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- Membre : Trees Of Eternity
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OCTOBER TIDE - Rain Without End (1997)
Par MOX le 8 Mai 2006          Consultée 2707 fois

Je m’en excuse par avance, mais je vais devoir donner quelques points de repères historiques car, après tout, October Tide n’a pas fait date. En effet, ce groupe n’a pas enregistré plus de deux albums, et le dernier remonte à 1998. Alors en vérité, October Tide est un side-project, monté par deux compères de KATATONIA, Jonas Renkse et Fredrick Norrman (toujours présents au sein de la formation suédoise), en 1995. Si vous situez, on se trouve donc peu avant le joyau « Brave Murder Day » de 1996. Et ce « Rain Without End », quoique sorti en 1997 par…Avantgarde…a été en réalité enregistré en 1995. ‘Suivez ? Non, enfin, pas facile de voir où je veux en venir. Peut-être me faudrait-il préciser qu’October Tide n’est pas une sérieuse prise de risque.

Si certains prennent cette option pour s’évader de leur schéma principal, Renkse et Norrman font du KATATONIA. Simplement. Mais, et c’est là qu’est le détail, avant même que KATATONIA ne sorte son « Brave Murder Day ». Néanmoins, la raison d’être de ce projet est justement de développer une branche très fine que le groupe suédois a laissé pousser, puis a abandonné pour la mouvance rock dès « Discouraged Ones ». En effet, elle n’aura duré qu’un an, et October Tide pourrait à juste titre personnifier la musique de KATATONIA quand ils jouaient sur un tempo semi-lent, d’une linéarité aberrante, mais pourtant bardée de riffs crève-cœurs. « Rain Without End » est ceci. Une musique empruntant autant à l’univers rock qu’au doom plus classieux (tels certains groupes de doom/death). Et un seul mot d’ordre : interdiction d’être enthousiastes.

Le défi est relevé quelle que soit la forme que prend October Tide, que les riffs soient courts et simples comme du rock alternatif ou plus alambiqués comme du MY DYING BRIDE (période « The Angel & the Dark River » et consorts), la musique est…triste. Mais triste. Un vrai jour gris de bruine froide. D’ailleurs, il ne faut en remercier que la guitare, tous les autres instruments étant absolument convenus, batterie en tête du genre « poum-tchac poum-tchac poum-tchac poumpoum-tchac », basse inexistante et pauvre chant death de Jonas Renkse qui, on le sait, n’a jamais eu de talent à ce niveau-là. Cela importe finalement peu, ce n’est pas horripilant. Juste inutile. Les guitares s’en sortent seules suffisamment bien, même diminuées par une production aussi chiche que sur « Brave Murder Day » : pas de puissance, une saturation étouffée, des acoustiques au son brouillon et noyé.

« Rain Without End » a tout de même un côté légèrement plus échafaudé que le simpliste « Brave Murder Day ». Les morceaux sont construits autour de plusieurs riffs, parfois sans rapport les uns avec les autres, et jonglent entre des rythmiques rock qui donnent envie de dodeliner très subtilement de la tête les yeux mi-clos et des rythmiques plus lentes, limite doom, sur lesquelles se greffent ces mélodies plus complexes, tout aussi belles. A ce propos, certaines d’entre elles ne sont pas sans m’évoquer quelques accords de TRISTITIA. Sur quasiment chaque titre de l’album, October Tide trouve le moyen de couper la musique pour y insérer un interlude acoustique qui finit de relier le projet à KATATONIA. C’en est quasiment un clone. A plus ou moins de détails près, October Tide n’est rien d’autre qu’un jumeau (le scénario est le même pour le CD suivant : « Grey Dawn »). Cependant, il ne serait pas juste de s’en arrêter à cette criante ressemblance et d’en déduire l’inutilité d’un tel essai.

Non, ce « Rain Without End » est réellement homogène, truffé de mélodies mélancoliques sublimes, surprenant l’auditeur par ces breaks et ces sauts rock vers doom, et inversement. Je me réjouis même qu’il puisse exister de telles occasions d’épaissir cette même maigre branche musicale trop vite abandonnée ! Et de surcroît, ultime délice, le lien (qui était d’abord un véritable trou) entre les deux premiers KATATONIA commence à s’entrevoir, puisque l’on quittait un « Dance of December Souls » trop compliqué pour un « Brave Murder Day » basique. Cet ultime délice, me direz-vous, je dois bien être le seul à en raffoler.

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   (2 chroniques)



- Jonas Renske (chant, guitares, batterie)
- Fredrick Norrman (guitares, basse)


1. 12 Days Of Rain
2. Ephemeral
3. All Painted Cold
4. Sightless
5. Losing Tomorrow
6. Blue Gallery
7. Infinite Submission



             



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