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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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LUNATICA - Fables & Dreams (2004)
Par BAST le 14 Décembre 2004          Consultée 3803 fois

Groupe fondé en 1998, LUNATICA - il faut bien le dire - est totalement inconnu, et ce en dépit d’un premier album à son actif, « Atlantis ». Mais je fais le pari que cet album donnera très vite un prompt élan aux Suisses qui vont ravir les amateurs de metal symphonique à chanteuse.

Fans de DARK MOOR période Elisa ou de FAIRYLAND, réjouissez-vous. Amateurs de WITHIN TEMPTATION, d’EDENBRIDGE voire de NIGHTWISH, tendez l’oreille. La voix d’ Andrea Dätwyler va vous faire chavirer. Puissante ou sensuelle, toujours juste, elle tient une place importante dans la qualité de cet opus.

La première impression que j’ai eue en écoutant cet album et que nous tenions là un FREEDOM CALL au féminin, quoique l’expression soit finalement complètement faussée dans le sens où LUNATICA ne compte qu’une seule femme dans ses rangs. Certes, on n’est pas encore au niveau du génial groupe allemand. Seulement, LUNATICA propose un album qui tient superbement la route et qui devrait ravir de nombreux amateurs de mélodies épiques, d’ambiances fantasy, d’orchestrations puissantes et denses, de rythmes véloces ou d’envolées à la guitare. Du FREEDOM CALL au féminin, le côté symphonique en plus et avec une forte touche de RHAPSODY et de FAIRYLAND (ou de DARK MOOR, c’est comme vous voulez). Je garde donc ma première impression… que j’enrichie.

Nanti d’une production monumentale pour l’album d’un groupe jusqu’alors confiné dans un anonymat étouffant, « Fables & Dreams » semble parfois être l’œuvre de musiciens aguerris disposant d’un contrat juteux chez quelque éminent label. Pour ce qui est du label, c’est le « pas si éminent que ça » Frontier Records qui s’y est collé (il ne doit pas le regretter). Côté production, on retrouve Sascha Paeth (RHAPSODY, KAMELOT, AINA et tant d’autres) derrière les manettes. Normal que les passages symphoniques soient si bien mis en avant ! Normal aussi que le son soit si carré.

A force de m’emporter, vous allez finir par croire que « Fables & Dreams » est un chef-d’œuvre. Non, ça n’est pas le cas, seulement cet opus dégage une telle fraîcheur que la surprise de le découvrir gomme certains défauts et que l’enthousiasme s’en trouve doublé.

Le style est éprouvé, la plupart d’entre vous le connaissez déjà sur le bout des doigts, ne vous attendez donc pas à une flopée d’idées nouvelles. Maintenant, il y a quand même une volonté d’émancipation de la part de LUNATICA que l’on retrouve sur certains passages résolument modernes (le refrain de « The Spell », l’intro de « Elements », le riff de « The Nevereding Story »).

L’album débute par une intro symphonique de toute beauté, merci Sascha. Pas du tout ennuyante, elle porte l’auditeur dans l’univers féerique dépeint sur « Fables & Dreams ». Puis l’on entame le premier véritable titre, « Avalon ». Loin d’être le meilleur, il permet de faire connaissance avec le style du groupe (on pense alors à DARK MOOR) et sa chanteuse. Andrea rappelle souvent la chanteuse d’EDENBRIDGE, mais la Suissesse a la chance, au contraire de l’Autrichienne, de disposer de compositions pêchues et moins soporifiques.

Puis l’album prend sa véritable vitesse de croisière dès « Elements » et quelques hits vont s’enchaîner. Comme « Elements », justement, et son intro à la VANGELIS, son chant épique et nuancé ou son refrain qui fait beaucoup penser à du FAIRYLAND, « The Neverending Story », avec son magnifique refrain, ses riffs qui évoquent du RAMMSTEIN et l’entrain qu’il dégage ou encore « Hymn » qui joue sur le rythme allant crescendo, donnant de plus en plus d’ampleur à l’ensemble. Prix citron au refrain, un peu trop familier (on l’a déjà entendu, c’est sûr, à deux ou trois notes près) et prix orange au même refrain, dont on retiendra au final qu’il est superbe. Un titre qui porte très bien son nom et qui devrait faire figure de point d‘orgue lors des futurs concerts de LUNATICA. Et que dire du final « A Little Moment Of Desperation » ? Les riffs sont tranchants, on note quelques incursions d’éléments électroniques très réussies (on voit que Sascha a retenu quelques idées depuis son travail sur le dernier LUCA TURILLI) et les montées en puissance, comme lors du pont symphonique riche de multiples sonorités ou cette accélération du tempo à mesure que le refrain se répète, sont fédératrices.

Je parlais de défauts un peu plus haut. J’évoquerais ainsi quelques plans trop convenus, certaines mélodies pas suffisamment accrocheuses ou encore quelques passages un peu trop similaires à tel ou tel titres des principales influences de LUNATICA : FREEDOM CALL sur certains passages de « Hymn », NIGHTWISH sur l’intro de “The Neverending Story” (d’aucuns vous ici crier au plagiat) ou FAIRYLAND sur la façon dont Andrea module sa voix. Cela reste tout de même assez personnel et finalement peu choquant. Vous le savez peut-être déjà, ça n’est pas le genre de chose qui me révolte…

J’arrête là, je pense avoir fait le tour du cas plus que satisfaisant LUNATICA. Si vos goûts et les éléments distillés par les Suisses convergent, vous pouvez tenter l’aventure - que je souhaite longue - avec LUNATICA, vous ne le regretterez pas. Les plus sceptiques d’entres vous attendront peut-être que la formation d’Andrea s’affranchisse davantage de ses influences pour tenter l’achat. Je ne peux pas vous en blâmer, la rentrée a été riche de dépenses. Pour ma part, LUNATICA est une très belle découverte et j’attends la suite avec impatience.

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   BAST

 
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- Andrea Dätwyler (chant)
- André Leuenberger (guitare)
- Alex Seiberl (claviers)
- Ermes Di Prisco (batterie)
- Sandro D'incau (guitare)


1. The Search Goes On
2. Avalon
3. Elements
4. Fable Of Dreams
5. Still Believe
6. The Spell
7. The Neverending Story
8. Hymn
9. Silent Scream (version 2004)
10. A Little Moment Of Desperation



             



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