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BLACK METAL  |  STUDIO

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- Membre : Blacklodge

SETH - Les Blessures De L'ame (1998)
Par JULIEN le 7 Septembre 2004          Consultée 5690 fois

Porteurs d’un patronyme évoquant la mythologie égyptienne, mentionnant dans sa liste de remerciements nombre de grands noms de la scène Black norvégienne, les musiciens de SETH n’en sont pas moins de dignes représentants... français ! Eh oui, avec son premier album pompeusement nommé « Les Blessures De l’Ame », SETH s’imposait bien vite comme l’une des forces Black françaises de tout premier plan, l’une des rares entités à pourfendre les limites frontalière pour s’en aller défier sans complexes les ténors du genre. Et en occire pléthore !

« Les Blessures De l’Ame » derrière cette pochette intrigante (et un intitulé rappelant combien l’anglais aide à masquer l’outrance des propos caricaturaux essentiellement ressassés par le Black) renferme en effet trois quart d’heures d’un Black d’une réelle qualité et à la personnalité affirmée, mais qui ne rechigne pourtant pas à assumer la paternité stylistique, à défaut d’être géographique, d’avec les froides contrées scandinaves. Porté par la force de guitares captivantes de par leur intensité mélodique, le Black de SETH réussit là où nombre de formations échouent : il capture une ambiance saisissante, d’une ampleur quasi atmophérique, et qui parvient pourtant à cotoyer une agressivité de tous les instants, attisée par un jeu de batterie particulièreemnt virulent et impitoyable. Paradoxal ? Non, talentueux !

SETH, c’est une évidence à l’écoute de ce disque, n’est pas la première formation venue : ses compositions, souvent longues, irradient une fièvre évocatrice baignée d’un soucis esthétique certain : N’allez pas chercher ici une brutalité débridée, ramassant son potentiel destructeur à même le sol d’un terreau crade et glauque. La violence de ce premier recueil de SETH, échevelée par sa vitesse d’exécution, dense par son travail de guitare en nappe, embrasse cependant avec raffinement la puissance émotionnelle de riffs et mélodies que l’on croierait extraites des sphères majeures du Black mélodique, celui du DIMMU BORGIR de « Stormblast », du « Vittra » de NAGFLAR ou du « Realm of Silence » de NECROMICON parmi d’autres. Et si l’intensité de la chose nous saisit à la gorge, ce ne sont pas les discrets mais majesteuux claviers qui viendront apaiser notre trouble. Car si la rage et la vitesse semblent prévaloir chez SETH, jamais ce Black ne s’assombrit d’un fusain gras, et c’est au contraire un étonnant sentiment mélancolique, presque tragique, qui s’en fait le foyer émotionnel.

Que l’on ne s’y trompe pas pour autant: Le chant n’autorise aucune concession au concept de mélodie, pas plus que les paroles (souvent outrées d’ailleurs) ou le très beau livret (habité d’une présence moyennageuse) n’omettent d’honorer les entités maléfiques coutumières des invocations Black. Mais ces guitares voilées (qu'on apprécie tout particulièrement sur l'instrumental "Dans Les Yeux Du Serpent..."), ces interventions judicieuses de l’acoustique ("Les Silences d’Outre-Tombe", les deux actes de l'"Hymne Au Vampire"...), ces longs morceaux laissant s’épanouir de profondes atmosphères à grands renforts de riffs magnifiques et autres claviers et pianos ("La Quintessence Du Mal", "Le Cercle De La Renaissance" et son final au piano)... suscitent en moi une impression a priori saugrenue : Le Black de SETH est impressionnant de majesté, souvent étonnant de rapidité sur certains passages, lourd et emphatique sur d’autres, dense et construit sur une suite de mélodies plutôt que sur des cassures de rythmes... mais plus que tout, et même si j’exprime là un sentiment personnel, le Black de SETH est beau. Triste, oui. Exigeant, il est vrai. Peu varié, je l’admets. Manquant de ces accalmies et autres instants d'aération salvateurs, je le reconnais. Mais si beau...

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   JULIEN

 
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- Vicomte Vampyr Arkames (chant)
- Heimoth (guitare)
- Faucon Noir (basse)
- Alsvid (batterie)
- Arkdae (session claviers)


1. La Quintessence Du Mal
2. Hymne Au Vampire (acte I)
3. Hymne Au Vampire (acte Ii)
4. Le Cercle De La Renaissance
5. Les Silences D'outre-tombe
6. Dans Les Yeux Du Serpent...
7. ... A La Mémoire De Nos Frères



             



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