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JADALLYS - Le Silence (2004)
Par POULARD le 6 Novembre 2004          Consultée 2229 fois

Le metal se porte bien. Et naturellement, la scène française n’est pas en reste. Mais il est vrai que lorsqu’il m’est donné l’occasion d’écouter un combo français, mon oreille chauvine se tend et s’aiguise un peu plus qu’à l’accoutumée. Cela dit, mon objectivité reste entière et c’est parce que la qualité est au rendez-vous que je soutiens Jadallys et son « Silence », un premier album étonnant, inquiétant, pesant, rentre dedans.

Avec une moyenne d’âge de 30 ans et 5 années passées à arpenter les scènes et festivals français, les 5 membres ont eu le temps de peaufiner les 10 morceaux qui composent cette galette d’un metal difficile à définir. Le « fairy rock » dispensé par Jadallys empruntant à des univers très variés. Rock, heavy, néo, et surtout progressif, « Le silence » (c’est le nom de l’album pour ceux qui n’avaient toujours pas compris !) nous immerge réellement dans un univers lugubre et tortueux, impression rendue essentiellement par des claviers omniprésents et utilisant des sonorités vraiment uniques.

Le visuel de l’album, sombre et sobre (ce n’est pas le même mot), est en cela très adapté à son contenu tant l’auditeur semble pénétrer dans une bulle, sorte de refuge caverneux où il se passe des choses… bizarres. Et la musique ?

Directe. Basée sur des riffs mid tempo accrocheurs et simples, les morceaux voient s’entremêler interludes progressifs ou atmosphériques et breaks tantôt bien heavy (à partir de la 3ème minute d’« Invitation » jusqu’à la fin du morceau) tantôt axés rock (« Le meneur de Loup »). On regrettera le choix du morceau introductif qui utilise d’entrée un riff quasi identique à celui de « here to stay » qui rebutera certains. Ils auraient pourtant tort de se cantonner à cet avis à l’emporte pièce car les secondes qui suivent voient l’apparition des claviers effacer cette première impression (et puis on fait quand même pire comme ressemblance). Les riffs manquent parfois de personnalité, tout comme certains changements de rythme mais l’ensemble est novateur et il ne s’agit là que d’un premier essai. Gageons que ces petits défauts disparaîtront avec le temps.

La grande variété d’influences qui compose « Le Silence » voit sa cohérence assurée par les différentes lignes et arrangements électroniques qui assurent les ponts entre chaque passage. Les nappes de claviers sont une marque propre à Jadallys qui utilise des sonorités vraiment originales conférant cette atmosphère à la fois relaxante mais aussi quelque peu angoissante.

Les musiciens ont su développer les morceaux (aucun ne descend en dessous de 5 minutes) sans s’étaler inutilement et il n’est pas rare que l’oreille soit attirée par un solo de qualité (« Tout ça ») ou une ligne de basse isolée et bien sentie qui viennent relancer l’intérêt.

Il s’agit maintenant de parler DU plus de Jadallys : ses vocaux qui apportent beaucoup à l’univers gothique revendiqué par le combo. Je ne suis pourtant pas fan de cette ambiance souvent galvaudée, mais la voix de Sélène est vraiment singulière. Alternant des passages calmes et clairs avec d’autres plus intenses, la chanteuse sait aussi augmenter la tension et donner de la voix en gardant un timbre chaud unique. Le parti pris du français est à ajouter à la crédibilité du groupe dont les compositeurs (Tino et Sélène), sans éviter certains lieux communs, nous font entrer dans leur univers très personnel.

Jadallys possède différents niveaux d’écoute. Certains se plairont à headbanguer sur les rythmiques lourdes honorées par une production excellente pour un premier essai quand d’autres préféreront s’appesantir sur les paroles cauchemardesques ou rêvasser sur la noirceur des mélodies aux claviers. Même s’il n’est pas exempt de défauts, ce premier opus au positionnement original et aux nombreux atouts me fait nourrir beaucoup d’espoirs pour la suite de la carrière du Groupe. A découvrir et à suivre.


Ma note : 3.5 / 5 avec une mention particulière à « Invitation »

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   POULARD

 
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- Tino (guitare)
- Sélène (chant)
- Ded (basse)
- Seb (batterie)
- Jodrel (claviers)


1. Songe
2. Ce Que Je Vois
3. Break
4. Douce Hystérie
5. Tenebrae Factae Sunt
6. Le Meneur De Loups
7. Invitation
8. Reflets
9. Jeu De Pistes
10. Tout ça
11. Le Silence



             



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