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SYMPHO BLACK THRASH  |  STUDIO

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- Membre : Sadus

DRAGONLORD [USA] - Rapture (2001)
Par JULIEN le 15 Septembre 2004          Consultée 1579 fois
Ben voyons ! DRAGONLORD maintenant ! Ahlala, ces groupes de speed mélodique... non seulement manquent-ils d’imagination au point de suivre tous le même cursus IRON MAIDEN – HELLOWEEN... mais en plus n’ont-ils même pas la décence de laisser tranquilles les bouquins Heroïc Fantasy de leur petit frère rôliste indécrottable...

Et c’est quoi encore, ce truc ? Une galette toute moisie, tartinée d’une épaisse couche de crème pâtissière dragonnesque, parsemée de gros fruits néo-classiques gras et niais, et arrosée du miel de choeurs à la ramasse ? Comment non ? Quoi ? Y’a erreur ? M’enfin, avec un nom pareil ! Si je connais Eric Peterson ? Bah, pas personnellement hein, mais je sais qu’il est le guitariste et compositeur principal de TESTAMENT, pourquoi ? Un « autre » DRAGONLORD ? Le projet Black Thrash d’Eric Peterson ? Diantre, je m’ai trompé de bestiole pas belle, alors, m’sieur, nan ?

Eh bien oui, contrairement à ce que pourrait le laisser croire un patronyme caricatural, DRAGONLORD n’est pas à intégrer illico presto dans le rang des ouailles ferventes de l’école Speed dragonnesque emmenée par ce grand bambin spectaculaire qu’est RHAPSODY. « Rapture », seul album à ce jour de ce projet du leader de TESTAMENT, est le fruit d’un accouplement rarement tenté entre la vivacité abrasive du Thrash et la violence noire mais quelque peu civilisée du Black orchestral. En résulte cet hybride qui, dans sa parure, ramasse sur sa personne bien des convoitises ? Mais qu’en est-il ?

Soyons clair : si Eric Peterson nous a concocté avec ce « Rapture » une vraie petite surprise (vu les derniers TESTAMENT, on aurait plutôt supputé l’apparition d’un projet carrément Death), n’oublions pas qu’un emballage alléchant ne garanti en rien une dégustation ravissant les sens. Et les miens n’y échappent pas, tout schtroumpf que je puisse être ! A ce titre, je dois bien dire qu’après moultes écoutes répétées, un sentiment mitigé refuse de se décramponner de mon pauvre petit bonnet : véritable émule de la sacro-sainte école COFDIBO (cf la chronique de « The Gorgon Cult » de STORMLORD), DRAGONLORD a suivi une formation des plus complètes, ingurgité pléthore de leçons dispensées par les grands maîtres DIMMU BORGIR et CRADLE OF FILTH avec quelques piges du chargé de cours OLD MAN'S CHILD... Et ça se sent !

De ses fondements dynamiques jusqu’à ses arrangements, « Rapture » impressionne, de fait, par son aisance à décocher un Black vivace, très bien produit et pugnace juste ce qu’il faut, avec des teintes symphoniques soulignées par les claviers. En outre, le diplôme de « Docteur ès Thrash » brillamment obtenu par Eric Peterson n’est pas resté lettre morte, et la raideur fréquente de ce type de Black s’ébouillante d’une coloration Thrash bienvenue, et qui confère au tout un allant supérieur. Mais, et c’est là où je tique, je ne parviens guère à trouver tout ce beau travail très intéressant : La surprise n’est guère au rendez-vous, et il me manque désespérément cette petite pointe indéfinissable, celle qui me donnerait envie de me repasser encore et encore ce « Rapture ».

Entendons-nous bien : « Rapture » n’est ni mauvais, ni raté. Il est même sacrément bien foutu pour un premier essai, quasiment inattaquable sur la forme (production tip top, pochette simple mais jolie...) et plutôt plaisant sur le fond (les musiciens sont des tueurs, les compos ont fait l’objet d’un soin réel, truffées qu’elles sont de breaks et d’arrangements honorables)... mais je n’accroche pas totalement. Serait-ce un chant clair théâtral qui, bien qu’original, a tendance à m’agacer (« Born To Darkness », «Judgement Failed ») ? Ou bien l’impression qu’Eric Peterson peine à se départir d’une très grosse influence des deux maîtres précités aux niveaux des vocaux (particulièrement flagrant sur le très influencé "Tradition And Fire"), et même de certains riffs et partitions de claviers ? Serait-ce le sentiment que cet album aurait pu être encore meilleur, le mélange proposé étant intéressant par le contraste qu’il se proposait de tisser entre deux genres extrêmes ayant peu l’habitude de se fréquenter ? Un peu de tout ça peut-être, amoncellement de détails qui s’érige un peu tristement entre mes enceintes et moi-même, passant mon attention au tamis de la déception.

Je souhaite cependant avertir le lecteur que cet enregistrement, s’il ne trouve pas franchement grâce à mes oreilles, demeure de ceux qui pourront le mieux initier les auditeurs néophytes désireux de s’ouvrir au Black. Ceux-ci feront peut-être moins la fine bouche que moi, ce que je leur souhaite d'ailleurs... quoi qu’il en soit, bravo à Eric Peterson qui nous livre un enregistrement malgré tout recommandable, notamment à ceux qui aiment le Black lorsqu’il se pare d’accessibilité. Un bon album donc, que j’aurais vraiment aimé qualifier d’excellent... car c’est là l’épithète que j’aurais sélectionné pour décrire les solos de guitare pas vilains (très rares dans le style connoté Black), les superbes break centraux de « Judgement Failed » ou "Unholyvoid", les teintes THE KOVENANT période « Nexus Polaris » du morceau titre ou l’intégralité de « Spirits In The Mist » (mon morceau préféré). Peut-être à l'occasion d'un hypothétique deuxième envol ?




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   JULIEN

 
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- Eric Peterson (chant, guitare)
- Steve Giorgio (basse)
- Jon Allen (batterie)
- Steve Smyth (guitare)
- Lyle Livingston (claviers)


1. Vals De La Muerte (instru.)
2. Unholyvoid
3. Tradition And Fire
4. Born To Darkness
5. Judgement Failed
6. Wolfhunt
7. Spirits In The Mist
8. Rapture



             



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