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ALICE COOPER - Love It To Death (1971)
Par DAVID le 17 Avril 2006          Consultée 9612 fois

Premier album rock d'Alice Cooper, Love it to death est encore fortement influencé par les standards de l'époque. La rencontre entre Alice Cooper et Bob Ezrin sera déterminante pour la suite de sa carrière puisque le producteur lui permettra de décrocher un contrat avec Warner Bros. Après avoir été expulsé du label de Frank Zappa, Straight Records, pour mauvaise conduite, Alice Cooper entend bien conquérir l'Amérique par tous les moyens. I'm Eighteen deviendra même son premier hit. Ce classique, un peu beauf sur les bords, n'est pourtant pas le titre le plus intéressant de Love it to death. Mais les textes d'Alice Cooper, à la fois morbide et humoristique, séduiront sans problème les foules. Cela lui permettra de se construire une image sulfureuse, bien aidé en cela par son attitude provocante en concert.

Si on se penche de plus près sur la chose, l'absence d'originalité de Love it to death saute aux yeux. Alice Cooper reprend juste à son compte l'héritage rock des années 60, sous une forme beaucoup plus agressive. D'un côté, cela nous donne un album dynamique, peu avare en bombes rock 'n' roll : Long way to go, Caught in a dream (influencé Rolling Stones), Is it my body... Et quand les claviers s'en mêlent, difficile de ne pas penser aux Doors, que ce soit sur le psychédélique Black Juju, paradoxalement (ou pas) le morceau le plus noir de l'album, ou le réjouissant Hallowed be my name. En voilà un dépoussiérage du rock qui fait du bien aux esgourdes. Mais tout ça ne suffit pas à en faire un grand album.

Ce qui affaiblit ce disque est à mon sens la trilogie finale, Second Coming / Ballad of dwight fry / Sun arise, avec une grandiloquence rappelant un peu trop les albums "opéra rock" des Who (période Tommy) et des Beatles. Et à ce jeu là, l'élève ne surpasse pas les maîtres, loin de là. Dans un premier temps, Alice Cooper se présentera comme un groupe soudé et non comme un "One-man band", la pochette le montre bien. Et les crédits pour chaque titre en attestent également, l'implication des autres musiciens était très importante, même si on a tendance à ne retenir que l'image d'Alice Cooper. Et quand le Alice Cooper Band splittera, le guitariste Michael Bruce en solo reprendra souvent au chant les vieux classiques d’Alice, estimant qu’il peut se le permettre vu qu’il a contribué à leur donner naissance.

Love it to death représente le point de départ pour les classiques d'Alice, mais c'est loin d'être le meilleur. Finies les années Zappaïennes, place à du gros rock tout ce qu'il y a de plus classique, plus aisé à passer en radio. Néanmoins, ses prédécesseurs (Pretties for you, Easy action) et ses successeurs (Killer, School's Out) sont tous plus aventureux et méritent davantage que l'on s'y attarde.

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   (3 chroniques)



- Alice Cooper (chant)
- Glen Buxton (guitare)
- Michael Bruce (guitare)
- Dennis Dunaway (basse)
- Neal Smith (batterie)


1. Caught In A Dream
2. I'm Eighteen
3. Long Way To Go
4. Black Juju
5. Is It My Body
6. Hallowed Be My Name
7. Second Coming
8. Ballad Of Dwight Fry
9. Sun Arise



             



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