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- Membre : Talisman, Soul Sirkus
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Jeff Scott SOTO - Lost In The Translation (2004)
Par BEHEMOTH le 11 Octobre 2004          Consultée 3758 fois

Le nouvel album du très talentueux JSS pointe enfin le bout de son nez, et c’est un euphémisme de dire que je l’attendais avec impatience ! En effet, c’est depuis la claque que j’ai pu prendre en live l’an passé que je m’intéresse tout particulièrement à la carrière solo de cet artiste que beaucoup considèrent comme étant l’un des chanteurs les plus doué de sa génération .
Je vois déjà la plus "jeune" frange de hardos se demander « Mais c’est qui ce guignol ?? De toutes manières c’est Bruce Dickinson le meilleur ! » Certes, certes… Mais laissez moi vous rafraîchir la mémoire, car Jeff a une carrière ainsi qu’une discographie plus longues que mes deux bras réunis.

Au tout début des années 80, Yngwie Malmsteen sur le point d’enregistrer le premier Rising Force, futur monument du Hard, déniche un tout jeune chanteur d’à peine 18 ans, Jeff Scott Soto. C’est ainsi qu’il enregistra Rising Force et Marching Out avec Yngwie, tout en se forgeant à la scène lors de tournées mondiales. Je ne vais pas vous faire une liste exhaustive de la centaine de projets auxquels le chanteur participa tout au long de sa carrière mais sachez qu’il connut un succès certain en tant que frontman pour Axel Rudi Pell ou encore pour le groupe culte de Hard mélodique Talisman.

En 2004, Jeff est toujours aussi prolifique : il continue sa carrière solo et joue un peu partout autour du globe, mais tourne également avec Talisman tout en assurant des shows avec son tribute band à Queen. En effet, son arc possédant une multitude de cordes, il est aussi reconnu comme étant un des tous meilleurs interprètes du répertoire de Queen, groupe pour lequel il aurait été pressenti en tant que remplaçant de Freddy Mercury à une époque…
Son dernier groupe en date (ouf !) se nomme Soul Sirkus, un all-star band réunissant rien de moins que Neal Schon (Journey), Marco Mendoza (Whitesnake), Deen Castronovo (Journey, Vai…) et JSS.

Ok, maintenant que les présentations sont faites, passons aux choses sérieuses : Lost in the Translation.
Jeff ne s’est pas reposé sur ses lauriers, et nous propose deux ans après Prism du matériel inédit fortement enthousiasmant.

On est face à un album reflétant parfaitement les différentes facettes du gaillard tout en privilégiant le côté hard de la musique, ce qui n’était pas forcément le cas lors de ses précédents efforts solos (remember un Love Parade sortant des sentiers battus).
On en prend plein les oreilles, avec d’entrée un tube instantané « Believe in me » composé et interprété en compagnie de Neal Schon. La compo fût dans un premier temps envisagée pour Soul Sirkus avant d’être récupérée par JSS. Et on ne s’en plaindra pas, car ce n’est absolument pas une face B comme on aurait pu le craindre. Le tout fait irrémédiablement penser à de l’excellent Journey grâce à des parties de guitares très riches et des chœurs tout simplement magnifiques. Evidemment, le chant et les chœurs sont le point fort de Jeff. Excellent interprète, tant en hard que dans des styles plus calmes, il a l’art de composer des lignes vocales ultra mélodiques et accrocheuses tout en apportant un soin particulier aux chœurs.
La suite ne déçoit pas, on enchaîne avec un Soul Divine mid tempo heavy et assez sombre, contrastant avec les compos de Prism, qui était somme toute un album assez calme. Il n’y a aucun doute là dessus, la différence de qualité entre Lost in the Translation et son prédécesseur est assez impressionnante. Non pas que Prism soit mauvais, loin de là, mais on sentait un côté assez amateur dans la prod, ainsi que des compos peu homogènes. Ici on a la forte l’impression d’être face à un album d’un groupe établi, à la hauteur du talent de JSS. Il est très probable que la longue tournée précédant la sortie de l’album a créé une cohésion qui n’était pas aussi présente par le passé.
Le tempo s’accélère sur Drowning, un morceau assez sombre en opposition avec le refrain plus positif, typiquement JSS.
Ensuite la pression retombe avec la première ballade de l’album, qui n’en contient que deux ! C’est effectivement une bonne surprise car le précédent opus en possédait un certain nombre, et la branche la plus métallique des fans du chanteur s’est sentie un peu lésée. Si vous en faisiez parti, réjouissez vous, Jeff vous a entendu ! Celle-ci, très émotionnelle, nous permet d’apprécier une très belle intervention du guitariste Howie Simon, remarquable en tout point tout au long du disque. Il réussit assez admirablement à faire la part entre technicité et mélodicité, même si de temps à autres, il nous assène un petit coup de branlette de manche, mais rassurez vous ça ne fait aucun mal.

Une chose de plus en plus rare de nos jours est que les morceaux sont savamment disposés sur la galette. Comprenez que la chanson d’intro est très efficace, puis la pression retombe un peu avant de remonter jusqu’à la première ballade. Directement ensuite intervient le morceau-titre très rentre dedans, histoire de nous réveiller et de continuer à capter notre attention, puis la pression retombe quelque peu (le très « Journeyien » Doin’ Time) jusqu’à la power ballade absolument pas lassante grâce à ses différents breaks instrumentaux. Et après, rebelote, un morceau pêchu, et même le plus heavy de l’album. Rythmique lourde assez inhabituelle faisant penser aux morceaux les plus hard de Talisman. Pour tout vous dire, ce High Time dont le refrain vaut également le détour restera mon morceau préféré de l’album. Celui-ci se conclue par une chanson pop-rock à deux guitares sèches très plaisant, dont les arrangements font immédiatement penser aux passages entièrement acoustiques des concerts du groupe. En bref, le morceau idéal pour donner irrémédiablement envie au bout d’une quarantaine de minutes de réappuyer sur le bouton « play ». Ce fin « dosage » des morceaux est une chose qui se perd de nos jours, croyez moi mon bon monsieur ! Combien d’albums trop longs sont sortis ces derniers temps, ou dont les meilleurs morceaux sont distillés en début de disque et puis basta ? Beaucoup trop, vous avez raison.

Ce Lost in the Translation est donc un excellent aperçu du petit monde de JSS, et de ce à quoi ressemble sa musique en live. Chaque morceau transpire le feeling et est taillé pour la scène, si bien qu’on imagine facilement JSS faire son showman sur les nouvelles compos. Si le songwriting, l’expérience et le savoir faire de Jeff sont très certainement responsables de ce feeling live, il va sans dire que la production sert parfaitement la musique. Puissante et claire, elle contraste énormément par rapport à celle de Prism, produit un peu partout aux quatre coins du globe.

Je ne peux donc que vous conseiller cet album de hard/heavy mélodique qui vient directement d’entrer dans mon top ten de l’année et à la première place au niveau des albums de hard mélodique de 2004 (aux côtés de TNT et Last Autumn’s Dream). On regrettera peut être l’absence d’un hymne absolu et incontestable comme le fût I’ll be waiting pour Talisman.
Et si vous êtes encore sceptiques (comme la fosse), venez voir le phénomène en live à Paris et à Eloyes courant octobre !

Note 4.5/5

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   BEHEMOTH

 
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- Jeff Scott Soto (vocaux, basse, claviers)
- Howie Simon, Neal Schon, Gary Schutt (guitares)
- Glen Sobel (batterie)


1. Believe In Me
2. Soul Divine
3. Drowning
4. If This Is The End
5. Lost In The Translation
6. Doin' Time
7. High Time
8. Beginning To End
9. On My Own
10. Find Our Way
11. Sacred Eyes



             



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