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HEAVY METAL  |  STUDIO

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- Style : Powergod, Dragonheart, White Skull, Paragon
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REBELLION - Sagas Of Iceland : The History Of The Vikings, Volume 1 (2005)
Par BAST le 4 Juillet 2005          Consultée 11864 fois

A quoi pouvait-on décemment s’attendre de la part du groupe de l’ex-GRAVE DIGGER, Uwe Lulis, après le plutôt bon « A tragedy in Steel – Shakespeare’s MacBeth » (2002) et le très moyen « Born a Rebel » (2003) ? A un album au mieux correct, au pire médiocre, et c’est tout.

Pourtant, lorsque REBELLION a dévoilé sa volonté de mettre au jour une trilogie médiévale, comme aux plus belles heures de GRAVE DIGGER, l’espoir d’avoir affaire à une galette intéressante s’était allumé dans l’esprit des fans de REBELLION. Car il ne faut pas oublier le rôle important de Uwe Lulis dans la composition de la fameuse trilogie médiévale de son ancien groupe, amorcée par « Tunes Of War », continuée avec « Knights Of The Cross » et achevée par « Excalibur ».

Et l’espoir se transforme aujourd’hui en une consécration éclatante. Celle de REBELLION. Car la formation d’Uwe Lulis vient de sortir un chef-d’œuvre de heavy épique direct, accrocheur et furieusement endiablé. Un album qui parvient à sonner moderne tout en respectant la tradition séculaire du genre. Un album imparable.

Et deux ou trois écoutes suffisent à comprendre combien ce premier volume des « Sagas Of Iceland » est un monument.

Après une superbe intro dominée par une guitare acoustique des plus inspirée, l’album prend d’un seul coup son envol avec le hit de l’album : « Ynglinga Saga (To Odin We Call) » et son riff grandiose, ses mélodies travaillées à l’extrême, sa section rythmique superbement en place et son chant… tout bonnement étourdissant. Car si Michael Seifert ne m’avait pas plus que ça conquis sur les deux premiers albums de REBELLION (on sentait trop qu’il voulait se rapprocher de Chris Boltendahl), il s’impose ici comme l’un des chanteurs les plus doués de la scène metal. Capable de moduler sa voix de manière saisissante, il passe des aigus à la Michael Kiske aux graves proches du death metal.

L’album continue avec un autre monument, encore plus direct que son prédécesseur, mais tout aussi mélodique. « The Sons Of The Dragon Slayer (Blood Eagle) » est le morceau qui achèvera de convaincre l’auditeur le plus exigeant. Les lignes vocales sont excellentes et l’incursion du refrain, terriblement fédérateur, se fait de manière magistrale permettant aux sonorités épiques d’atteindre leur apogée.

Et ça n’est pas fini, car cet opus compte pas moins de treize titres. Et le plus fort, c’est qu’il n’y en a aucun de faible, aucun qui n’échappera aux louanges d’un très grand nombre de fans du genre. « Eric The Red », « Sword In The Storm (The Saga Of Earl Hakon) », le surprenant « Ruling The Waves » ou encore « Canute The Great (The King Of Danish Pride) » sont notamment là pour le démontrer haut la main.

La production est à l’avenant car tout bonnement exceptionnelle. Pour son premier album chez son nouveau label, REBELLION doit sentir combien les membres de Massacre Records croient en lui, car les moyens alloués sont hallucinants. Rarement la guitare n’aura sonné aussi bien sur un album de metal, rarement la prod n’aura consacré à ce point une musique autant épique que fédératrice.

L’année 2005 voit, grâce à cet album, au moins trois grands gagnants au sein de la scène metal allemande : REBELLION, évidemment, qui fait un retour inespéré, Michael Seifert dont le chant devrait ravir les amateurs de voix rauque et technique et Uwe Lulis qui s’affranchit définitivement de GRAVE DIGGER et nous fait découvrir un sens de la composition hors pair, libéré de toute contrainte.
« Sagas Of Iceland : The History Of The Vikings, Volume 1 » est un chef-d’œuvre, je le répète. J’attends la suite de la trilogie avec impatience, même si je sais qu’il sera éminemment difficile de proposer de nouveau un album de cette trempe.

J'avais beaucoup apprécié « The Last Supper » de GRAVE DIGGER, sorti tout récemment... Mais ce nouvel album de REBELLION le supplante haut la main. L’un des quelques indispensables de l’année et le premier grand prétendant au titre de meilleur album 2005 !

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   BAST

 
   ODIN

 
   (2 chroniques)



- Uwe Lulis (guitare)
- Tomi Göttlich (basse)
- Michael Seifert (chant)
- Björn Eilen (guitare)
- Gerd Lücking (batterie)


1. In Memorandum Lindisfarnae
2. Ynglinga Saga (to Odin We Call)
3. The Sons Of The Dragon Slayer (blood Eagle)
4. Ragnhild's Dream
5. Harald Harfager
6. Eric The Red
7. Freedom (the Saga Of Gang Hrolf)
8. Treason
9. Sword In The Storm (the Saga Of Earl Hakon)
10. Blood Rains (the Saga Of King Olaf Trygvason)
11. Ruling The Waves
12. Canute The Great (the King Of Danish Pride)
13. Harald Hadrade



             



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