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BEECHER - Breaking The Fourth Wall (2005)
Par POWERSYLV le 31 Mai 2005          Consultée 1551 fois

Voici quelques années que de jeunes formations tentent de repousser les frontières de l’extrême en innovant dans la direction du gros metal barré avec gros son et influence hardcore plus ou moins prononcée. MESHUGGAH qui s’apprête à sortir son nouveau skeud demeure un des plus beaux fleurons du genre. Cette chronique nous emmène maintenant de part et d’autre de l’Atlantique puisque BEECHER est un combo originaire de Manchester. Formé en 2001, il balance l’année d’après un premier mini (Resention (In At The Deep End Records)) qui leur assure une première reconnaissance et les emmène aussitôt en tournée. En Février 2003, le quintet part pour Boston où il enregistre ce premier album, Breaking The Fourth Wall. Des chroniques élogieuses leur font fréquenter de grands noms comme KILLSWITCH ENGAGE, THE DILLINGER ESCAPE PLAN, CULT OF LUNA, EPHEL DUATH et bien d’autres.

Alors pourquoi me direz-vous ce disque est-il daté de 2005 ? Eh oui, vous l’avez deviné bande de petits canaillous, il s’agit d’une re-édition car la bonne fée Earache est passée par là. Label reconnu pour avoir dans le passé lancé de grands navigateurs de l’extrême tels NAPALM DEATH, CARCASS, CATHEDRAL et autres, Earache n’est pas resté insensible aux sirènes bruitistes de ce premier méfait de BEECHER et a décidé de les signer tout récemment afin de sortir à nouveau ce premier opus, l’agrémentant d’un bonus et de 5 titres issus de sessions mémorables au BBC Radio One Rock Show.

Breaking The Fouth Wall ravira les joyeux extrémistes qui aiment les mélanges. Ce disque est un gros fourre-tout avant-gardiste où l’on retrouve pêle-mêle death-metal, hardcore, quelques passages psychédéliques (?) saupoudré de poussées grindcore à s’arracher les cheveux. On retrouve d’ailleurs un pendant punk pas désagréable dès le premier obus « Let Them Drown ». On louera la variété du disque, ses guitares rigides, ses syncopes, ses (trop peu à mon goût) passages plus cools, ses refrains au chant clair popisants (SOILWORK n’est parfois pas très loin, Dieu sait qu’ils en ont fait des émules ceux-là). C’est torturé (« Dead For Weeks », « Arrows Flies » …), le chanteur gueule comme un goret à l’abattoir mention « phase terminale », bon, je vais pas vous mentir c’est du très très énervé là-dedans. Par moments, il y a même des passages avec des espèces de brouillages radio et autres bidouillages sonores qui ne ressemblent ma foi à pas grand chose. Chapeau aussi à la maîtrise instrumentale, surtout pour les rythmiques. Cependant, dans ses sillages bruitistes et rocambolesques, il est très difficile de prendre une bonne grosse pleine louche de ce mastodonte. On appréciera justement les passages planants qui s’intercalent parfois (« Burning Surface », « Floating Point ») mais il n’y en a que trop peu. BEECHER aurait pu manier ces éléments avec plus de subtilité et plus fréquemment pour faire prendre sa mayonnaise et lui donner encore plus de saveur. Parce que sorti de ces quelques « extras », on retombe dans les sempiternels murs de guitares rythmiques plaqués, les solos inexistants et le cliché du chanteur thrash/core qui gueule comme un veau. Bon, je vous accorde qu’il y a aussi du chant « pop » mais en ce qui me concerne … ça aurait plutôt tendance à encore plus desservir l’ensemble. Difficile à contenter le Powersylv. Autre bon point qu’il aurait peut-être relevé mon intérêt, ces quelques moments monolithiques là aussi trop rares mais fort bien gérés, comme sur « Lader Theory ». Bref, on sort de l’écoute de cet album en ayant l’impression que BEECHER aurait pu diversifier davantage l’ensemble (il peut le faire), le sentiment que les 5 anglais ont fait du bruit pour pas grand chose finalement.

Breaking The Fouth Wall, malheureusement n’a pas cassé des briques chez moi. Les éloges dont il a fait l’objet doivent cependant être justifiées et même si j’accroche moyen, je reconnais que BEECHER fait preuve de qualité et d’inventivité. Une inventivité qui aurait donc pu être poussée plus loin à mon sens que ce parterre sonore souvent trop facile à parcourir. Verdict : BEECHER oui mais à petites doses s’il vous plait …

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   POWERSYLV

 
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- Edward Godby (chant)
- Daniel Plant (guitare et chant)
- Mark Lyons (guitare)
- David Hopkinson (basse)
- Will Shaw (batterie)


1. Let Them Drown
2. Dead For Weeks
3. Burning Surface
4. Arrow Flies
5. Mercury Switch
6. Floating Point
7. The Only One I Know
8. Red Diesel
9. Cabin Boy Jumped Ship
10. An Important Letter
11. Ladder Theory
12. Crack Fiend
13. Let Them Drown
14. An Important Letter
15. Arrow Flies
16. Red Diesel
17. Dead For Weeks (lard Lubber Edit)



             



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