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SENCIROW - Perception Of Fear (2006)
Par JULIEN le 6 Février 2006          Consultée 1768 fois

La courte intro de « Perception Of Fear » ne nous laisse pas dupe : on s’imagine bien qu’il ne s’agit là que d’un calme factice s’installant avant le réveil des éléments. Et quand ceux–ci adoptent la forme d’un Heavy Power surpuissant savaté de Speed, l’équipage n’a qu’à se cramponner au bastingage ! L’explicite "Burn It Down" et ses trois minutes et quelques bien sévères déboulent alors sur la crête des vagues et percutent l’esquif qui avait pourtant anticipé l’impact. Son énorme, riffs cartons, voix agressive, break brise-nuque, refrain immédiat, solo mélodique ce qu’il faut… une entrée en matière des plus convaincantes pour ce combo allemand, qui nous revient après deux albums auto-produits (parus respectivement en 1999 et 2001).

"Connection Of Evil", terrible deuxième torpille à défier le bâtiment, fait également mouche, avec là encore un refrain simple mais particulièrement efficace, déposé au sommet d‘un festival de double grosse caisse introduit par le pont tempéré qui va bien. Et le groupe d’enchaîner sur "Fear" et son imparable riff tricoté main sur une base Speed mélodique corrompue par le mal. Du bon, du gros, du lourd qui ne laisse pas de répit à l’auditeur, saisi par la maturité d’un groupe maîtrisant les ficelles d’un genre à la croisée du RAGE de « Black In Mind », de MORGANA LEFAY et d’ICED EARTH période « The Dark Saga ». Et comme le quatuor fait plus que se défendre techniquement, ces trois premiers assauts font de considérables dégâts et emportent l’adhésion, bien que le timbre de Daniel Seifert, sorte de Peavy Wagner (RAGE) qui accueillerait quelques fugaces intonations à la John Oliva (SAVATAGE), laissât peu de marge aux modulations. Son côté méchant sert convenablement une musique rugueuse pas le moins du monde primitive, mais son timbre n'éblouit pas. Un point à fouiller.

La suite du disque reste de qualité : Si "Incidious Dimensions" fait chuter la pression d’un petit cran, laissant des connotations RAGE marquées prendre leurs quartiers, on rebondit promptement sur la plus grosse pièce de l’album le très bon "Keeper Of Souls". Avec ses rythmiques et riffs mordants, soulignés de traits à la SCORPIONS, et son accalmie centrale bienvenue (à noter un très beau solo, dont la première partie évoque ICED EARTH avant de filer rencart à l'esprit de SAVATAGE, époque « Edge Of Thorns »), ce titre fait son petit effet, en dépit d’un final trop bavard. Mais c'est avec la speederie "Wargames" que le groupe cisèle sa nouvelle pépite : Rythmique implacable, riff rougeoyant et lancinant entretenu à haute température par un tisonnier douloureux, il renferme un refrain mélodique qui, s’il aurait mérité un traitement vocal plus appuyé, demeure mémorable. Un moment fort de l’album !

Reste alors à SENCIROW à boucler un enregistrement des plus estimables à ce stade de l’écoute. "Secrets Thoughts", sombre et hargneux, laisse un temps de respiration appréciable à une section instrumentale possédant sa propre configuration rythmique… avant de laisser s’exprimer l’orage, "The Storm", éclatant en une composition menée bon train avec riffs remplissant l’espace. Un refrain étonnamment mélodique parvient malgré tout à s’y mouvoir, et achève d'en faire un excellent titre de près de six minutes, et dont la conclusion s’abandonne à davantage de mesure, annonçant une composition de conclusion aux allures d’hymne Speed Heavy : "Dreamspace", son excellent riff, son break acoustico-énigmatique et son final de toute beauté.

En dix titres et quarante deux minutes, sans la moindre ballade, SENCIROW a su trouver l’équilibre entre la nécessaire exposition des moyens et aptitudes en sa possession, sans verser dans le précipice réservé à ceux qui veulent trop en mettre, trop en faire, au risque d’étouffer l’auditeur composant avec les inévitables défauts des enregistrements de jeunesse. SENCIROW évite ainsi les pièges les plus dangereux et parvient à convaincre de son fort potentiel. On pourra toujours reprocher au chanteur son monolithisme vocal, et au groupe de n’affecter que peu d’originalité, voire de laisser encore transparaître des influences un peu voyantes. Mais pas question de plagiat ici. Tout juste d’influences en phase de digestion. Ce qui ne devra pas nous empêcher d’apprécier ce premier enregistrement très réussi. A surveiller et à découvrir en Live, où le groupe devrait faire très mal !

Note : 3.5/5

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   JULIEN

 
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- Daniel Seifert (chant, guitare)
- Thorsten Ernst (guitare)
- Holger Fischer (basse)
- Timo Schneider (batterie)


1. Intro
2. Burn It Down
3. Connection Of Evil
4. Fear
5. Incidious Dimensions
6. Keeper Of Souls
7. Wargames
8. Secret Thoughts
9. The Storm
10. Dreamspace



             



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