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The MIGHTY NIMBUS - The Mighty Nimbus (2004)
Par UDUFRU le 12 Mai 2005          Consultée 1385 fois

Il est difficile à concevoir, pour celui qui n’a pas encore jeté l’oreille sur cet album, que sa jaquette soit associée à un stoner tout ce qu’il y a de plus américain. En effet, le barbare casqué qui y figure, dont la hache au tranchant sanguinolent explique la présence d’une tête sans corps à ses côtés, évoque davantage le metal extrême scandinave que les guitares huileuses et couillues qui caractérisent le style des KYUSS et autre FU MANCHU.

Et pourtant, THE MIGHTY NIMBUS nous gratifie d’un opus éponyme tout ce qu’il y a de plus gras en terme de son, loin, très loin des saturations aigues du black metal auquel l’iconographie aurait pu se prêter.

L’album démarre par un stoner rock presque entraînant qui rappelle l’époque Welcome to the Sky Valley de KYUSS, en plus sombre. Cette comparaison est facile puisqu’un album de stoner ressemble toujours plus ou moins à un album de KYUSS, ceux-ci restant les maîtres incontestés de la discipline malgré leur regrettée séparation. Mais il faut bien reconnaître que, dans cette première partie du disque, seules les cordes vocales du chanteur, traitées au gravier, et la lourdeur accrue des rythmiques, permettent de distinguer THE MIGHTY NIMBUS de leurs aînés disparus. En effet, on y retrouve la même composante bluesy, au demeurant très agréable, et qui suggère immédiatement la traversée d’un grand désert américain aux teintes ocres et aux reliefs érodés de façon ésotérique.

Un interlude acoustique nommé « Fenrir » (terrible loup qui dévora Odin lors de Ragnarok, dans la mythologie nordique) permet à l’auditeur de respirer un peu avant de reprendre la route… Un peu ? Peut-être trop, car il semble que la nuit soit tombée lorsque reprend le stoner pâteux de « Raising the Mammoth », titre qui décrit parfaitement la pesanteur s’abattant sur l’album. Cette seconde moitié, résolument plus noire, voit la voix du chanteur devenir plus écorchée, plus grognée, parfois à la limite du growl. Les morceaux deviennent plus lents, ce qui n’empêche pas le batteur de nous offrir quelques breaks intéressants. Les riffs traînent, s’attardent, engluent nos esgourdes, nos esprits ; on finit par se foutre de tout, et bien qu’on n’y voit rien, dans cette nuit désertique, on roulera droit devant soi jusqu’au matin, si on a la chance de ne pas se crasher contre un de ces pics étranges qui pullulent dans la grande plaine.

Cette route, cependant, surprend par son homogénéité. Même en cherchant bien, on ne trouvera pas de grand riff marquant dans l’album, ce qui, me direz-vous, n’est pas le principe du stoner et encore moins du sludge vers lequel dérive la fin du disque, mais qui empêche l’accroche immédiate et inconditionnelle du non-initié aux genres cités. Ainsi, il y a peu de chance que le groupe déchaîne les passions, et c’est quelque peu dommage, car il a un potentiel certain.

THE MIGHTY NIMBUS ne signe pas ici un album exceptionnel qui révolutionne le genre. Il n’y apporte pas non plus de couleur nouvelle, à cause de sa trop grande ressemblance avec les poncifs du genre. Mais il propose une musique dense, profonde, mise en valeur par un excellent vocaliste. Les amateurs de stoner seront enthousiasmés.

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- Andy Campbell (batterie)
- Dinis Decarvalho (basse)
- Erik Larson (guitare)
- Minnesota Pete Campbell (guitare)
- Dan Soren (chant)


1. Everything I See
2. I'll Never Weep
3. Broken Hoof
4. Drinkin’ On A Pile Of Skulls
5. Fenrir
6. Raising The Mammoth
7. Impose My Will
8. Sacrament Of The Sick
9. Eclipse
10. Born Too Late (bonus Track)



             



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