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NEGURÃ BUNGET - 'n Crugu Bradului (2002)
Par POSSOPO le 26 Novembre 2005          Consultée 6954 fois

Ah, la Roumanie, ses gitans sales qui égorgent des chiens déjà morts, ses ânes tristes qui pleurent tellement leur pays, il est glauque. La Roumanie, c’est aussi des gymnastes musculeuses dont une représentante recueillit un jour la note parfaite aux barres asymétriques olympiques. C’est aussi un petit vieux tout moche et sa femme ignoble abattus un jour de noël après un procès tragicomique. C’est également le plus grand bâtiment du monde après le pentagone, de superbes monastères, des routes défoncées, des vampires, des charniers en plein air et des chiens errants (pas morts ceux-là, puisqu’ils errent).
Alors bien sûr, dans tout ça, il n’y a que les vampires qui vous intéressent. C’est déjà une première accroche, le Japon, c’est les jeux vidéos, la République Tchèque, les actrices mange-bites, les Pays-Bas, la drogue à fumer, la Roumanie, ce sera les vampires.

On peut donc maintenant parler musique. Si vous aimez les vampires (pour ceux qui n’ont rien suivi, qu’ils aillent taper Transylvanie ou Carpates dans Google), vous pouvez peut-être aussi aimer le black metal. Maintenant, en mélangeant un peu tout ce qui vient d’être écrit, vous allez, qui sait, vous autoriser à jeter une oreille sur NEGURA BUNGET parce que ce groupe fait du black metal et qu’il est roumain. Et ouaaais. Enfin, je vais en tout cas essayer de vous pousser dans cette direction.

Les premiers pas musicaux de NEGURA BUNGET datent de 1995 et le groupe a déjà sorti plusieurs albums. Ne nous étonnons donc pas si N’Crugu Bradului se fait remarquer par son ambition. Le concept tourne autour des quatre saisons vues par les yeux d’un berger du pays dace, témoin privilégié des changements provoqués par le climat sur sa bien-aimée nature.

La qualité sonore du disque saute immédiatement aux oreilles (ça saute haut, une qualité, surtout à l’âge adulte). Chaque instrument est clairement identifiable, point ici de magma sonore immonde dû à une production à trois roupies ou à un usage abusif de la compression et du re-re. Le rendu de cet enregistrement très naturel est magnifique, la patine est sobre, gomme tout effet clinquant tout en respectant un devoir d’excellence qui prend le contre-pied des ouvrages des mauvais garagistes sévissant sur nombre de disques de black. Cette production clairvoyante sied remarquablement au climat très particulier de ce disque. Car si NEGURA BUNGET interprète bel et bien du black metal, les montées d’adrénaline haineuse propres au genre sont rares, la vitesse moyenne du disque ne dépasse guère celle d’un classique album de heavy typé eighties. Les guitares, pourtant terriblement électriques, se veulent délicates, presque douces à l’oreille et n’agressent pas le tympan comme d’autres savent si bien (ou si mal) le faire. Dans le même ordre idée, la voix est contenue, rugit parfois mais évite les cris de cochons. J’oserai lâcher le mot torpeur pour évoquer une atmosphère sombre et pesante, mais surtout prompte à l’engourdissement des sens, l’auditeur plongeant assez rapidement dans une certaine hébétude mêlée de mélancolie, hébétude qui devient très vite confortable et vous ravit votre conscience pendant 55 minutes.

Il fallait s’en douter, venu de Roumanie, ce disque cède à la tentation folk et païenne. Mais, grâce à Dieu (on a dit païen, pépé), l’utilisation de quelques instruments acoustiques est intelligente, celle de la langue vernaculaire du pays en lieu et place d’un anglais pénible n’est nullement regrettable. Laissons aux spécialistes du genre les synthés dansants et les voix féminines approximatives, NEGURA BUNGET ne pratique pas le même sport.
N’Crugu Bradului ne tombe pas dans la facilité. Bien au contraire, la genèse de ce disque fût certainement très exigeante et le résultat n’en est que plus appréciable. L’odeur de bois humide qui se dégage du magnifique écrin enrobant la galette est envoûtante. Envoûtante comme la galette elle-même, emplie d’un black metal latin, langoureux, flottant, quasiment vaporeux à certains moments comme pour mieux souligner les rares et précieux accès de fièvre…un black metal à écouter.

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