Recherche avancée       Liste groupes



      
NEO METAL  |  LIVE

Commentaires (7)
Lexique neo metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Murderdolls, Stone Sour
 

 Site Officiel Du Groupe (592)
 Site Français Reconnu Par Le Label (2149)

SLIPKNOT - 9.0 : Live (2005)
Par CANARD WC le 26 Janvier 2006          Consultée 6008 fois

Tôt ou tard, on aurait eu droit à un live du KNOT. Quoi de plus normal, me direz-vous ? Une base-fans solide, un succès commercial démentiel, une force de frappe hallucinante, un (très) bon dernier album et des tubes en puissance : vu l’importance du groupe sur la scène Metal, ce live était en quelque sorte inévitable.

Un Live du KNOT, oui mais quand ?
Un Live du KNOT, oui mais comment ?

Les réponses sont à l’image du groupe : immédiates, massives et brutales.

A priori, on a tout pour être heureux (surtout les fans) : un double CD, un beau digipack, 24 titres comprenant tous les « tubes » du groupe. Le son est puissant, c’est putain de bien produit et les percussions (l’un des points forts du groupe) sont superbement rendus. Je vous renvoie au "Drum Solo" (CD1) à la fois sympa et ébouriffant, tant il est vrai que je suis assez client de ce genre de « digressions » en live. Dire que je n’ai pas été de prime abord enthousiaste serait un vil mensonge. Malheureusement au final, c’est loin d’être parfait.

En effet, et c’est davantage un problème de fond que de forme : IL Y AVAIT BIEN MIEUX A FAIRE ! Je m’explique : si on fait un petit récapitulatif discographique, on a (je passe sur le tout premier album presque « confidentiel »):

- un deuxième album éponyme de folie avec au moins 5 ou 6 tueries taillées pour le live,
- "Iowa" : décevant, à peine 2 ou 3 morceaux pouvant faire leur « effet »,
- "Subliminal Verses" : bon album avec au moins 4 ou 5 tubes.

En tout, ça nous fait une bonne douzaine (au mieux) de titres exploitables pour un concert. Or, on en a le double avec ce live, ce qui donne l’impression tenace que le KNOT a mis les petits plats dans les grands… avec pas grand chose dans l’assiette ! Pour pouvoir sortir un live d’une telle teneur, il faut quand même un putain de contenu. Prenez METALLICA par exemple et son "Live Shit" de 93 : pour faire un live pareil qui tienne la route (euphémisme), les Four Horsemen ont attendu d’avoir un minimum de bouteille et un peu plus de 10 bons titres à proposer. Or, avec ses 4 albums dont deux seulement vraiment exploitables en live, SLIPKNOT n’avait pas les moyens de sortir un bon double live.

C’est même assez indigeste : il est difficile de l’écouter d’une traite. C’est pas non plus le triple live d’ICED EARTH, mais je pense que seuls les gros fans de SLIPKNOT pourront se taper ce live en entier, d’affilée et sans broncher. La faute à quoi ? Quelques morceaux qui enchaînés deviennent un brin pénibles et donnent l’impression de tourner en rond, je pense à l’enchaînement sur le CD1 de "Before I Forget" sur "Left Behind" qui est vraiment dur à suivre. Fort heureusement, hormis pour quelques titres, SLIPKNOT a eu la bonne idée d’alterner un minimum entre les morceaux « complexes », ceux de remplissage (je suis méchant), et les tubes… De ce fait les oreillettes ne vous tombent pas non plus complètement des oreilles. On se dit que, finalement ça aurait pu être pire, d’autant plus que les morceaux de "Sublilminal Verses" passent globalement bien l’épreuve du feu.

Reste quelques autres points qui me chiffonnent. On note ainsi une certaine inégalité tout au long du live : on passe de compos dévastatrices, à des passages presque chiants ou moins bien rendus. C’est presque cyclique. Prenez le public par exemple : on l’entend distinctement sur un ou deux morceaux en particulier, puis le reste du temps… pouf oublié ! A peine un vague ronflement la plupart du temps.

De même, au vue de la brutalité phénoménale dégagée en studio, il était écrit que cette rage ( et cette fraîcheur) se ferait moins ressentir en concert, qu’il y ait même une sorte de baisse de régime « naturelle ». Mais tout de même, on sent bien que Corey TAYLOR n’est pas à fond sur certains morceaux ! J’en veux pour preuve cette baisse d’intensité presque coupable sur "Spit it Out" (CD2) : c’est un massacre en règle d’un morceau au potentiel pourtant dévastateur. Alors moins brutal en live, ok. Moins immédiat, moins efficace, ok. Mais pas à 100 % ça non c’est impardonnable !

Je terminerais sur un autre truc qui m’a bien saoulé : les remplissages sonores à la limite du foutage de gueule. Je prends deux exemples flagrants : "People = Shit" (CD2) qui affiche au compteur un peu moins de 6 minutes dont deux où on entend le public en sourdine, deux trois effets sonores à la noix et une gratte grésillante ; ou encore sur le morceau "Iowa" (CD2) (censé faire 6’37) qui démarre véritablement au bout de deux minutes. Alors oui, je sais, ce genre de remplissage permet de « rajouter à l’ambiance » et de s’y croire… bla bla bla… de la merde oui ! Un combo dévastateur comme SLIPKNOT aurait eu tout intérêt à enchaîner comme des bêtes « pied au plancher » plutôt que de se permettre de telles baisses de régime. Et c’est un peu le problème de ce live : un seul CD « ras la gueule » bien balancé et énergique avec tous ET UNIQUEMENT les tubes aurait été mille fois mieux que ce double CD neurasthénique.

Non franchement, le live de SLIPKNOT reste à faire. En me relisant, je suis peut être un peu sévère (un « petit » 3/5 était possible en prenant les choses du bon coté), mais mon avis est à la hauteur de ma déception. Et ne vous y trompez pas, c’est parce que j’adore SLIPKNOT (un de mes groupes de Néo préféré avec SOAD) que je martèle qu’il y avait bien mieux à faire ! Qui aime bien châtie bien en quelque sorte.

Le Verdict tombe tel un couperet : 2/5

Moments forts : l’intro bienvenue "Blister" enchaînée sur "Sic" puis "Disasterpiece".

A lire aussi en NEO METAL par CANARD WC :


TOOL
Aenima (1996)
Je vous souhaite, TOOL, le bonheur du monde !

(+ 1 kro-express)



LOSTPROPHETS
The Betrayed (2010)
Sur NIME, on est des grosses tarlouzes


Marquez et partagez




 
   CANARD WC

 
   FENRYL

 
   (2 chroniques)



- James (guitare)
- Chris (percussions)
- Joey Jordisson (batterie)
- Paul (basse)
- Shawn (percussions)
- Sid (dj)
- Mick (guitare)
- Corey Taylor (chant)
- Craig (samples/media)


1. The Blister Exists
2. (sic)
3. Disasterpiece
4. Before I Forget
5. Left Behind
6. Liberate
7. Vermilion
8. Pulse Of The Maggots
9. Purity
10. Eyeless
11. Drum Solo
12. Eyeore

1. Three Nil
2. The Nameless
3. Skin Ticket
4. Everything Ends
5. Iowa
6. The Heretic Anthem
7. Duality
8. Spit It Out
9. People = Shit
10. Get This
11. Wait And Bleed
12. Surfacing



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod