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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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- Membre : Devlin
 

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SIEBENBÜRGEN - Darker Designs & Images (2005)
Par BAHAMUTT le 12 Novembre 2005          Consultée 2897 fois

J’entends déjà résonner les : « Allez, encore un groupe de black scandinave !! », en effet c’est le cas on est bien là en présence d’un groupe de black et d’origine scandinave de surcroît, Suèdois pour être plus précis, ça s’arrête là, car pour ce qui est du style on nage en plein dans le mélodique!!!

Siebenbürgen a été formé en 1994 par Marcus Elhin et Anders Rosdahl, inutile de faire une biographie complète étant donné qu’au jour d’aujourd’hui c’est leur cinquième album qui arrive à nos oreilles (aussi serait-il plus judicieux de présenter le groupe en même temps que leur premier album ou leur première démo). Leur style comme dit précédemment : le « black metal mélodique » que certains chroniqueurs de certains magazines (et de magazines certains) qualifient de « vampirique » … Ma foi je ne connaissais pas l’appellation aussi je ne rajouterai rien.
Le style est hybride, des riffs qui sonnent heavy (très soft pour du black , rien d’extrême) , une voix black bien caverneuse qui a le mérite de nous laisser entendre de façon intelligible ce qu’elle nous raconte de beau (ou de moins beau), une voix féminine, limpide, très mélodieuse et mélodique. Le tout agrémenté par des compos originales mais surtout très habilement faites, Marcus Elhin déclare qu’il s’imprègne, lui et ses comparses, des ténèbres, et on le sent, bien que l’atmosphère ne soit pas pesante ni même purement chaôtique, elle ne nous donne en rien envie de rire, l’instrumentation et le savant mélange des voix, le tout sur des lyrics inspirant la souffrance et les ténèbres aboutit à une évocation de la tristesse, parfois de la haine … Je pense d’ailleurs que certains comme moi pourraient juger que la voix masculine évoque la souffrance et les ténèbres et la voix féminine la tristesse, ou une mélancolie ambiante, j’entends de par le timbre de celles-ci.

La réalisation de l’album n’a pas été bâclée donc, la qualité sonore est au rendez vous et Marcus Elhin, mettant un point d’honneur sur le fait qu’il désire que ses auditeurs n’aient pas à avoir le livret sous les yeux pour comprendre les textes, on est en droit de penser qu’il en va de même pour sa musique.

On pourrait penser que le groupe exploite un filon mille et une fois vu et revu quant à sa musique et l’association des deux voix, à mon humble avis il n’en est rien, car si bien évidemment les sonorités nous évoqueront à tous tel ou tel groupe, peut-on pour autant bannir le concept d’originalité? Avec la MULTITUDE de groupes de metal, tous genres confondus, qui existent déjà et/ou se forment, je pense qu’il est IMPOSSIBLE de ne pas frapper dans le déjà vu à un moment ou à un autre, mais tant que cela reste un inspiration ce n’est pas une barrière (je désactive le mode coup de gueule subliminal face aux bornés qui s’évertueront à qualifier tout groupe non commercial à outrance de pâle copie).

Malgré le concept qui est donc excellent et bien affiné, il existe bel et bien des défauts et pas forcément des moindres, la musique est loin d’être médiocre certes, et je dois le reconnaître est très envoûtante mais un rien linéaire parfois et qui plus est sans réel excès technique, on se contente bien souvent de rythmes heavy bien speed agrémentés d’une petite touche sombre qui les font coller à l’ambiance (à merveille c’est certain) et cette linéarité perpétue, elle colle à la peau de chaque morceaux (qui heureusement de l’un à l’autre NE SONT PAS LINEAIRES), pas de coupure pour un gentil break bien chaôtique, ou bien triste ou encore empli de haine, non les sonorités d’une chanson telle qu’on l’entend dans ses 30 premières secondes restent les mêmes tout au long de celle ci… Ce qui est plus que dommage car dans cette ambiance dans laquelle le groupe nous plonge, il serait plaisant d’avoir droit à ces petites séances de narration, ou de guitares qui hurlent à la mort ou bien encore d’un chanteur à la voix caverneuse déversant sa haine en un flot de grondements instrumentaux qui changeraient ou évolueraient. Mais après tout, même si je ne serais sûrement pas le seul à leur en faire le reproche, peut-être n’était ce pas la l’ambition du groupe. De plus, les riffs linéaires et franchement bien accrocheurs sont quelque peux frustrants, venant d’un groupe tel que Siebenbürgen (surtout après 4 albums!), cela nous laisse un goût amer de constater une régression sur cet aspect qu’est celui du riff accrocheur en permanence sans jamais cibler autre chose et je n’aurai cure de cents excuses valables ou non à ce sujet!!

Un bon album malgré tout il y a beaucoup à dire et c’est dur de ne pas se focaliser, on constate une nette évolution quant à ses aînés même si c’est avec nostalgie que l’on regarde « Darker Designs and Images » car le groupe semble avoir perdu sa fougue et sa fantaisie d’antan mais en contrepartie a travaillé un autre aspect de leur musique celui de la qualité sonore et surtout que ça accroche avec une plus grande ampleur (UN PUBLIC MOINS CIBLE hélas ), et on sent un travail rigoureux sur tous les arrangements et les compos, le résultat est là : CA SONNE et ce de façon juste mais parfois on en vient même à se demander si en allumant la radio on ne pourrait pas entendre Siebenbürgen…m’enfin ne soyons pas élitistes. (Au diable l' avarice mamy, partageons notre musique …)

Fan, amateurs du genre ou néophytes, voire curieux cet album est plus qu’abordable pour tous assez soft, entraînant et même si vous ne tiendrez pas dans vos mains un chef d’œuvre il va sans dire que vous ne pourrez être qu’agréablement surpris et l’expérience est plaisante, amis vampires affûtez vos crocs, l’heure de vous abreuver dans une ambiance peux connue a sonné !! Grand public, cet album est aussi pour vous vraisemblablement (Fans de Harem Be (oui des harems mixtes) non compris )

NB : Marque de fabrique de Siebenbürgen , il est à noter qu'ils ont une fois encore intégré une démo et de vieux morceaux remasterisés.

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   BAHAMUTT

 
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- Marcus Ehlin (voix et guitare)
- Erika Roos (voix)
- Anders Rosdahl (batterie)
- Richard Bryngelsson (guitare)
- Linus Ekström (guitare solo)
- Niklas Sandin (basse)


1. Darker Designs
2. Rebellion
3. As Legion Rise
4. A Crimson Coronation
5. Skuggor
6. Born Under A Black Sun
7. Of Blood And Magic
8. Remnants Of Ruin
9. Harvest For The Devil
10. Forged In Flames
11. Summoner Of The Unseen
12. A Nights Eternity
13. Ut Ur Graven



             



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