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ASTAROTH - Organic Perpetual Hatework (2005)
Par VOLTHORD le 24 Décembre 2005          Consultée 1647 fois

Bienvenue dans le monde du clonage et de la perversion des âmes, bienvenue à l’intérieur d’un cerveau humain torturé par un combat incessant entre deux personnalités (le mal/le bien), entre envies de meurtres, haine forcenée et désespoir chronique.

Voilà qui pourrait résumer en une phrase le concept de ce « Organic Perpetual Hatework », déjà quatrième album des blackeux d’ASTAROTH. Rapide présentation : cette formation nous vient tout droit d’Allemagne, et opère depuis 10 ans dans la sphère très fermée de l’underground, variant albums (« Christenfeind », « Sklavengott », « Violent Soundtrack » et enfin « Annus Supprimus », la réédition des débuts du groupe) et concerts, parfois aux côtés de groupes prestigieux tels SATYRICON, EMPEROR, BEHEMOTH, IMPALED NAZARENE... avec, comme vous pouvez le deviner de nombreux changements de line-up se soldant au final par un retour du line-up originel dernièrement.

Pochette sobre (et blanche pour une fois), groupe qui évite (et on les en remercie) les maquillages clownesques ridicules, ASTAROTH ne cherche pas la provocation (souvent involontairement ridicule), et s’avère dès la première impression d’une authenticité et d’une honnêteté qui fait plaisir à voir. Et la qualité est également au rendez vous.

« The Machinist » introduit l’album sur un court instrumental mid-tempo, où les claviers, accrocheurs quoique jouant dans un registre atmosphérique relativement classique, prennent d’ores et déjà de l’ampleur…on se laisse inviter à l’intérieur de cette fameuse âme tourmentée ( petite annotation ironique intéressante niveau texte : « MIND :what do you want from me ? My hearts still works ; SOUL : But your soul is still dead ; MIND : Oh god, please, help me ; SOUL :sorry mister, the person you try to reach is not longer available… »)… les choses sérieuses déboulent à toute allure sur « Bloodwork », annonçant la venue d’un black métal agressif et épuré (mais pas minimaliste): riffs simples et directs, batterie rapide, radicale, mais qui mesure avec efficacité de nombreux changements de tempo, claviers symphoniques vastes et prenants, piano ajoutant une touche de mélancolie à la pièce, et légères touches électroniques …rien de foncièrement original, certes, mais de la qualité en tout cas !

Chaque instrument est intelligemment mis en avant (et détaché des autres) grâce à une très bonne production : pas de surenchères de claviers, pas de son de guitare envahissant, et surtout, une batterie au son vraiment percutant… pas sûr que les détracteurs du black métal « propre» aiment, pour les autres en tout cas, c’est du tout cuit !

Les 37 minutes de « Organic Perpetual Hatework » se savourent unes par unes sans jamais nous lasser, je noterais au passage deux morceaux particulièrement fantastiques :
« Soucloned » où les claviers déferlent : parties symphoniques vraiment accrocheuses, et une mélodie au piano pouvant paraître facile, mais diablement émouvante…
Même remarque sur le piano dans « Perpetual Spirit », mais plus radicalement contrarié par des guitares et une batterie tapageuses ! C’est d’ailleurs ce morceau qui m’a convaincu de ne pas m’arrêter à la première écoute sur ce cd, autant pour la musique, magnifique et violente comme jamais, mais aussi pour les textes…
Je ne jugerais pas de leur qualité à proprement parler (qui me paraît tout de même supérieure à la plupart des textes de black), mais je noterais tout de même l’utilisation systématique de rimes, qui apporte vraiment plus de musicalité aux râclements de voix de Nemesis.

Aéré, accrocheur, efficace, bien ficelé, bien produit, parfois un peu facile, certes, mais jamais énervant ni mauvais, « Organic Perpetual Hatework » joue la carte d’un black mélo-symphonique qui va à l’essentiel. Un album qui ne marquera en aucun cas l’histoire de métal extrême, qui aura certainement une durée de vie toute relative, mais dont le passage est à noter, voir même à saluer !


PS :Une vidéo de « Soulcloned » est ajoutée en partie cd rom, nous plongeant dans un milieu médical aliénant… à voir !

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   VOLTHORD

 
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- Nemesis (chant, guitares, claviers ...)
- Beowulf (basse)
- Astaroth (batterie)


1. The Machinist
2. Bloodwork
3. Lateral Ergonomic Organic Marooned
4. Soulcloned
5. Eugenic
6. Perpetual Spirit
7. Accursed
8. +soulcloned Video Bonus



             



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