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DOOM METAL  |  STUDIO

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MÜL - Legia I, Rebirth (2003)
Par POSSOPO le 6 Juin 2004          Consultée 2242 fois

Peu au fait de la scène doom metal actuelle et peu amateur d’un genre que je qualifierais de physiquement difficile à appréhender, je redoutais l’écoute de MÜL, projet solo du Norvégien Knut Farstad. Le maître d’œuvre de ce projet évoque des influences nombreuses, dont je ne peux donner qu’une simple liste sans la commenter, faute de connaissances suffisantes, EARTH, SKEPTICISM, WINTER, SEVENCHURCH, CATHEDRAL, MY DYING BRIDE, CORRUPTED, GRIEF ou encore ESOTERIC. Je m’accrochais à ce quatrième nom, un des mes groupes préférés, auteur d’un The Carnival Bizarre au groove référentiel pour faire vivre l’espoir d’un moment de bonheur passé en auscultant l’intérieur de Legia I Rebirth.

Espoir déçu vite oublié, mon esprit étant interpellé dès les premières secondes de born par un piano au discours intriguant bien différent de celui habituellement proposé par Lee Dorian et ses acolytes. Mais de lourdes guitares imposent vite leur humeur sombre. Le climat se fait oppressant, l’oxygène se raréfie et deux voix, l’une caverneuse et étouffante, l’autre lointaine, fantomatique mais aussi efficace que la première dans ce rôle de perturbateur de l’âme. L’air manquant de plus en plus, ma conscience commence à s’essouffler et je me sens vaciller sous l’emprise d’un disque dangereux.

Lights on et sa guitare classique d’une infinie douceur devrait me rasséréner, me faire reprendre pied. Etrangement, je sens poindre le pire, cette mélodie cotonneuse n’est qu’une pause, un répit, un moment de rémission attestant du vice de son auteur, qui ne souhaite qu’allonger ma peine.

Peine qui se transforme en une affliction profonde sous l’accablant triptyque grow, submerged, lights off, fardeau écrasant et insupportable prolongeant ma souffrance de trois quarts d’heure cauchemardesques. Ma conscience m’abandonne et les quelques interludes névrotiques ou guitare, piano, ou synthés tissent des monologues abscons et ensorcelants ne semblent avoir pour finalité que la plongée définitive de tout mon être dans le plus sombre des abîmes.

Cette écoute anaérobie d’un album baignant dans une atmosphère propice à l’hypnose n’est peut-être pas le meilleur moyen de se faire une opinion objective du disque. Mais qui pourrait donc se permettre d’arguer de son objectivité en présence d’une création artistique, celle-ci, par sa nature même, refusant le diktat de la raison, et faisant des yeux doux au subconscient de l’auditeur? Legia I Rebirth m’a captivé, m’a endormi, m’a fatigué. Je constate qu’il m’a vaincu et je dépose les armes devant son géniteur.

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- Knut Farstad (tout)


1. Born
2. Lights On
3. Grow
4. Submerged
5. Lights Off



             



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