupe à leurs amis membres d’autres groupes de la même tendance. Rattenkönig n’est pas un split, encore moins une demo, il est le déjà quatrième album très officiel publié par l’homme-orchestre Willy Roussel sous le pseudonyme le plus connu des Légions Noires.

Vampires Of Black Imperial Blood et Remains Of A Black, Dead, Cursed Soul figurent parmi les productions les plus prisées de l’underground (à tel point que XASTHUR s’est permis de reprendre le morceau éponyme du premier cité sur le surévalué Nocturnal Poisoning).
Mis à l’écart des Légions Noires à cause de sa dépendance apparemment trop importante à certaines drogues dures, le mouvement lui-même disparu peu de temps après cette éviction, Willy Roussel publie en 2001 après des années d’inactivité un disque au son moins abrasif, que certains diront plus générique, puis un autre deux ans plus tard, puis ce Rattenkönig en 2005.

Il fallait s’en douter, les caractéristiques principales des premiers méfaits se sont effacées avec le temps et trouver un angle d’attaque pour chroniquer cette nouvelle œuvre n’est pas chose aisée. Définir le Rattenkönig constitue une solution de facilité que je décide pourtant d’adopter. Cet étrange phénomène, que la science a souvent catalogué comme simple manipulation humaine ou le résultat d’un trop grande promiscuité entre les rongeurs dans certains endroits, a été observé chez de jeunes rats entremêlant leurs queues afin de constituer un nœud consolidé par saleté, sang, pus et excréments. Les rats grandissent alors ensemble pour former cette créature appelée roi rat, présage néfaste, symbole de mort, souvent utilisé en littérature et en peinture. L’histoire est intéressante, Wikipedia et Google se chargeront de la développer mais quid du contenu de l’opus?

MUTIILATION a donc aujourd’hui perdu l’essentiel de sa personnalité première. S’est-il pour autant fondu dans la masse des combos inutiles, quasi-nuisibles, peuplant, de leurs plats parallélépipèdes en plastique, les étals de disquaires tantôt ravis, tantôt fatigués de l’avalanche discontinue de produits nouveaux? Restons aimables et répondons «pas tout à fait».
Car si le son n’a plus rien à voir avec la production d’égoutier mort que l’on a pu retrouver chez VLAD TEPES, TORGEIST et tous leurs amis du bois maudit, les compositions ont su conserver une certaine stature. Et la profonde mutation des guitares et du chant, ce dernier ayant tout de même perdu beaucoup en définition, bien plus imprégnés de basses (alors que l’instrument du même nom garde un éternel anonymat) en devient acceptable. La fameuse boîte à rythme correctement programmée complète cet ensemble froid, empreint d’une certaine pesanteur martiale, au climat relativement proche d’un De Mysteriis Dom Sathanas.

Tellement différent du MUTIILATION première mouture, Rattenkönig ne deviendra, je pense, jamais une référence. Impossible de le conseiller à ceux qui souhaiteraient découvrir les Légions Noires. Que ceux-là se penchent plutôt sur les deux disques évoqués en début de deuxième paragraphe. Pourtant, malgré ma tiédeur compréhensible, quelques amateurs pourraient bien louer cette nouvelle création héraultaise et il n’y a aucune raison de les railler pour cela.

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