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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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DIMMU BORGIR - Stormblast (2005)
Par JULIEN le 29 Décembre 2005          Consultée 13873 fois

« Stormblast », c’est un peu l’album du paradoxe. Très souvent apprécié, voire adulé par bon nombre de fans, inégalé pour certains, mais boudé et critiqué par un groupe rongé d’insatisfaction. DIMMU BORGIR aurait ainsi pu tourner définitivement les talons, oublier le sentier menant à la bâtisse ornant la pochette originale, et clore ce chapitre des premiers jours, quand le groupe pratiquait encore un Black mélancolique et rêveur, éructé en norvégien, et traversé d’un certain souffle ancien. Le groupe - ou plutôt l'inamovible duo créatif Shagrath - Silenoz - en décida autrement. D’où ce ré-enregistrement (avec nouvelle pochette et maintien du logo actuel). Et le débat ne manquera d’ailleurs pas de s’installer ici, entre les auditeurs convaincus par la démarche du groupe et ceux qui, à mon image, ne la cautionnent pas spécialement, prêtant à « Stormblast » une identité forte et singulière. Ceci étant, deux choix s’ouvrent possiblement : soit considérer cette nouvelle version de « Stormblast » comme… une nouvelle version, à accueillir indépendamment de l’enregistrement original. Soit mesurer la teneur de la chose à l’aune de l’édition principielle, et raisonner à cet effet en termes comparatifs.

Au petit jeu généré par cette dernière option, l’on notera d’importantes modifications : Tout d’abord la production de Peter Tägtgren, l’homme clé qui tressa l’habillage sonore du disque révélateur pour le groupe, le célèbre « Enthrone Darkness Triumphant ». Surpuissante, moderne, plus équilibrée que l’enveloppe d’origine qui plaçait la voix et les claviers en avant et conférait un son mat à la batterie, la production de Tägtgren est impressionnante. Mais à privilégier l’impact, on en néglige un peu le charme. Et cette cuvée 2005 concède là de cette ambiance unique qui donnait à l’album original toute sa prégnance onirique. Autre modification notable : le chant, nettement plus travaillé et convaincant que les vocalises d’origines, un peu envahissantes, râpeuses et peu puissantes. Et pour conclure, une remarque sur la prestation d’Hellhammer (MAYHEM, ARCTURUS…) à la batterie : Asseyant sa prestance sur des compositions ne possédant pas la finesse d’un ARCTURUS, l’homme cogne dur et nous pilonne de breaks efficaces, à défaut d’être particulièrement étudiés, et livre une prestation plus directe et moins originale que celle de Tjodalv, participant ainsi de la corpulence conférée au disque par ce travail de ré-enregistrement.

Pour insister sur le fond, notons que le groupe a judicieusement choisi de trier ses couleurs pour n’en retenir que les plus aptes à restituer l’intimité nocturne de « Stormblast », privilégiant nappes et chœurs majestueux à ses arrangements symphoniques dantesques, et dont on aurait pu craindre – à raison d’après moi - qu’il travestissent l’esprit de l’album. Habitée d’une sage forme de sobriété, l’album marque ainsi des points de crédibilité, quand bien même le professionnalisme de l’enregistrement n’apporte t-il pas aux compositions les moins marquantes du disque ce petit quelque chose qui en exhausserait l’intérêt. Et les titres les plus épiques, à commencer par l’impressionnant "Dodsferd", y puisent même un regain de vivacité appréciable, quand "Antikrist", "Guds Fortapelse - Åpenbaring Av Dommedag" ou "Da Den Kristne Satte Livet Til" se gonflent d’une épaisseur donnant d’elles un autre visage, moins imprégné de rage contenue. Par contre, si le morceau-titre hérite lui aussi d’une carrure plus affirmée, son riff d'introduction se voit légèrement remanié, et délesté d’un peu d’attraction.

A ce stade, si le lecteur aura déjà saisi l’essentiel de mon propos, je tiens à signaler quelques points flous : tout d’abord la disparition de l’instrumental "Sorgens Kammer", tout en piano et claviers. Serait-ce le plagiat manifeste dont ce titre se fait le porteur insidieux, celui du thème d’AGONY, jeu vidéo Amiga ? Toujours est-il que cette pause reposante a disparu au profit d’un titre inédit, opportunément intitulé "Sorgens Kammer - Del II", assemblé à partir de vieux riffs d’époque. Le résultat dénote quelque peu, ce morceau charriant une ambiance plus lourde et inquiétante au demeurant très réussie, mais plombée par un chant à mon sens peu idoine, puisque truffé de ces effets vocaux dont le groupe nous abreuve plus que de raison sur ses dernières productions, et qui achèvent d’inscrire cet inédit en marge de l’album. Deuxièmement, rapportons la disparition de la superbe et longue introduction de l’incontournable "Alt Lys Er Svennet Hen" qui ouvre magistralement le disque (malgré tout). Là aussi, serait-ce la ressemblance frappante entre cette mélodie et celle qui amorçait le "Sacred Hour" de MAGNUM ? Difficile de répondre, en l’absence d’éléments en ma disposition à l’heure actuelle. Quoi qu’il en soit, avec ces deux amputations (compréhensibles), les effluves atmosphériques de l’album se font plus rares, et c’est la puissance qui en devient le héraut, régissant jusqu’au deuxième inédit sorti d’une malle poussiéreuse par DIMMU BORGIR : "Avmaktslave", excellent titre des plus anciens et clairement Black, dont nous découvrons ici la matière idéalement compatible d’avec les autres compositions du disque.

Ainsi, avec ce disque particulier, l’amateur du DIMMU BORGIR récent aura l’opportunité de découvrir, dans des conditions sonores peu déstabilisantes, le parfum dont s’entourait la formation norvégienne en ses premiers jours. Mais les amateurs forcenés de l’ambiance unique du « Stormblast » d’origine pourraient bien, eux, faire la grimace devant le travail de refonte opéré par le groupe. A moins qu’ils n’abordassent le disque sans préjugés ni attentes particulières ! Ils découvriront alors, à mon sens, un album très bien fait, prenant, et pas si racoleur que ce que l’on serait porté à croire avec un trait partisan encoché dans l’arc du jugement. Un album allégé en strates sonores, axé sur des riffs aux affiliations Black plus nettes et point trop ensevelis sous des claviers malgré tout bien présents, et dépouillées d’une certaine rondeur, eu égard aux textures d’origine. Un disque de Black mélodique et épique accessible, finalement assez différent de l’original pour mener sa propre existence. A ce titre, il en prendrait presque des allures de « nouvel album » plus que de ré-enregistrement. Ce qui n’est pas un mal, le prochain album des norvégiens n’étant pas attendu avant une bonne année…

PS : le groupe a voulu gâter ses fans, aussi propose-t-il en bonus un Dvd illustrant la performance donnée lors du ozzfest 2004. Un cadeau appréciable ne se ressentant pas sur le prix du digipack recelant l’album.

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   JULIEN

 
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- Shagrath (chant,guitare,basse,claviers)
- Silenoz (guitare)
- Hellhammer (batterie)


1. Alt Lys Er Svunnet Hen
2. Broderskapets Ring
3. Når Sjelen Hentes Til Helvete
4. Sorgens Kammer-del Ii (inédit)
5. Da Den Kristine Satte Livet Til
6. Stormblåst
7. Dødsferd
8. Antikrist
9. Vinder Fra En Enson Grav
10. Guds Fortapelse - Åpenbaring Av Dommedag
11. Avmaktslave (inédit)
- dvd Bonus : Ozzfest 2004
12. Spellbound By The Devil
13. Vredesbyrd
14. Kings Of The Carnival Creation
15. Progenies Of The Great Apocalypse
16. Mourning Palace



             



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