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DEATH METAL  |  STUDIO

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ULTRA VOMIT - Mr Patate (2004)
Par JULIEN le 1er Décembre 2004          Consultée 11809 fois

Eh bien, eh bien... après le Porno Grind de GRONIBARD, serait-ce là quelque nouveau représentant de cette frange du Grind joué avec esprit débile vissé au poignet et goût de l’espièglerie crasse comme mantra ? Pas vraiment, en fait... Car si ULTRA VOMIT ne fait pas dans la finesse, il a le mérite de nous épargner le délire Scato-Porno-Dégueulasso de GRONIBARD, préférant plutôt taper dans le registre d’un humour potache sympathique... avec un certain talent !

ULTRA VOMIT ? Du Death tendance Grind vraiment bien joué, gorgé de clins d’oeils, accrocheur en diable (les riffs assassins pullulent) et rendu fichtrement ravageur par une production vraiment excellente... une brutale recette épicée, bien sûr, de ces inévitables encarts comiques qui dérouillent les zygomatiques en apportant une valeur marchande supplémentaire à la chose... De grosses ficelles certes, mais on s’y laisse prendre avec bonhomie : Il est évident que l’on achètera davantage ce produit pour jouir du délire plutôt que pour sa consistance musicale ! Et pourtant, il faut bien reconnaître à ULTRA VOMIT un chouette brio dans le fignolage de sa mixture sonore extrême... et l’on remarquera que les petits délires restent finalement assez discrets, ne parasitant pas jusqu’à l’écœurement une musique possédant d’indéniables qualités, et n’ayant pas besoin de ce genre d'expédient « cache-misère » pour se préserver de la condamnation, comme cela est souvent le cas.

Alors bien sûr, l’auditeur fripon attendra en piaffant des pistes comme le très court et écrasant "Bouba" (« Bouba, Bouba, le petit ourson ! »), la reprise bien fendard de "La Souris Verte" (celle qu’on attrape par la queue), le détournement comique de "Phoned To Death" (« la pub pour le téléphone que moi, Marcel Dessailly, je sais pas lequel choisir quand je prends mon bain moussant ») ou l’inénarrable reprise "bonus" du générique de "Max Et Compagnie" (mais si, vous savez, le dessin animé avec le pauvre Max qui a plein de pouvoirs magiques, et qui arrive pôôô à choisir entre Pamela la délurée pleurnicharde et la taciturne Sabrina... ah, nostalgie)... mais des grosses tueries comme "Judas Prost" (sympathique imitation de Nelson Monfort sur cet excellent titre consacré à... la F1, avec des guitares qui font vroum vroum et tout et tout !), "Captain Igloo", le décalé "Poil Pubien", "La Souris Verte", le bordélique "People = Frite" (besoin de préciser à qui s’adresse ce titre ? Non ? Bon), "Musashimaru" ou "I Like To Vomit" (se gaussant du tube "I Like To Move It" avec Michel Rocard façon "guignols de l'info" en invité spécial) sont autant de friandises qui font du mal à la nuque tout en s’avérant d’efficaces détonateurs de pogo... d’autant que la qualité ne baisse pas tout au long de ces vingt six petites minutes sans véritable déchet, égayées d’une diversité de tempos de bon aloi (le bien nommé "Ghost Track" planté en milieu de disque, "Forcosure Beyond Ignifusion", le groovy "6J" ou "Milhouse By The Cemetary" calment le jeu)... Ah, j’allais oublier également un gros clin d’œil à BAL-SAGOTH avec "From The Dark Depths Of Long Eternity In My Old Ages Of Emptiness I Shall Reign In Chaos Of My Bloody Throne Of Relegation Of The Weak", arf arf arf ! Les connaisseurs (j'en suis !) apprécieront !

Bon, il ne faut quand même pas se le cacher : ULTRA VOMIT est un énorme et « gentil » délire (allez faire un tour sur leur site bien marrant, http://www.ultravomit.fr.st, ça vaut le détour), et n’a pas la prétention de revendiquer plus de récompenses que ne pourrait lui en procurer ce statut de joyeux drille. Mais, à la différence de GRONIBARD à mon goût, les joyeusetés et autres bouffonneries émaillant les morceaux ne gênent pas l’appréciation de la musique, et ajoutent une pointe de fantaisie finalement bienvenue à un Death Grind qui, en lui-même, recèle d’indéniables qualités. Il y a donc tout lieu de supporter ces gentils doux dingues sans prétention, si ce n’est celle de s’éclater en nous distrayant de fort plaisante manière... et pour ma part, c’est très réussi ! D’où ma note valorisante (un 3.5/5 arrondi à 4/5 pour le caractère ludique de la chose !), qui récompense les efforts de ces nantais pour composer un Death brutal tout à fait crédible - davantage d’ailleurs que nombre de groupes qui pratiquent ce style avec application – et qui ne se prennent pourtant pas au sérieux. Bien joué les gars !

PS : Une piste cd-rom est accessible sur le disque et invite le spectateur à découvrir plus intimement le groupe... en outre, je ne peux que vous conseiller d’aller sur le site du groupe pour y télécharger une reprise bien poilante du "Metal Warriors" de MANOWAR qui se transforme ici en... "Reggae Warriors" !

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   JULIEN

 
   AAARGH

 
   (2 chroniques)



- Fetus (chant, guitare)
- Chris (basse)
- Stickskiller (batterie, chant)


1. Reborn From Death
2. Abruted
3. Une Souris Verte
4. Bouba
5. Arf!
6. Forclosure Beyond Ignifusion
7. Brutally Brutalized
8. 6j
9. Disgorging The Prepuce
10. Phoned To Death
11. Monster Mosh
12. Captain Igloo
13. Ghost Track
14. Milhouse By The Cemetery
15. Musashimaru
16. Poil Pubien
17. Once Chiotte
18. People = Frite
19. Judas Prost
20. I Like To Vomit
21. From The Dark Depths...
22. Max Et Compagnie



             



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