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HARD ROCK  |  DVD

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- Style : Bon Jovi, Hotcakes, Steel Panther, Reckless Love, CrashdÏet, Tigertailz, Shameless, Kiss, MÖtley CrÜe, Enuff Z' Nuff, Faster Pussycat
- Membre : Forty Deuce, Blues Saraceno , Richie Kotzen , Over The Edge, The Winery Dogs
- Style + Membre : Bret Michaels

POISON - Greatest Videos Hits(dvd) (2001)
Par THE MARGINAL le 29 Novembre 2004          Consultée 4155 fois

Voilà un objet que les inconditionnels de Poison considèrent comme culte, comme un must dans leur collection. En effet, il s'agit là du premier DVD officiel de Poison, l'un des groupes majeurs de la scène hard US/glam des glam des 80's. Ce DVD, comme un titre l'indique, regroupe toutes les videos de Bret Michaels & co. depuis leurs débuts jusqu'à 2000.

Pour être plus précis, les vieilles VHS "Sight for sore eyes"(1989) et "Flesh & blood videotapes"(1991) ont été rééditées sur ce DVD qui contient en supplément quelques clips post-1990, ainsi que quelques petits bonus(mais j'y reviendrai plus tard).

Au programme de ce DVD, on a donc les 17 clips de Poison. Ceux-çi montrent clairement l'évolution du groupe americain au fur et à mesure que le temps passe. Il est clair qu'il ne faut pas s'attendre à quelque chose d'intellectuel dans ce cas précis. Comme dirait Mick Jagger: "It's only rock n'roll" et si vous êtes fans de Radiohead, il serait préférable que vous passiez votre chemin car, en dehors de "Stand" et "Something to believe in", il n'y a pas grand chose à votre convenance. Avec Poison, les clips sont plutôt axés sur le fun, la déconnade(dans les premiers clips, surtout), les clichés de l'époque comme les motos, les gonzesses(moins nombreuses que dans les clips de rap et de R&B, ceci dit).

On va commenter les clips époque par époque.

* Période Look what the cat dragged in(1986-87):

"Cry tough", première video du groupe, montre celui-çi avec un look très glam, haut en couleur, qui se produit en live dans un club. A cette époque, Poison était encore underground et se déployait énergiquement, sans compter. Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit une multitude de confettis à la fin du show, le public headbanguer et une scène de stage-diving(chose rarissime à un concert de glam). "I want action" est petri de clichés du début à la fin. Avant que la chanson ne commence, on voit les 4 membres du groupe attablés dans un fast-food et se livrer à quelques facéties dont ils avaient le secret(C.C qui arrache le micro à un journaliste par inadvertance), puis pendant la chanson, on voit Bret Michaels pris en sandwich entre 2 grosses femmes, C.C avec 2 jeunes filles avec des coupes de cheveux en pétard(rigolo) et un montage live du groupe plus ou moins chorégraphié. "Talk dirty to me" est un montage live qui montre le groupe en pleine déconnade, dans tous ses délires. "I won't forget you", la ballade du premier opus, a été filmé durant la prestation live du groupe au Texas Jam 87 devant plus de 80000 personnes. On peut aussi voir les membres du groupe en backstage, en train de sympathiser avec les fans, ainsi que Paul Stanley(Kiss) en train de jammer avec eux.

* Période "Open up and say...ahh !" (1988-89):

L'esprit fun et glam est toujours présent, mais on sent chez Poison la volonté de franchir un cap en avant, que ce soit musicalement ou visuellement. Ainsi, les 4 clips tirés de cette période sont plus travaillés et racontent une histoire à travers de courtes scènes. Au début de "Nothin' but a good time", on voit un jeune hardos bossant durement dans une salle de cuisine et se faire sermonner par son boss qui lui reproche d'écouter trop de rock. Vexé, le jeune homme ouvre une porte et c'est là qu'apparait le groupe en live, avec explosions et effets lumineux à l'appui. Lorsque s'achève la chanson, on revoit le jeune hardos, marqué par ce "show", mettre la salle de cuisine sens dessus-dessous, au grand deséspoir de son boss. Le clip de "Fallen angel" raconte l'histoire d'une jeune adolescente americaine qui quitte son foyer familial pour tenter de faire carrière dans le mannequinat en Californie. Pleine de rêve, elle tombe entre les mains d'un producteur vereux et sans scrupules qui lui fait miroiter des tas de choses, l'emmène dans le monde artificiel du strass et paillettes. Puis, se voyant spoliée, elle finit par tout plaquer et met un coup de latte dans les parties du producteur qui cherchait à la retenir avant d'aller rejoindre Bret Michaels qui glandait sur sa moto. La vidéo de "Every rose has its thorn" montre des extraits live du groupe plutôt énergique, ce qui contraste avec la chanson qui est une ballade. Au début du clip, on voit une scène en noir et blanc avec Bret Michaels et sa petite amie qui se séparent. Autre détail, plus intéressant: on voit plusieurs fois Bret jouer de la guitare acoustique dans une salle obscure avec un look de cowboy et une barbe de 3 jours. Ce detail montre son penchant pour la country et voit Poison s'extirper du créneau glam. "Your mama don't dance" a été filmé durant la tournée de Poison qu'on voit jouer dans une arena remplie à rabord. Cette video donne un bon aperçu de ce dont le quartette US était capable sur scène. On remarque également que peu avant que débute la chanson, on voit une scène de quelques secondes avec des jeunes adolescents faire du skate-board.

* Période "Flesh & blood" (1990-91):

C'est une période charnière pour le groupe à Bret Michaels. L'évolution musicale, plus foncièrement hard et se rapprochant nettement des influences bluesy, se poursuit; tout comme le visuel des clips. Ceux-çi voient Poison se débarrasser du look glam qui le caractérisait pour arborer un look et une attitude plus rock n'roll: jeans déchirés, tatouages et bandanas sont au programme(NDLR: pour être franc, c'est ce Poison-là que j'aime le plus), tandis que la gente féminine se fait plus rare. Ceci dit, l'esprit fun est conservé. "Unskinny bop" est un bon exemple avec les lasers-girls entourant Bret Michaels , les effets lumineux, les lasers verts et les explosions qui accompagnent le montage live. Par ailleurs, au début du clip, on voit C.C Deville sortir d'une voiture, entouré de 2 ravissantes brunes(ça change des blondasses écervelées et refaites de haut en bas ;-)). "Ride the wind" a été filmé durant un des shows de la tournée US de Poison et on voit le groupe jouer dans un stade bondé. On voit aussi quelques extraits hors-concert avec, notamment, le basisste Bobby Dall saccager sa chambre d'hôtel et balancer par la fenêtre un poste télé(peut-être était-il sous l'emprise de la dope ?). "Something to believe in" montre un Poison plus serieux et cette vidéo est l'une des plus réussie. En rapport avec les paroles de la chanson, le clip montre des images de Kimo, l'ex-garde du corps de Bret Michaels qui était décédé. Il est cair que le chanteur de Poison a été marqué par cet épisode car on le voit en larmes pendant qu'il joue de la guitare acoustique et il ne joue pas du tout la comédie. On voit aussi un type qui regarde la télé renvoyant des images en noir et blanc de soldats americains rentrant du Vietnam, ainsi que John F. Kennedy, puis briser ce poste télé de rage. Le clip de "Life goes on", en revanche, est moins intéressant, même si les images sont de bonne qualité: on voit le groupe jouer tantôt ensemble, tantôt séparément; quelques effets speciaux et un soleil couchant qui apparait plusieurs fois. Le clip de "Flesh & blood(sacrifice)" est un montage live du groupe(avec effets speciaux et explosions à l'appui) avec, en parallèles, des scènes de Bret Michaels enlaçant sa petite amie(une ravissante brune) avec un serpent auteur d'eux et des flammes au milieu.

* Période post-91:
Depuis "Flesh&blood", Poison a réalisé 4 clips qu'on ne trouve sur aucune vidéo et qui ont eu très peu d'airplay, voire pas du tout. Fait important: la gente féminine a disparu(au mieux, on ne la voit que dans le public), tout comme le look glam. "So tell me why" marque le départ de C.C. Deville et voit Bret Michaels devant un mur taggé. Quelques vieilles scènes live apparaissent entre-temps. La fin du clip est marquée par des explosions spectaculaires qui détruisent immeubles et voitures. "Stand" marque l'arrivée de Richie Kotzen dans Poison qui montre(années 90 obligent ?) un visage plus austère, plus mature aussi. Ce clip(mon préféré du groupe) est marqué par la présence d'une chorale gospel jouant avec le groupe dans une pièce peu éclairée. "Until you suffer some(fire and ice)" voit le groupe se produire dans un bar devant une assistance réduite, laquelle semble plus intéressée par la boisson, les jeux(le billard) et la drague que par la performance live du groupe. "Power to the people" voit Poison revenir aux affaires après une longue période de hiatus et célèbre le retour de C.C. Deville au bercail. Cette video est très "in-your-face" et casse un peu l'image glam du groupe qu'on voit grimacer. On voit aussi quelques extraits live tirés de la tournée US '99 qui fut un triomphe.

Outre ces vidéos, on signalera que celles-çi sont entrecoupées de séances backstage du groupe, de commentaires de Bret Michaels à l'époque, des membres du staff, quelques extraits live, ainsi que le groupe en tournée en Europe(en 1990). Dans le menu de ce DVD, vous pourrez également avoir accès à la discographie du groupe, aux sites Internet qui ont rapport avec et, surtout, un bonus caché. Pour y accéder, c'est simple. Dans le menu, vous cliquez sur "Bonus videos". Ensuite, vous allez vers "So tell me why",puis sur votre télécommande, cliquez sur haut et sur "Play". Ce bonus est un medley des tournées 99 et 2000 de Poison et dure 5 minutes. On s'aperçoit que sur scène, ça déménage toujours autant: le public est déchainé et les membres du groupe courent, bondissent dans tous les sens. Rock n'roll, quoi ! Signalons aussi la présence d'un livret: dans celui-çi, on peut lire quelques commentaires de Bret Michaels concernant chaque clip. C'est toujours mieux que rien. Et très instructif, si on comprend un peu l'anglais. Par exemple, on apprend que la fameuse scène de "Nothin' but a good time" a été inspirée d'une expérience rééelle qu'avait subie Bret Michaels quand il était plus jeune. Ou encore que le concept du clip de "So tell me why" a été modifié, suite au départ de C.C Deville...

C'est un magnifique cadeau qu'a offert Poison à ses fans. Le seul truc qu'on peut regretter, c'est qu'il n'y ait pas de bonus plus "consistants". Par exemple, c'eut été le pied total s'il y avait eu en supplément un show complet de la tournée 99 ou 2000, ou encore la concert acoustique de 1990 aux MTV Unplugged(de mémoire, Poison fut l'un des premiers groupes à avoir pris part), ou bien leur performance live au Texas Jam de 87, voire celle du Hollywood Rock 94 à Sao Paulo(avec Blues Saraceno à la guitare). Et en tant que fan, j'aurais tant aimé que Poison sorte en video des titres comme "Bad to be good", "Valley of lost souls", "Poor boy blues" ou "Strike up the band". Alors là, la note maximale eut été attribuée d'office !! Quoi qu'il en soit, ce DVD est un excellent moyen de passer un bon moment et de s'évader un peu...

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   THE MARGINAL

 
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- Bret Michaels (chant, guitare, harmonica)
- C.c Deville (guitare)
- Bobby Dall (basse, piano)
- Rikki Rockett (batterie)
- + Richie Kotzen (guitare)


1. Cry Tough
2. I Want Action
3. Talk Dirty To Me
4. I Won't Forget You
5. Nothin' But A Good Time
6. Fallen Angel
7. Every Rose Has Its Thorn
8. Your Mama Don't Dance
9. Unskinny Bop
10. Ride The Wind
11. Something To Believe In
12. Life Goes On
13. (flesh And Blood) Sacrifice
14. So Tell Me Why
15. Stand
16. Until You Suffer Some (fire And Ice)
17. Power To The People



             



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