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- Style : Endstille
- Membre : Satyricon

1349 - Hellfire (2005)
Par GORR le 25 Décembre 2005          Consultée 4721 fois

Vous aimez le black ultra brutal et speedé ? 1349 est pour vous. Une haine sataniste et agressive loin de tout ce que l'on pouvait imaginer. Prenez MARDUK, mélangez-le à DARK FUNERAL et soupoudrez le tout avec GORGOROTH et vous avez 1349, un groupe qui n'en peut plus, et qui veut hurler son infâmie dans toutes les contrées du monde ! Leur premier opus, "Liberation" avait vu le groupe monter en flèche vers le renouveau d'un black brutal froid et sans fioritures, auquel nous n'avions plus droit tous les jours chez d'autres groupes. Là, on est bien dedans, dans ce climat glacial, où toute vie semble disparaître, où toute l'abomination de 1349 semble être libérée au grand jour. Le blizzard souffle, la mer est agitée, les arbres perdent toutes leurs feuilles, et le cyclone 1349 arrive à une vitesse hallucinante ...

Cette voix glacée, ces riffs hostiles et répétitifs, cette basse apocalyptique ... cette noirceur présente partout, dans chaque morceau, chaque note intense d'un black métal brutal, qui nous ouvre les portes de l'enfer hivernal de 1349. Un nouvel assault arrive, un combat pour le Mal, par la force et cette violence de tous les instants. La clé des compositions de "Hellfire" vient de la sincérité du processus créatif : le black métal tel qu'il était joué par les premiers groupes du genre, inséré à de nouvelles touches plus rock'and roll, voir punk ("I Am Abomination"). Et tel un aquilon dominateur, 1349 nous envoie en pleine gueule son black brutal, sans jamais se retourner, sans s'imposer de quelconques limites, de quelconques breaks. Une célérité alarmante venue tout droit de Norvège, pays qui décidément accueille les plus gros fauves du black métal. Et c'est sans aucune comparaison douteuse que nous pouvons lever le voile du black métal norvégien, qui ne laisse paraître rien d'autre, si ce n'est un apocalypse.

Certes, un poil d'originalité aurait pu nous faire sourire un peu plus, mais à quoi bon ? 1349 garde sa musique et son inspiration là-bas, tout au loin, au milieu des champs brumeux et sombres de Norvège. 40 minutes dantesques, où le groupe ne s'arrêtera pas une seconde, où brutalité restera le maître mot. Riffs blacks rabâchés à une vitesse carabinée, derrière un Frost (SATYRICON) assurant à la batterie comme jamais, et donnant des coups de fouet à ses destriers, pour accélèrer la cadence, un peu plus à chaque nouveau morceau, toujours plus ("To Rottendom", "Celestial Deconstruction", "I Am Abomination") ... Assimilés à des vocaux criards et stridents, acariâtres et aigus ("Nathicana") dictant les ordres à suivre, sous une pluie et un brouillard constellé d'étoiles éclipsées par ce métal sombre et démoniaque.

Une atmosphère angoissante présente sur tout l'album, une froideur impassible, et une brutalité balladeuse allant du très lent au très endiablé. Une musique cauchemardesque, qui arrive à son apogée sur le morceau "Hellfire". 13 minutes où le black brutal va trouver son nom, va trouver son hymne, sa marche à suivre. Un début au synthé, une remontée en puissance, et le vide autour de nous. Guidé par 1349, nous ne pouvons reculer ou avancer. Incontrôlable et jouissif, "Hellfire" entre dans votre crâne et n'en sort plus. Une chevauchée black métal rarement parvenue à un niveau de perfection comme celui-ci.

Après l'écoute de "Hellfire", comment ressortir vivant ? Comment se dire que maintenant tout doit s'arrêter ? L'apocalypse a été commandé avec la plus grande dextérité possible. Le temps est passé à une vitesse hallucinante, si bien qu'arrivés au bout de cet album, nous pourrons souffler. L'élève a enfin dépassé le maître, 1349 s'inscrit dans le panthéon du renouveau du brutal black incisif. Une haine libérée, un apocalypse enclenché !

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- Ravn (chant)
- Tjalve (guitares)
- Archaon (guitares)
- Seidermann (basse)
- Frost (batterie)


1. I Am Abomination
2. Nathicana
3. Sculptor Of Flesh
4. Celestial Deconstruction
5. To Rottendom
6. From The Deeps
7. Slaves To Slaughter
8. Hellfire



             



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