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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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SKYLARK - Wings (2004)
Par BAST le 16 Juillet 2004          Consultée 3441 fois

« Wings » est la manifestation parfaite d’un groupe qui a décidé de changer de cap. Après avoir évolué de longues années dans un speed symphonique ultra épique, SKYLARK propose sur cet opus un metal davantage mid-tempo qui fait la part belle aux compos complexes ou caressantes et aux ballades.

On a encore droit à des accélérations de rythme, mais celles-ci n’ont plus l’exclusivité puisqu’elles se manifestent de temps à autres plutôt qu’en continu. SKYLARK a bâti sa réputation sur un heavy symphonique assez speed. Il continue sans pour autant totalement se départir de ce style mais se rapproche notablement de la scène hard rock des années 80 (on pense par exemple à Europe), voire de la scène pop. La reprise qui ferme l’album n’est d’ailleurs certainement pas la manifestation d’un choix innocent puisqu’il s’agit d’une ballade de Def Leppard : la célèbre « When Love And Hate Collide ».

Quoi qu’il en soit, la qualité de cet opus est indéniable. Il y a de bons titres, dans un style qui semblera trop mou du genou pour certains, raffiné pour d’autres. Reste à savoir quels seront les plus nombreux parmi ces deux franges d’opinions opposées.

« Wings » commence tout doucement par « Rainbow In The Dark », titre heavy au tempo léger et qui se caractérise par de nombreuses nappes de clavier, l’intervention d’un piano enjôleur et le superbe chant de l’autre Fabio, Fabio Dozzo. On remarque que pour son premier opus sur son nouveau label, Scarlet Records, SKYLARK bénéficie enfin d’une bonne production. Le titre défile gentiment et il faut plusieurs écoutes avant de pouvoir l’apprécier car du long de ses neuf minutes, il présente une certaine complexité. Ballade sur la moitié du titre, « Rainbow In The Dark » s’accélère après le solo qui le coupe en deux.

La suite est du même acabit. On a droit à des titres qui alternent passages calmes, doux, caressants et montées en puissance. Chaque titre ou presque s’apparente par moments à une ballades et par d’autres à une pièce fédératrice telle que SKYLARK nous en a proposée à maintes reprises. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est plutôt bon. Sur « Another Reason To Believe », notamment, où l’on découvre au chant l’excellent Valerio Voliani, invité pour l’occasion, sur « Last Ride », le morceau le plus ancré dans la discographie passée des italiens ou sur la ballade « A Stupid Song » au superbe refrain porté par de biens jolis choeurs. La reprise de Def Leppard, chantée intégralement par Karia (présentée dorénavant comme chanteuse à part entière du groupe au côté de Fabio Dozzo) est réussie, mais l’on est loin du génie créatif que manifeste un SONATA ARCTICA sur ses reprises, par exemple.

Si SKYLARK montre aujourd’hui une certaine volonté de s’émanciper de la scène speed symphonique qui forçait souvent la comparaison avec RHAPSODY, le bouleversement n’est pourtant pas à l’ordre du jour. Car, quoique certains fans pourront se montrer frustrés que le tempo ne se fasse pas véloce plus souvent, on retrouve le son que l’on connaît. Notamment ces nappes de clavier un peu kitch semblant venues d’un autre temps et qui s’accommodent à merveille du concept onirique dépeint sur « Wings ». Ainsi, si « Wings » se démarque assez de la discographie passée des italiens, les fans retrouveront nombre d’éléments caractéristiques de leurs musiques. Ils ne seront donc pas perdus.

On avait déjà pu sentir chez SKYLARK certaines velléités de s’orienter vers des compositions moins ancrées dans le trip metal symphonique d’obédience heroic-fantasy sur ses trois précédents opus, à travers quelques titres. Et c’est sur « Wings » que les italiens et son leader Eddy Antonini s’engouffrent plus avant dans ce type de compositions complexes et au tempo majoritairement calme, où le piano tient une place importante. La qualité est au rendez-vous, reste à savoir comment les fans et les amateurs de speed mélodique réagiront. Pour ma part, cette nouvelle offrande des italiens de SKYLARK me laisse une bonne impression qu’il me faudra toutefois soumettre au temps.

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   BAST

 
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- Fabio Dozzo (chant)
- Fabrizio "pota" Romani (guitare)
- Roberto "bordo" Potenti (basse)
- Carlos Cantatore (batterie)
- Eddy Antonini (claviers, piano)
- Kiara Laetitia (chant)


1. 1. Rainbow In The Dark
2. 2. Summer Of 2001
3. 3. Another Reason To Believe - Mp3
4. 4. Belzebù 2
5. 5. Faded Fantasy
6. 6. Last Ride
7. 7. A Stupid Song
8. 8. When Love And Hate Collide (def Lep.)



             



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