Recherche avancée       Liste groupes



      
BLACK DEATH VIKING  |  STUDIO

Lexique black metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

2004 Gjallar
2009 Streyf

RIGER - Gjallar (2004)
Par VOLTHORD le 10 Mars 2005          Consultée 1619 fois

Par Woden, mais que vois-je donc ? Déjà quatre albums pour Riger !
Alors que je n’ai jamais entendu quiconque m’évoquer cette troupe de païens allemands, je vois marqué sur le papier «groupe culte de German heathen metal »… suis-je à la ramasse et ai-je là à faire à un véritable phénomène digne de ce nom, ou suis-je simplement en train de me laisser berner par une étiquette un peu trop prétentieuse ?
A cette première curiosité s’ajoute la seconde au moment où je me retrouve face à une pochette bigrement sobre et minimaliste et un artwork qui se limite aux textes sur fond noir et à une photo du groupe. J’en déduis que cela signifie : réponse A : « On a pas de thunes, et on peut imprimer qu’un logo qui nous a coûté la peau du cul, même pas en couleur tellement on est pauvre », réponse B : « On est tellement culte que notre seul nom fera vendre cet album comme des petits pains ».

Bon allez j’arrête de charrier un instant et m’en va vous présenter ce Gjallar qui ma fois est plutôt une bonne surprise.

Bien que tirant son inspiration directement dans la mythologie nordique, Riger joue d’un metal sans clavier, sans instruments folk ou autres joyeusetés du genre, j’ai donc un peu de mal à imaginer quelques époques passées où les ancêtres germains priaient encore Woden et Thor (sans être non plus à côté de la plaque, et ce qui n’est pas nécessairement le but du groupe). Abordons la musique des cinq gaillards comme un mélange entre death et black metal aux fortes odeurs d’aciers trempés et de baston. L’odeur du sang frais se ressent à plein nez, et les quelques résonances heavyfiantes ajoutent quelques tournures mélodiques bien senties. Néanmoins n’allez pas vous imaginer une boucherie quasi-inaudible où des blast beat mènent un massacre frénétique, Lord Stefan bat la cadence de manière moins furieuse qu’il n’est habituel dans le black et le death, plus martial et également plus varié, évoquant au passage un certain Einherjer (période Norwegian Native Art ou Blot).

Les textes sont crachés en allemand par une voix black qui semble provenir des tripes d’un Berserker colérique. Cependant quand sir Ingo passe dans un registre plus grave, ses vocalises death, trop forcées et exagérées me font plus penser à des rôts qu’à un timbre guttural et caverneux propre au genre. Seul petit défaut largement compensé par la voix black. Quelques chuchotements sur fond de guitares sans distorsion créent de petites accalmies intelligemment intégrées qui ne seront cependant rien par rapport au tonnerre hargneux qui survole Gjallar.

Dans ce black/death cru et martial teinté de riffs heavy, on pourra tout de même être amené à penser :« tiens ce qui vient taquiner mes oreilles ne m’est pas inconnu » : Riger ne sont pas des débutants, cependant ils n’évitent pas le déjà entendu, tout en le maniant NEANMOINS avec une habileté telle qu’on pourrait (presque) leur pardonner ce petit manque d’innovation. Chaque morceau semble délicatement structuré, les nombreuses variations rythmiques mettent de côté la monotonie que je ressens parfois à l’écoute de nombreux albums du genre qui se contentent d’axer TOUT sur la guitare, le clavier ou je ne sais quoi encore en gardant des rythmes « basiques » et pas toujours marquants.

Les cinq germains n’inventent rien dans l’absolu, mais utilisent des éléments un peu « réchauffés » pour mieux les remettre à l’ordre du jour, les renforcent et en font un album homogène.
Entre rage guerrière ( «Böser Glaube » et « Angriff » en sont le meilleurs exemples) et mélancolie héroïque (« Sold Der Inbrust », « Spiegellos » ou cette très belle fin acoustique qu’est « Spiegellos »), les extrêmeux fans du genre devraient vite trouver leurs repères sur cet album qui, en ces temps de disette, a réussi à me séduire.
3.5/5

A lire aussi en BLACK METAL par VOLTHORD :


FROZEN SHADOWS
Hantises (2004)
C'est la famille DuTrue qui va etre contente




MGŁA
Exercises In Futility (2015)
Another footnote on a postcard from nowhere

(+ 5 kros-express)

Marquez et partagez




 
   VOLTHORD

 
  N/A



- Ingo (vocaux)
- Peter (guitares)
- Stefan (batterie)
- Nicola (guitares)
- Fanko (basse)


1. Zunft Der Lünger
2. Eisenhagel
3. öser Glaube
4. Noch Liegt Das Brandschiff Leer
5. Angriff
6. Siechtum Im Glanze
7. Sold Der Inbrust
8. Schöpfer Der Hetze
9. Spiegellos
10. Outro



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod