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UNHOLY - Gracefallen (1999)
Par MOX le 29 Mai 2006          Consultée 1936 fois

C’est l’engouement du au retour d’Unholy et peut-être la fierté d’avoir conçu, à nouveau, de la musique, qui fit entreprendre au groupe de démarrer si tôt l’écriture du suivant, et dernier album. Un an après « Rapture », « Gracefallen » naissait quand d’autres s’éteignaient déjà, à petit feu. En d’autres termes, il n’est pas permis d’analyser « Gracefallen » comme un testament, ni d’y voir des signes d’une quelconque fatalité qu’un chroniqueur un peu pédant aimerait lui attribuer. « Gracefallen » a de réelles ressemblances avec son prédécesseur (chose assez convenue au vu de la chronologie) ce qui en constitue, sans même aller juger plus profondément, une « copie » plus ou moins pâle de l’original.

Là où je veux en venir, c’est principalement sur la comparaison « The Second Ring of Power »/« Rapture ». En résumant bien vite, et surtout en évitant certains détails (comme, au hasard, l’indécrottable « Unzeitgeist »), le premier évolue essentiellement dans la musique d’allumés, et le second baigne davantage dans le funéraire et voit ses ambiances intensifiées. Ainsi se décrit le schéma musical de « Gracefallen », proche de celui de « Rapture ». Sans doute existe-t-il encore des détails bien fous, mais Unholy est définitivement resté sur un chemin plus simple et plus progressif. L’ambiance, toutefois, a toujours été un mot d’ordre, et c’est celle de « Rapture », celle « The Second Ring… », celle-là même. J’irais jusqu’à dire : malheureusement. Malheureusement car cet aspect-ci, si j’en raffole sur les précédents essais, je m’en suis finalement habitué. Et cette habitude conduit à deux impressions : les morceaux avec lesquels j’ai démarré l’aventure Unholy ne perdront jamais de leur intérêt, mais ceux que je découvre ultérieurement n’en sont même plus crédités. Facile, si je peux m’exprimer ainsi. C’est cette même impression très vague d’un lieu oriental, magique, angoissant manipulé par cette guitare à deux doigts d’être dissonante, à la limite du son d’un instrument à vent. C’est très flou, mais…comme une flûte, en vérité.

Et tous les instruments reprennent alors les mêmes gimmick, un chant masculin tout simplement possédé, le chant féminin de la désormais permanente Veera Muhli et son timbre léger et jeune qui s’essaiera parfois à la voix féminine, éraillée et inimitable de « The Second Ring of Power », une basse qui joue des coudes, une batterie hypnotique. Seul changement, et pas des moindres, la guitare rythmique qui, subitement, devient ultra-crue, bourdonnante comme sur « From the Shadows ». Très déroutante, très douloureuse cette exagération de saturation. A l’instar de « Rapture », les claviers jouent un rôle tout particulier. Non contents d’envahir l’intégralité (ou quasiment) de l’album, ils tissent une atmosphère toujours pertinente, jamais gluante, jamais omnipotente, la plupart du temps sous forme de nappes. Lorsque ce sont des notes, leur rôle essentiel est d’appuyer le riff, comme d’habitude, et si cette alliance fonctionne, c’est notamment à cause des guitares qui, elles-mêmes, ne sont pas des leaders musicaux ni des déviations du mode rock’n’roll. L’électrique, comme l’acoustique, est une boîte à ambiances.

Mais allez, si je joue le jeu, si j’évite de faire semblant de râler pour des bêtises, j’avoue que la recette peut terriblement bien fonctionner, « Daybreak » et « Wanderer » étant de véritables monstres, le premier presque apocalyptique, le second très pessimiste. Unholy est toujours très lent, très déstabilisant, mais le côté très linéaire qu’il était en train d’aborder le rapprochait très sérieusement du funeral doom. Mais le fait est qu’Unholy garde une certaine notion du rythme et des mélodies dérangeantes. Ici, la formation finlandaise bute comme sur « From the Shadows », privilégiant les monotonies aux riffs. « When Truth Turns its Head » et « Haoma » deviennent très vite ennuyeux à force de ne jamais évoluer, et ce même s’ils ne manquent jamais d’idées. Juste de mélodies. « From the Shadows », à ce titre, n’est donc pas si loin.

C’est donc très simple : « Gracefallen » est « Rapture » mêlé aux défauts de « From the Shadows ». Si « The Second Ring of Power » est l’étalon or égal à 1, vous pourrez multiplier autant de fois des décimaux plus petits que 1, vous ne l’atteindrez jamais…(magnifique, cette conclusion)

Le split survint en 2002, alors qu’on annonça : « Everything went wrong ». Fin de cette belle histoire.

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- Pasi Äijö (basse, chant)
- Ismo Toivonen (guitares)
- Jade Vanhala (guitares)
- Jan Kuhanen (batterie)
- Veera Muhli (chant, clavier)


1. ...of Shadows
2. Immaculate
3. Daybreak
4. When Truth Turns Its Head
5. Wanderer
6. Reek Of The Night
7. Haoma
8. Seeker
9. Athene Noctua



             



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