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GRINDCORE  |  STUDIO

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FUCK... I'M DEAD - Bring On The Dead (2001)
Par GORR le 25 Mars 2006          Consultée 1800 fois

FUCK... I'M DEAD. Un nom qui en dit long. On sait directement à quoi nous avons affaire ici, à quelle musique nous allons nous attaquer et quelle bête nous allons défier ! Un animal qui lorgne sa proie, qui la convoite et l'admire, pour enfin l'assaillir de son grindcore bestial et inhumain. Point de charme, ni de mélodie ici ! Tout ce qui est douceur, tendresse et délicatesse n'a pas lieu d'être , FUCK... I'M DEAD n'autorise en aucun cas ces substantifs dans sa musique ! "Bringer On The Dead" n'est rien d'autre qu'un répertoire d'insanités cruelles et infâmes, nous faisant remonter le repas de midi à la gorge vers 16 heures pour le goûter. RAS. Rien A Signaler ici effectivement. Le groupe ne révolutionne en aucun cas le genre, ni de par sa brutalité, ni par sa monstruosité. Mais FUCK... I'M DEAD n'a que faire des étiquettes, et place sa musique dans le grand escalier du grindcore cru et violent, où l'amour et la sensibilité ne sont point de nobles sentiments. Prout, gruick, rhoooo, voilà l'idéologie de FUCK... I'M DEAD ! Ce gibier immonde, loin d'être sage et inoffensif, n'a pas réfléchi à comment réussir un bon album, avec une production unique et un artwork fantastique ! On ne se prend pas la tête, on se défoule, on insulte, on pète, on rote, on hurle, et on se déchaîne ! Ca à l'air chiant, emmerdant, pénible et ressemblant à tout sauf à de la musique. Mais... quelle gaffe faisons-nous là !

23 titres pour 32 minutes. Oui, c'est bien du grindcore. Les titres ne dépassent pas les deux minutes, et sont tous aussi brutaux, incisifs et destructeurs ! Entre blasts beasts éffrénés et riffs lourds et enjôleurs, FUCK... I'M DEAD ne joue pas au con, et enflamme le chaos. Ca ne s'arrête pas une seconde, et les titres défilent à une vitesse hallucinante. Pas un break, pas un moment de clémence, pas un signe de douceur quelque part... c'est trop bon ! Les australiens produisent une musique incroyablement barbare, et à défaut d'autres formations, ils le font bien.
Faute d'un batteur, le groupe est obligé de "s'encombrer" d'une boîte à rythmes, mais où est le problème ? Cette programmation tient la route, et laisse paraître un vrai marteleur de fûts ("Shotgun Facelift", "My Feral Fucktoy", "Slowly Raped With A Chainsaw") ! La boîte tient les rythmes en place, et impose l'inhumanité dans la musique de FUCK... I'M DEAD. Les riffs de guitares sont tout aussi notables. Le plus souvent vifs et destructifs ("Shopfront Whore", "A Fraction Off Death"). S'enfermant dans un climat de confusion totale, le guitariste ne se répète pas et alterne les passages accrocheurs et massifs. La basse reste, quant à elle, inexistante au possible. L'abstraction de breaks et de passages calmes l'étouffe et la rend insignifiante. Mais le chanteur, lui aussi renforcera "Bring On The Dead" d'un grindcore alarmant et poussé jusqu'au moindre pet. Sa voix est le plus souvent écorchée et criarde ("Pickled Member"), mais à la fois gutturale et grave, dans un registre de growls implacables ("Tiolet Tantalizers").
Les morceaux sont loins d'être fatiguants ou soporifiques et l'album s'écoute de long en large, sans la moindre lassitude possible. Déjà un gros point de gagné.

Mais le grindcore de FUCK... I'M DEAD, reste, et là non plus ce n'est pas nouveau, très influencé ! Le plus choquant est dans les riffs. Ressemblant étrangement à du CANNIBAL CORPSE ou du SIX FEET UNDER - période "Maximum Violence" - le tout reste des plus simplistes, mais muni d'une sonorité qui alarme et fait penser à un Steve Swanson ou un Pat O'Brian en pleine action. Le chant guttural est lui aussi des plus analogues aux formations précédemment citées. Georges "Corpsegrinder" Fisher tient une place de maître en growls frénétiques, et Jay (chant) s'accordera les cordes vocales pour maîtriser complètement cette technique incroyable.
Et si le groupe ne laisse rien aux oubliettes du côté de la brutalité, le tout sera renforcé par une production excellente et un son tout à fait potable, pour une formation qui cela va s'en dire, ne possède pas un gros budget !

Alors est-ce une erreur d'apprécier une musique si violente ? Non, je ne crois pas. La musique du gang australien est, bien entendu, réservée à ses fans, si peu soient ils. Mais à vouloir trop jouer au jeu du groupe qui réussit à faire la musique la plus brutale au monde, les formations risquent de s'y perdre. Et alors, faut-il encore savoir le faire ! L'étincelle musicale qui surgit dans notre tête lorsque l'on se prend une claque sonore des plus remarquables ne sera jamais présente avec le grindcore. Les titres de cet album n'ont presque d'ailleurs aucune valeur, si ce n'est le défoulement auditif, alors pourquoi écouter une telle musique ?
Moi je crois avoir trouvé ... la suite après la pub !

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   GORR

 
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- Jay (chant)
- Tom (basse)
- Dave (guitare/boîte à rythmes)


1. Twist Of Death
2. A Fraction Off Death
3. Army Of Hermaphrodites
4. Burnt To An Absolute Crisp
5. My Feral Fucktoy
6. Colon Commando
7. Delicious Dolop
8. Fucking The Foetus
9. Skull Fucked
10. Shopfront Whore
11. Jeffrey Dahmer's Cookbook
12. Pickled Member
13. Shotgun Facelift
14. Barefoot And Shit Faced
15. Violet
16. Inject Me With Aids
17. Slowly Raped With A Chainsaw
18. Toilet Tantalizers
19. Spray Me With Fecal Matter
20. Licky Webster
21. Fuck... I'm Dead
22. A Fraction Off Death
23. Licky Webster



             



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