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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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DARK AGE - The Silent Republic (2002)
Par JULIEN le 22 Décembre 2005          Consultée 1883 fois
Je ne pense pas être le seul à avoir découvert DARK AGE tardivement, avec son magnifique album éponyme pour le dire plus clairement. Et le Dvd bonus livré avec l’édition limitée m’avait déjà fait entrevoir chez ce groupe un passé déjà flamboyant, et ne demandant qu’à être ressuscité par ce coup de pouce promotionnel oh combien mérité, et ayant hissé le groupe sur l’avant-scène avec « Dark Age ». Et l’écoute de son prédécesseur, intitulé « The Silent Republic », est loin d’infléchir mes espoirs, tant le voyage s’avère prenant... ce qui souligne davantage encore l’anonymat proprement incompréhensible qui touche ces brillants allemands, nantis d’une véritable personnalité dans ce petit monde du Death mélodique (même si certains parlent davantage de Dark Metal pour qualifier DARK AGE, ce qui se justifie d’autant plus, à considérer les deux opus antérieurs à « The Silent Republic »).

Car oui, à l’écoute des quarante minutes (sans compter la reprise d'AC/DC en bonus) de ce « Silent Republic », et selon moi, ce serait faire preuve de mauvaise foi que de ne pas reconnaître à DARK AGE une véritable identité, forte et appuyée. Certes, on trouve là quelques petites ficelles popularisées par IN FLAMES et SOILWORK, notamment l’alternance d’un chant clair sur certains refrains et de vocaux agressifs polarisés Death ou Black (selon les groupes et les occurrences). Et on retiendra aussi la présence importante de claviers. Bref, voilà qui semble ancrer le groupe dans la nouvelle génération Death mélodique, et l’éloigne des prémices localisés, par exemple, du côté du « Slaughter Of The Soul » d’AT THE GATES, du « Lunar Strain » d’IN FLAMES et du « Skydancer » de DARK TRANQUILLITY ! Mais sans renier tout ce legs, DARK AGE s’est bâti son propre monde sonore, plus opaque et moins aisément saisissable, et le brio avec lesquel il s’en fait notre guide laisse pantois, quand on sait dans quelle confidentialité le groupe se débat depuis trop longtemps !

Concis sans être expéditifs, les morceaux de « The Silent Republic » s’ouvragent d’efficacité, à grands coups de rythmiques pertinentes et véloces, sans jamais omettre les plaisirs du mid-tempo enveloppant ("Return", "We Who Suffer"...) et ce sans que les titres ne s’enferrent d’un régime de croisière monolithique, s’exposant au contraire à de nombreux changements de rythmes garantissant une belle dynamique interne ("Know Me Strong", "Now Or Never", l’inévitable "The Silent Republic"...). Et ce d’autant que les musiciens (les mêmes depuis le premier album « The Fall ») et la production (signée Andy Classen) sont à l’avenant. Mais le sel de ces compositions, outre leur structure matûre et sans faille, réside dans ce soin apporté aux claviers (atmosphériques et profonds, généralement sombres et pas si éloignés que ça du SAMAEL de « Passage » par instants) mais aussi aux guitares : Loin du grasseyant ou des emprunts limite Neo parfois à l’oeuvre dans le style, elles arborent une vêture fine sirotant le nectar du raffinement jusque dans les instants les plus directs et engagés du côté de l’agressivité... explorations mélodiques suaves et envoûtantes, où les mélodies de guitare immédiatement reconnaissables passent la bague aux doigts des claviers. De surcroît, les solos de Jörn Schubert sont de très bonne tenue. Quant au chant de Eike Freese, leader incontestable du groupe et brillant musicien, gageons qu’il ménage un équilibre rare entre des lignes extrêmes excellentes, parfaitement maîtrisées, et des interventions en chant clair originales et séduisantes, sans jamais tomber dans le racoleur ni prêter le flanc à des prétentions Pop déplacées ("Know Me Strong", "Return").

Moins original que ses deux valeureux prédécesseurs (« The Fall » et « Insurrection ») et un peu moins diversifié que son successeur (« Dark Age »), « The Silent Republic » reste un album assez direct, redoutablement séducteur et jonché de titres imparables (mention spéciale à l’impérial "Daily Combat", au fonceur "My Last Words" avec sa mélodie tricotée enivrante, et au monstrueux "Suicide Crew" dont l’intraitable efficacité resurgira d’une autre manière avec le "Nikita" de « Dark Age »). Et sa récente réédition relève d’une aubaine pour tous ceux qui vont enfin pouvoir se donner la peine de découvrir une formation bâtie pour ferrailler avec les seigneurs du genre. DARK AGE ne nous a pas attendu pour pondre des merveilles. A nous de rattraper le temps perdu à passer à ses côtés sans avoir eu l’opportunité de le remarquer. Vous n’avez donc plus d’excuses ! Alors oubliez les scandinaves le temps d’un instant : En Allemagne aussi, le Death mélodique a fait des petits. Et ce « The Silent Republic » qui frôle la note maximum mérite pour moi sa place au sein de l’élite.

Note : 4.5/5

PS : Une reprise Live du "Hells Bells" d’AC/DC fait figure de bonus sur la réédition de « The Silent Republic ». Cette reprise, assez fidèle à l’originale, et sur laquelle le groupe a juste ajouté de la double grosse caisse et un chant brutal.




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   JULIEN

 
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- Eike Freese (chant, guitare)
- André Schumann (batterie)
- Martin Reichert (claviers)
- Jörn Schubert (guitare solo)
- Torsten Eggert (basse)


1. Introduction
2. The Silent Republic
3. Daily Combat
4. Know Me Strong
5. Suicide Crew
6. Cut The Flesh
7. Return
8. Last Words
9. Now Or Never
10. We Who Suffer
11. Hells Bells (reprise Bonus D'ac/dc)



             



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