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DOOM METAL  |  STUDIO

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CANDLEMASS - Nightfall (1987)
Par POSSOPO le 26 Octobre 2005          Consultée 12356 fois

Nightfall In Metal Earth est certes un excellent site, les chroniqueurs y sont à la fois beaux, élégants et talentueux, les lecteurs intelligents et pertinents dans leurs remarques, l’habillage touche au sublime mais il manquait, malgré le nombre très appréciable d’albums chroniqués, un disque essentiel et celui-ci se nomme Nightfall.
Car bien que le nom du site soit inspiré de l’œuvre de teutons grassouillets, bien que des hellènes peints à la sinistrose aient pris comme patronyme le même substantif évocateur, Nightfall est avant tout, pour tous les amateurs de doom metal, peut-être même de musique sombre en général, le deuxième album de CANDLEMASS, géniteur d’un sous-genre de heavy metal dont je viens de parler au milieu de cette phrase qui s’achève tout juste maintenant, là, derrière le point.

Epicus, Doomicus, Metallicus consistait en un alliage plutôt novateur. Récupérant quelques formules à succès déjà utilisées par BLACK SABBATH et MERCYFUL FATE, la formation suédoise décide de jouer sur des tempi lents, afin de rendre son propos encore un peu plus lourd et menaçant que celui de ses deux glorieux aînés…plus solennel aussi.
L’année suivante, nous sommes en 1987, Leif Eidling, bassiste fondateur et principal compositeur, recrute un certain Eddie Marcolin, personnage au charisme naturel qui fera grimper la côte de popularité de CANDLEMASS. Une stature imposante et costaude, un poil long et bouclé mais surtout une voix musclée aux répétitions classiques, l’homme porte le surnom de messie et monte sur scène en robe de bure.
Le timbre vocal est chaud et équilibré, les montées dans les aigus remarquablement maîtrisées. Messiah Marcolin, au contraire d’un King Diamond jouant sur un registre parfois similaire, n’évolue pas dans la même ligue que son collègue scandinave. Les sommets atteints avec difficulté par le danois semblent raillés par un frontman plus sûr de son art. Car si les hauteurs visitées ne sont pas aussi étourdissantes, Messiah Marcolin propose, à une altitude déjà fort respectable, un chant techniquement irréprochable. Le gabarit très honorable du sieur rend son assise certainement plus stable que celle du brillant monarque, toujours à la limite du gadinou.

Mais rendons à César ce qui lui appartient et saluons-le avec respect. Si Epicus, Doomicus, Metallicus avait déjà été applaudi par la critique, le nouveau chanteur n’y était évidemment absolument pour rien puisqu’à l’époque, il faisait le couillon chez un certain MERCY (sans foulfête derrière). Et Leif Eidling, maître créateur de l’œuvre a eu la fine idée de conserver quelques fioles d’inspiration qu’il utilise donc, avec encore un peu plus de savoir-faire, sur ce deuxième album.
Preuve en sont le divin "At The Gallows End", mariage pachydermique entre la power-ballad et le doom le plus funèbre et le dernier refrain de "Samarithan", plus MANOWAR qu’un HAMMERFALL. Preuve en sont également les changements de rythme salvateurs, qui permettent à l’auditeur d’éviter la suffocation, les riffs savamment ciselés et les soli cristallins.

Concluons rapidement en nous adressant aux fanatiques de SKEPTICISM, SHAPE OF DESPAIR et autres exécuteurs de funeral doom. L’exact milieu du disque est consacré à la célébrissime marche funèbre de fred Chocho, comme pour ajouter un énième accent macabre à ce que je considère comme le plus monumental des cénotaphes musicaux.
Cette chronique est donc une invite à vous recueillir devant le colossal édifice.

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   (3 chroniques)



- Messiah Marcolin (vocaux)
- Leif Edling (basse)
- Mats 'mappe' Björkman (guitare rythmique)
- Lars Johansson (guitare solo)
- Jan Lindh (batterie)


1. Gothic Stone
2. The Well Of Souls
3. Codex Gigas
4. At The Gallows End
5. Samarithan
6. Marche Funebre
7. Dark Are The Veils Of Death
8. Mourners Lament
9. Bewitched
10. Black Candles



             



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