Recherche avancée       Liste groupes



      
BLACK METAL/ AMBIENT  |  STUDIO

Commentaires (4)
Lexique black metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


EVOL - Dreamquest (1996)
Par VOLTHORD le 24 Mars 2004          Consultée 3370 fois

Voilà le premier album de la formation italienne Evol, signé chez adipocere depuis déjà pas mal de temps. Ce Dreamquest est paraît il une adaptation musicale de la nouvelle de HP Lovecraft « Dreamquest of the unknow Kadath »( je ne pourrais vous en dire plus car je ne l’ai pas lu !). Et certains morceaux sont censés également parler du livre imaginaire interdit et mystérieux inventé par l’écrivain misanthrope : le Necronomicon. On s’attend donc à un album sombre et malsain en espérant bien pénétrer dans le monde de Lovecraft de la même manière qu’un Summoning nous plonge dans la terre du milieu de Tolkien.
Les deux piliers du groupe se surnomment Lord of Sorrow, le compositeur et Prince of Agony, écrivain et hurleur (me semble-t-il)...euh...ils sont pas un peu foireux leurs pseudos ? Vous trouvez pas ?…Enfin on est la pour la musique, ne portons pas de jugements hâtifs.

Mais avant l’écoute du cd, jetons un p’tit coup d’œil sur les textes, bon, c’est pas dans mes habitudes mais la je fais une exception ;)...Car là aussi c’est foireux, d’habitude j’ai besoin du dico pour comprendre mais là, c’est de l’Anglais niveau collège ! Allez un p’tit extrait au hasard (et je dis bien au hasard, je suis pas allé chercher le pire) : Now I’m blind/Now I’m lost/ Show the path/Guide my sight/Where I am ?
Traduction (pour les incultes ^_^) : maintenant je suis aveugle/maintenant je suis perdu/ montre le chemin/ guide ma vue/où suis-je ?
Bon, on a déjà vu pire vous me direz, c’est pas si catastrophique que çà. Passons donc à l’écoute de ce « Dreamquest ».

« Dreamquest », l’intro, tout d’abord des bruitages sourds, puis de l’orgue accompagné d’une voix féminine qui parle en italien et puis des voix graves numérisées, ensuite deux trois cris...une intro quoi !

Allez on enchaîne avec Sad Doom of A Dark Soul, en premier lieu une voix douce de demoiselle qui se veut effrayante mais qui est en fait franchement band...sensuelle. Mais voilà la voix black qui arrive en plein milieu d’un début d’érection : à se pisser dessus ! Une espèce de pov’voix forcée qui fait plus penser à une sorcière enrhumée qu’a une vraie voix bourrine. Et quand on pense qu’on va devoir se farcir tout un album comme ça, bon, le morceau fait que 2 minutes 11, tant mieux !
Au suivant !

Ô que c’est beau : bruits de nature, mélodies reposantes, féeriques...car j’avais oublié de préciser : Evol fait aussi dans l’ambient. Et ce Sona Nyl est vraiment magnifique, porté par les claviers envolés, un peu dans la même lignée que The Army of The White Mountains de Fairyland. Presque de quoi oublier le morceau précèdent.

Et merde ! V’la qu’ca reprend avec Sorcière enrhumée, Evol essaie même de nous impressionner avec du chant clair de type Viking metal qui arrive comme du sperme sur une belle robe de soirée base de « lalalalayyy » ridicule. Au niveau compo’, on est loin du précédent morceau, c’est très moyen et mal produit : le son de la batterie est sûrement ce qu’il y a de pire, surtout le pov’son de la caisse claire (tapez sur la poubelle du quartier avec votre point, çà vous donnera un aperçu).
Ca donne envie d’arrêter là.
Mais non, le retour de l’ambient, une joyeuse mélodie suivi de guitares acoustiques qui me font vaguement pensé à du Devter (compositeur de musique relaxantes fantastiques), ou a du Vangelis (Bo de Chariots of fire, 1492, Blade Runner entre autres)...4 minutes de bonheur.

On en vient à se demander comment Evol se démerde pour faire de si bons morceaux d’ambient et un black aussi chiatique.
Et ce dernier nous revient avec The Ancient King of Ice : mélodies moyennes, son toujours aussi mauvais, on notera la comique apparition d’une voix death pourrave au moment ou on s’y attend pas. Heureusement qu’on se marre pas autant quand on lit du Lovecraft. C’est pitoyable, et une nouvelle fois cette envie d’arrêter là...

Mais de nouveau le retour de l’ambient.
On peut dire que sur ce point le groupe fait vraiment un truc original, on est une nouvelle fois transporté dans quelques contrées où tout n’est que sereineté (on oubliera Lovecraft au point où on en est). Un peu plus epic tout de même et un peu court ce « Sarkomand ». On peut dire que ces gars ont quand même une bonne technique pour nous tenir jusqu'à la fin.

Darkmere est sûrement le moins pire des morceaux de black : atmosphérique et sans vocaux.
C’est ensuite le tour du mélancolique et « Vangelisien » Ulthar. Pour moi le meilleur morceau de l’album. Et on redémarre sur du « vrai » Evol, le chant clair est toujours aussi pourrave, le composition très moyenne, enfin passons.

Viens ensuite Cathuria, morceau d’ambient qui propose cette fois ci une ambiance plus grave, parfois même un peu flippante mais bon, ça casse pas des briques non plus.
"The black Crystal of Alstar" a le seul intérêt de présenter un break à l’orgue sympathique mais sans plus. On termine l’album sur"...Verso La Citt...Del Tramonto", outro qui est un peu au même niveau que l’intro. Le morceau caché est cependant pas mal : Scratchs « abruptumiens », hurlements répétés, chuchotements bizarres et flippants. Le seule truc intéressant de l’album si on écarte l’ambient.

En bref Evol ça craint de la moule, ou en tout cas ce « Dreamquest » qui est sûrement l’album de black le plus mauvais que j’ai jamais entendu. Heureusement que les instrumentaux rattrapent l’album : Sona Nyl ;Celephais ; Sarkomand et Ulthar sont en effet originaux et plutôt interessants, les rolistes y trouveront leur compte.
Enfin les deux facettes du groupe n’ont absolument aucun rapport avec Lovecraft, ils auraient été plus crédibles en parlant des bisounours !

A lire aussi en BLACK METAL par VOLTHORD :


MGŁA
Exercises In Futility (2015)
Another footnote on a postcard from nowhere

(+ 5 kros-express)



VREID
Kraft (2004)
Les ex-windir dans un black thrash excellent!


Marquez et partagez




 
   VOLTHORD

 
  N/A



- Giordano Bruno (voix, clavier)
- Suspiria (voix)
- Samael Von Martin (guitare, flûte)
- Marco Vettore (basse)
- Tomas Contarato (batterie)
- Roberto Scarpa Meylougan (orgue, voix)


1. Dreamquest
2. Sad Doom Of A Dark Soul
3. Sona Nyl
4. Flying With The Night Gaunts
5. Celephais
6. The Ancient King Of Ice
7. Sarkomand
8. Darmere
9. Ulthar
10. Dark Stairs Of R'lyeh
11. Cathuria
12. The Black Crystal Of Astar
13. ...verso La Citt...del Tramonto



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod