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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Membre : Arena, Magnum

OLIVER WAKEMAN AND CLIVE NOLAN - The Hound Of The Baskervilles (2002)
Par SPHERIAN le 7 Janvier 2006          Consultée 2778 fois

Pas facile d’être le fiston de Rick Wakeman quand on est musicien. Certains diront que c’est même du suicide de se lancer dans la musique ! D'autant plus qu'Oliver n’a pas choisi la facilité.. il joue des claviers comme papa et, allié a son compère d’Arena, Clive Nolan, évolue dans un style plus ou moins créé par l’illustre paternel : un prog rock base sur des oeuvres littéraires et se rapprochant parfois de la comédie musicale (nombreux personnages donc beaucoup de guests au chant, chansons basées sur les chapitres de l’oeuvre en question..). On peut donc dire que le garçon a des organes génitaux assez développés ou, dans un langage plus commun...des couilles !!

On s'attend en effet au pire en mettant la galette dans son lecteur et en appuyant sur « joue » (pourquoi les touches des lecteurs ne sont-elles pas traduites après tout ?). On se rappelle tous les magnifiques albums de Rick Wakeman lors de ses excursions hors du super groupe prog-rock YES. Les grands moments de narration de « Journey to the center of the earth », la finesse du piano dans la collection « Songs of middle earth » et le grand « Six wives of Henry VIII ». On se dit que ça va pas être facile de ne pas se jeter dans un comparatif stupide avec des albums enregistrés dans les années 70 (pour la plupart) par un des musiciens les plus créatifs de son temps il faut l’avouer. Wakeman et Nolan ont choisi cette fois-ci de s’attaquer à la mise en musique du « Chien des Baskervilles », la plus célèbre nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle et son personnage fétiche : Sherlock Holmes. Le livre étant un classique de la littérature, la tâche aurait pu en effrayer plus d'un... gare au retour de bâton si l’ambiance du bouquin n‘est pas respectée ! !

Et bien il faut croire que le génie musical est héréditaire ! Mes amis quelle galette !!! Un feu d’artifice d’ambiances, ponctuées par la narration du grand acteur de théâtre Robert Powell qui ajoute la touche finale en faisant un Dr. Watson plus vrai que nature ! Apres l’ « Ouverture » de rigueur qui pose l’ambiance musicale et définit le style (à savoir un bon vieux prog rock en directe lignée des albums de Wakeman senior), ce bon vieux Watson nous fait part de la visite de Dr Mortimer (la fameuse ligne du livre « Dr Mortimer was by no mean a typical country practician » est bien présente !) et de la malédiction régnant sur la famille Baskervilles. Chaque personnage est interprété par un chanteur différent (à la Ayreon) et le casting est ici aussi impressionnant, jugez plutôt : Bob Catley de Magnum (sir Henry), Ashley Holt (Dr James Mortimer) connu pour sont travail avec Rick, la merveilleuse Tracy Hitchings (Miss Stapleton), Paul Allison (Mr Stapleton), Michelle Young (Laura Lyons), Ian Gould (Seldon) pour les vocalistes.
Les musiciens incluent Arjen Lucassen (Ayreon), Peter Banks (ex-YES) Karl Groom (Threshold) à la guitare, John Howitt (bass ; IQ, Arena) et le fameux Tony Fernandez (Rick Wakeman) à la batterie. Autant dire, que ce n'est pas une équipe de manchots !

L’album est impressionnant de créativité et de cohésion malgré les nombreux musiciens et vocalistes. Bien-sûr l’opus est principalement axé sur les claviers mais ce n’est pas non plus un piano bar ! Les soli de Lucassen et Banks sont simples mais efficaces, la batterie de Fernandez fait (comme d’hab !) dans la simplicité mais dessert les compos et la basse de l’exemplaire Howitt reste discrète. C’est dans les lignes vocales et textes que l’on prend le plus de plaisir. Les titres regorgent de questions/réponses (« Argument ») entre les différents protagonistes, de canons (« Waiting »), bref c'est de toute beauté ! Le livre est respecté à la lettre et l’ambiance est grandiose. « Ouverture » nous emmène dans l'Angleterre Victorienne, « Curse of the Baskervilles » nous terrifie par la violence de la malédiction qui pèse sur la famille Baskervilles, « Three Borken threads » évoque la poursuite en taxi dans Londres...Prenez ce « Death on the Moor ». Le titre n’est pratiquement qu’une narration avec un fond musical mais Robert Powell y délivre une telle performance (« It is a lovely evening Watson » s’écrie Holmes) que la chanson est une de mes préférées ! Pour faire court (!!), on est tenu en haleine jusqu'à ce que résonne le « the case is closed » de la dernière plage. Si vous pouvez résister à l'envie de se remettre « Ouverture » dans la tronche, je bouffe mon édition Penguin de « the complete Sherlock Holmes stories » de 1200 pages !

Je conseille donc à tous les fans de Wakeman Sr, d’Ayeron et de prog rock (IQ, Arena) de se procurer ce cd sous peine d’être maudit eux même par la malédiction des Baskervilles ! Je conseille aussi bien sur à tous les fans du livre de se procurer par tous les moyens (vol autorisé ;-) d’URGENCE ce « Hounds of the Baskervilles » et de se relire le bouquin avec le cd en fond sonore. Une grosse expérience !

Titre préféré : tous
Note réelle 6/5 ;-)

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