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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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KAMELOT - The Black Halo (2005)
Par BAST le 21 Mars 2005          Consultée 21068 fois

Après le conceptuel, ambitieux et très marquant « Epica », KAMELOT radoucit ses accents grandiloquents et nous revient avec un album moins alambiqué. A voir toute l’équipe qui a collaboré avec le groupe sur l’enregistrement de cet opus, on aurait pourtant pu croire à la même densité qu’« Epica ». Mais il n’en est rien. Quoique une fois de plus conceptuel, « The Black Halo » est en effet plus direct, davantage dans la veine d’un « The Fourth Legacy », par exemple, à ceci près que le tempo est l’un des moins rapide de la carrière du groupe de heavy épique et raffiné.

Voilà deux informations essentielles, pour commencer : KAMELOT privilégie les mid-tempos et ne cède pas à la surenchère de moyens.

Je continue. La nouvelle en a surpris plus d’un, l’invité de marque sur « The Black Halo » est Shagrath, hurleur emblématique de DIMMU BORGIR. On reviendra sur sa prestation dans le rôle de Mephisto (« March of Mephisto » et « Memento Mori »). Enfin, et c’est ici que votre intérêt va véritablement monter d’un cran : « The Black Halo » est un très bon album, digne de la carrière de KAMELOT, digne de ce à quoi un grand groupe est en mesure de nous servir.

La recette est toujours la même : on a droit à du heavy rehaussé d’orchestrations, nanti de quelques relents progressifs, et dominé par le chant de Roy Khan, impérial, captivant, charmeur au possible… génial.

« March Of Mephisto » met immédiatement dans l’ambiance martiale de ce concept avec cette intro où les bottes martèlent le sol, ces rythmiques appuyées, ces breaks insaisissables ou ce refrain brisé par le chant de Shagrath. Un chant black, c’est certain, étouffé par la masse instrumentale heavy et symphonique, mais qui fait son effet. Excellent titre. « When The Lights Are Down » est moins sombre, presque enjoué avec son intro entraînante. Le chant épique de Roy Khan contrebalance rapidement cette sensation avant que le refrain redonne une note d’espoir. Il s’agit là d’un morceau complexe qui varie les ambiances et cloue au sol grâce à ses montées en puissance et en intensité régulières. « Soul Society » interpelle avec ces sons électroniques qui rappellent le travail déjà effectué par Sascha Paeth sur le second album de Luca Turilli. On a droit à l’un des meilleurs titres de l’opus, très mélodique, fouillé, mais qui sait charmer rapidement grâce notamment à un refrain haut en couleurs. « Abandoned » est une divine ballade. Je ne reviendrai toutefois pas sur la performance de Roy Khan, vous comprendrez vite combien l’impact de ce titre repose sur ses épaules.

Après six titres assez difficiles à dompter, la mécanique de l’album est d’un coup relancée par « The Pain » sur lequel KAMELOT durcit le ton avec ces riffs heavy au possible et ce chant hargneux. « Moonlight » est l’exemple même du titre doux et raffiné que le groupe sait mettre au jour. L’un des meilleurs titres de « The Black Halo » où l’on se laisse doucereusement porter par les mélodies aériennes. « Nothing Ever Dies » débute comme du MAIDEN. La suite moins. On a droit là au titre qui ferait à mon sens le mieux figure de single, tant il est accrocheur. C’est sur « Memento Mori » que Shagrath revient. C’est aussi sur ce titre qu’on a droit à quelques moments d’anthologie, comme cette intro et cette outro somptueuses, ces nombreux changements de rythme, ce sens de l’épique superbement affirmé, ce solo magnifique ou encore ce duel chant féminin / chant black (de vous savez qui). Un régal ! L’album se clôt sur « Serenade », qui n’est pas une ballade, mais un titre direct, superbe et optimiste.

Quatorze titres dont trois interludes (soit plus de deux fois moins que sur « Epica »), KAMELOT revient vers les standards habituels. Voilà qui devrait rassurer ceux que la longueur et la complexité d’ »Epica » avaient lassés.

KAMELOT ne cesse d’étonner depuis « The Fourth Legacy » et « The Black Halo » ne fait pas faux bond. Les fans du groupe seront aux anges. Les amateurs du genre, pour peu qu’ils laissent cinq ou six écoutes se produire avant d’émettre un avis, devraient accrocher sans problème. La carrière de KAMELOT s’enrichi d’un nouvel album rare. Je ne lui mets pas la note maximale car je lui préfère légèrement « Epica », mais c’est un avis très personnel qu’il vous faut prendre avec des pincettes : vous connaissez peut-être mon attirance pour la démesure.

Note : 4,5 / 5

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Par AKRON, MEFISTO




 
   BAST

 
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   (2 chroniques)



- Roy Khan (chant)
- Thomas Youngblood (guitare)
- Glenn Barry (basse)
- Casey Grillo (batterie)
- Sascha Paeth (guest guitare)
- Jens Johansson (guest calvier)
- Shagrath (guest chant)
- Cinzia Rizzo (guest chant)


1. March Of Mephisto
2. When The Lights Are Down
3. The Haunting (somewhere In Time)
4. Soul Society
5. Interlude I - Dei Gratia
6. Abandoned
7. This Pain
8. Moonlight
9. Interlude Ii - Un Assassinio Molto Silen
10. The Black Halo
11. Nothing Ever Dies
12. Memento Mori
13. Interlude Iii - Midnight/twelve Tolls Fo
14. Serenade



             



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