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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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FINAL CHAPTER - The Wizardqueen (2004)
Par BAST le 2 Août 2004          Consultée 2747 fois

Le premier album de FINAL CHAPTER fait partie des opus dont les premières écoutes s’avèrent impressionnantes. Au point que mon idée initiale fut de lui attribuer la note maximale. D’entrée. Puis, à mesure que l’on se familiarise avec l’album, l’avis se nuance, les quelques défauts se démarquent, l’on revoit son jugement à la baisse. Mais l’impression initiale demeure. On ne s’est pas trompé, juste enflammé outre mesure. Alors la note sera moins péremptoire qu’auparavant, mais la certitude de tenir dans ses mains un album énorme survivra à toutes les écoutes que l’on pourra en faire.

« The WizardQueen » est un opéra metal de premier choix. Certes, le groupe allemand est loin de disposer des moyens d’un AVANTASIA. Le casting est donc moins prestigieux, la production pas aussi explosive et l’artwork défavorise l’impression que l’on peut avoir de cet opus, puisque la première rencontre avec un album est toujours ou presque symbolisée par un regard sur une pochette. Mais la musique est d’une qualité qui force l’admiration. Du long de ses douze titres, le disque déroule des mélodies épiques gorgées de chœurs - essentiellement féminins - de toute beauté, des parties de chant magnifiques, des refrains fédérateurs ou encore des orchestrations convaincantes.

« The WizardQueen » est ciselé avec talent et il n’est pas une composition qui n’a su me plaire. Le style est une sorte de mix entre HELLOWEEN (la rythmique typiquement speed mélodique, le jeu de guitare), SAVATAGE (les chœurs, les ambiances) et la scène metal italienne (les orchestrations, les lignes vocales). Quoique l’on ait là affaire à un opéra metal, c'est-à-dire que les différents intervenants alternent les parties vocales, on ne pense pas forcément à AVANTASIA. Si ce n’est sur « The Resurrection », puisque… Tobias Sammet himself, invité de luxe, endosse un court rôle dans le concept décliné sur l’album ! A peine plus d’une minute, mais il s’agit d’un des plus émouvants moments de « The WizardQueen » tant le chant de Sammet et la mélodie qu’il interprète sont splendides. On sent que le chanteur d’EDGUY a donné le meilleur de lui-même. Autre invité connu, Chitral Somopala d’Avalon.

Même si le groupe mise et misera beaucoup sur cette apparition fugace de Sammet pour promouvoir son nouveau bébé, il serait stupide de résumer cet opus à cette seule performance du lutin allemand, puisque l’ensemble de « The WizardQueen » est du même acabit et qu’il recèle pléthores de mélodies vocales aussi belles et émouvantes. C’est d’ailleurs l’un des gros points forts de cet opéra metal. A côté de Tobias Sammet, les divers intervenants n’ont pas à rougir tant ils regorgent de talent. A commencer par les deux chanteuses qui se taillent une bonne part dans l’album, intervenant sur les meilleurs titres (Le médiéval « The Temple Of Fear » ou le sublime hymne qu’est « The Fight »). Les intervenants masculins ne sont pas reste comme sur la pièce épique « The Beginning », dominée par un passage au piano somptueux et de nombreux rebondissements ou sur le hit « The King Of The Court ». L’autre point fort de cet album est constitué par les chœurs féminins étonnants d’ampleur et de beauté compte tenu du nombre faible de participants.

Enfin, il ne faut pas oublier les orchestrations, nettement plus discrètes qu’un RHAPSODY ou un THERION, mais toujours placée à bon escient, donnant du liant à tous les morceaux afin de bien satisfaire au concept général.

L’aspect heavy n’a pas été négligé, même si l’on pourra regretter que les guitares ne soient pas assez incisives, la faute à une production moyenne, mais c’est le lot de ce type de formation. « The WizardQueen » ou « The Search » donneront satisfaction aux amateurs de rythmiques bien lourdes mariées à des mélodies profondes, recherchées et très épiques.

« The WizardQueen » est une excellente surprise venue encore une fois du fameux Underground Symphony, label italien qui vogue contre vents et marées, tenant bon le cap et proposant régulièrement des groupes talentueux. Certes, on est loin de l’emballage marketing clinquant d’un STRATOVARIUS, d’un NIGHTWISH ou d’un EDGUY, mais la qualité est au rendez-vous. Et c’est bien là l’essentiel, non ?

Amateurs de metal symphonique, d’opéras metal, de belles voix heavy ou lyriques, de mélodies épiques ou de titres fédérateurs, cet opus est fait pour vous. A moins que la production ou le packaging soit deux paramètres essentiels dans le choix de vos achats, vous ne le regretterez pas !

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- Michael Brettner (guitare)
- Achim Sizinger (guitare)
- Andreas Wimmer (clavier et basse)
- Michael Stein (batterie)
- Ulrike Esch (chant : the wizardqueen)
- Oliver Strasser (chant : the saviour)
- Chitral Somapala (chant : the king)
- Katrin Hoffman (chant : the elf)
- Tobias Sammet (chant : the guardian)
- Duke (chant : the old man)


1. Intro
2. The Wizardqueen
3. The Beginning
4. The Old Man
5. The One Who Cannot Loves
6. The Ballad Of The Queen
7. The Temple Of Fear
8. The King Of The Court
9. The Fight
10. The Resurrection
11. The Arrival Of The Queen
12. The Search



             



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