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AEROSMITH - Aerosmith (1973)
Par THE BLUE OYSTER le 10 Mai 2009          Consultée 7979 fois

Extrait du carnet de voyage d'un certain Jerry Can: routard solitaire du Kentucky depuis quelques années, amateur de grosses cylindrés, de football américain et de bière fraîche, traverse au cours de son périple vers le Canada la charmante ville de Boston où il décide de s'y détendre un peu, le temps d'une soirée autour de quelques mousses rafraîchissantes. Il se rend donc au "K-K-K-Katy's", où, un groupe local est à l'affiche ce soir là.

« Boston, le 27 octobre 1972

Cette journée fut des plus crevantes, après des jours de voyage à travers notre belle Amérique j'avais vraiment envie de me changer les idées. L'enseigne du "K-K-K-Katy's", un nightclub local, s'affichant devant moi à mon arrivée ici, je décidais de m'y installer pour y passer une soirée peinard. En me servant une mousse, le barman me dit qu'un groupe local bien sympa de rock n'roll se produisait ce soir, il s'appelle AEROSMITH. Pourquoi pas, rien de tel qu'un bon rock pour mettre un homme d'aplomb, d'ailleurs ici, certains en ont certainement besoin... Mon voisin de gauche semble déprimer, affalé sur le comptoir et remuant le contenu de son verre il me raconte ses affreux déboires au Vietnam duquel il revient à peine, des horreurs plein la tête. D'ailleurs il me semble qu'il n'est pas le seul ici à revenir de cette boucherie, avec le besoin d'un verre et d'un rock n'roll pour se changer les idées, pauvres mecs.

Les Duponds volant arrivent sur scène, en voilà un groupe qui a du mordant ! Le chanteur a une drôle de bouche tandis que le guitariste soliste m'a l'air d'être un sacré drogué. Quant à leur musique, elle prend aux entrailles, je voyais même des sourires se dessiner sur les bouches des plus moroses. Un rock n'roll des plus boogies qui puisse exister. Je commençais à en avoir marre de ces conneries psychédéliques et tous ces hippies à la con, moi je veux du rock et du blues ! Celui des racines de l'Amérique, le crado, le dansant. Ce jeune groupe en jette, il nous balance avec une énergie communicative ses brûlots qui sentent le blues et la clope. Le chanteur à la drôle de bouche est un sacré gaillard sur scène, les riffs sont entraînants, la rythmique fait taper du pied et le guitariste se montre à mes yeux comme des plus prometteurs. Sous le poids de leur son crade se dessine un rock des plus excitant et enflammé. J'ai entendu quelqu'un dire "ça ressemble trop aux Rolling Stones", balivernes ! Leur musique ressemble peut être aux anglais mais me donne bien plus envie de bouger mon cul. Ils ont l'énergie et le boogie que les stones n'ont pas. Et puis y'en a marre d'entendre parler que de ces énormes combos anglais, le rock est né sur la terre américaine, celle qui devrait être la plus apte à faire naître des putains de groupes de rock et pourtant, nous manquons cruellement de groupe pouvant faire taire ceux du vieux continent. Pour moi, celui là en a l'étoffe.

Une soirée excitante avec un groupe qui fait oublier ses soucis et qui m'a poqué la tête (à moins que ce soit les quatre pintes de bières que j'ai ingurgitées ce soir). Avec un peu plus de personnalité et d'expérience, j'espère qu'ils vont aller loin et que le peu de public de passage ce soir là fasse connaître un peu plus leurs exploits. Moi, je continue mon périple demain et je répare ma moto, le joint de culasse a pété. »


En effet quand on écoute le premier album d'AEROSMITH, l'euphorie que fait paraître notre cher routard se comprend très bien. C'est un disque bien particulier dans la carrière du combo de Boston qui, à cette époque, n'avait pas encore une personnalité franchement affirmée mais savait rudement bien jouer du rock n'roll et pourtant, on oublie trop souvent le smith de cette période. Un son terre-à-terre au rendu vraiment authentique enveloppe ces cartouches de rock furieusement boogies.

Fortement influencé par le blues rock anglais dont la renommée n'est plus à faire, le groupe y rajoute sa patte dansante, vous savez, celle qui donne envie de bouger du popotin et taper du pied. A ses débuts, le groupe a souvent été taxé de n'être qu'une vulgaire copie des Stones et pourtant (désolé pour les fans) je trouve que l'Aero les enfonce dès ce premier opus. Bien plus efficace, entraînant et groovy que le géant stonien, on peut dire que ces débuts sont déjà à la hauteur des grands même si cela manque encore un peu de personnalité. "Make it", "Somebody", "Write Me a Letter", "Walkin' the Dog"... que des morceaux qui donnent la pêche et qui font taper du pied, à passer les jours de déprime pour ensoleiller vos journées les plus noires et tout cela sans lasser une seconde. De l'harmonica sur nombreux titres ou encore du blues au piano sur "One Way Street", du saxophone, bref le Smith représente une musique des plus dépouillée, dansante et authentique avec cet album. Pour ceux qui connaissent les lives de cette période (ou alors tout simplement écouté le "Live Bootleg") le groupe jouait même une version excellente d'un titre soul de James Brown ("Mother Popcorn" bourré de saxophone, exquis), preuve que le combo Boston savait varier son répertoire tout en gardant ses racines rock n'roll, le groupe prenait son pied en live et nous aussi par la même occasion.

En plus d'être un album à part dans la discographie du groupe, celui-ci contient deux inébranlables classiques du rock que sont "Mama Kin" et la ballade "Dream on". Très souvent joués en live, ils ne deviendront des tubes que des années plus tard et pour cause, cet album sera un véritable bide commercial. La faute à qui ? Ce manque de personnalité ou la bouche de Steven Tyler ? Un mystère car cet album sonne toujours aussi bon à mes oreilles même 35 ans après sa sortie, un excellent moment sans prise de tête. Un rock authentique, lourd et groovy comme on en fait plus pour un futur géant américain qui devra persister pendant deux ans encore pour être reconnu à sa juste valeur et s'affirmer comme un leader de la scène hard rock des années 70.

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   (2 chroniques)



- Steven Tyler (chant)
- Joe Perry (guitare)
- Brad Whitford (guitare)
- Tom Hamilton (basse)
- Joey Kramer (batterie)


1. Make It
2. Somebody
3. Dream On
4. One Way Street
5. Mama Kin
6. Write Me
7. Movin' Out
8. Walkin' The Dog



             



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