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- Style : Machine Men, Blaze Bayley
- Membre : Iron Maiden, Samson

Bruce DICKINSON - Tyranny Of Souls (2005)
Par METAL le 4 Octobre 2005          Consultée 10490 fois

Revenu depuis longtemps au doux foyer Maidonien pour le plus grand bonheur des fans et de son banquier, Bruce Dickinson se décide enfin, sept ans après le prometteur « The chemical wedding » à donner une suite à sa carrière solo, laissée depuis lors en arrière plan. Il faut dire que le bonhomme est hautement occupé par la Vierge de Fer et que se soit pour les nombreux concerts délivrés autour du globe ou pour la promotion de leurs différents albums studio, singles, Lives, rééditions diverses, jeux vidéo, bonnet de bain, pince à cornichons et autres babioles, il apparaît clairement que la vie d’une Rock Star n’est pas de tout repos.

L’attente fut longue mais me laissait présager du meilleur à venir avec ce « Tyranny Of Souls » qui sentait bon le « Fait à la va vite entre deux albums » et la perspective de casser du Dickinson en public provoquait en moi l’arrivée d’un agréable et enivrant flot de jouissance malsaine. Flot qui n’attendait que l’écoute du disque pour se déverser sous la forme d’une chronique haïe par les fans de Bruce voire mieux par tout les fans d’Iron Maiden (gourmand va).
Mais voilà, alors que tout le matos était déjà posé sur la table avec mon stock de phrases assassines ainsi que mon dictionnaire de « mots pas gentils pour album de merde » voilà que le drame se produisit là où je m’y attendais le moins : l’album est bon !!!

Et ça commence avec "Mars Within", une intro assez sombre et maléfique d’une minute trente qui laisse présager une suite du même acabit surtout si on se réfère à la pochette de l’album qui n’est autre qu’une illustration de Hans Memling représentant l’enfer. Pourtant c’est avec un tout autre style que déboule "Abduction" qui se démarque par un assez grand classicisme pour du Maiden avec un gros travail de Roy Z à la guitare. Ce dernier, en plus d’effectuer un bon travail d’accompagnement sur le refrain avec une rythmique complexe et entraînante, distille un solo exemplaire avant de faire vibrer sa guitare sur les quelques rares passages secondés à la double grosse caisse. Au final, "Abduction" est un titre Heavy Métal très rentre dedans sauf sur le refrain certes très bien interprété mais trop de fois entendu chez Iron Maiden pour parvenir à le rendre réellement intéressant ici.
D’ailleurs le deuxième titre "Soul Intruder" est un peu dans la même veine que le premier avec un démarrage à cent à l’heure avec une batterie surpuissante et des lignes de six cordes sur-vitaminées (vive le shredding) mais avec encore une fois et c’est là où le bât blesse, un Bruce Dickinson sans imagination, trahi sans donc par sa voix si reconnaissable qu’elle le laisse emprisonné dans un même style.

Mais après un départ de bonne qualité bien que fort convenu, les bonnes surprises commence à faire leur apparition, à commencer par "Kill Devil Hill" au rythme moins frénétique mais se rapprochant plus de l’atmosphère maléfique de l’intro. Bruce y chante impeccablement bien et le refrain y est cette fois-ci plus passionnant, et est surtout au service d’une composition qui bien que classique fait mouche et se voit ponctuée assez originalement par une nappe de piano, épaulé par une batterie légère mais peu avare en coups de cymbales ainsi qu’une guitare assez discrète qui enveloppe les murmures de Dickinson que l’on a affublé ici de quelques effets étranges et futuristes.
Tout ceci nous entraîne sur le moment fort de l’album : "Navigate The Seas Of The Sun" une ballade semi-acoustique où l’ami Dickinson se montre exemplaire du début à la fin sur un titre rappelant un peu "Journeyman" (Dance Of Death) avec un chant très émotionnel et posé pour une composition qui contraste énormément au milieu d’un album plutôt sombre comme le montrera le très Black Sabbathien "Believil", probablement l’une des chansons les plus originales du disque, avec ses chœurs démoniaques qui nous renvoient directement à cette vision d’enfer dégagée par la couverture de l’album.

Finalement, si on fait fi du manque d’originalité globale de certains titres et du chant de Dickinson qui bien qu’excellent, a du mal à évoluer dans un registre différent de celui pratiqué au sein d’Iron Maiden, il en ressort un album assez solide avec quand même quelques faiblesses (le très Virtual XI "Power Of The Sun" et le plus moderne "River Of No Return" avec son refrain indigeste ). « Tyranny Of Souls » se montre d’une qualité supérieure au dernier Iron Maiden en date « Dance of Death » et n’aurait pas à rougir face à un bon « Brave New World » ce qui est plutôt un compliment.
En bref, ce nouvel opus de Bruce Dickinson sans être un des albums majeurs de l’année, séduira sans aucun problème les amateurs de la Vierge de Fer et ravira aisément les autres.

Mais pour une fois que je pouvais épingler Bruce Dickinson à mon tableau de chasse, échouer si près du but pour cause de bon album, c’est vraiment rageant… Ah l’enfoiré !!!

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- Bruce Dickinson (chant)
- Roy Z (guitare)
- David Moreno (batterie)
- Maestro Mistheria (claviers)
- Ray 'geezer' Burke (basse)
- Juan Perez (basse)


1. Mars Within
2. Abduction
3. Soul Intruders
4. Kill Devil Hill
5. Navigate The Seas Of The Sun
6. River Of No Return
7. Power Of The Sun
8. Devil On A Hog
9. Believil
10. Tyranny Of Souls



             



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