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THRASH COMPLEXE  |  STUDIO

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SCHOLOMANCE - A Treatise On Love (1998)
Par POSSOPO le 17 Avril 2004          Consultée 2065 fois

Prétention: complaisance vaniteuse envers soi-même.
Un peu court, voyons voir du côté de vanité.
Vanité: orgueil, désir de briller et de paraître. Caractère de ce qui est vain.
Ça va durer encore longtemps comme ça?
Orgueil: estime excessive de soi. Sentiment élevé de sa propre dignité.

Bon, j’arrête. Je voulais simplement trouver une définition à peu près valable de la musique de SCHOLOMANCE. J’avais lu pas mal de critiques des albums du groupe et les mêmes termes revenaient toujours, prétention, suffisance et consorts, ce qui m’a curieusement donné envie de plonger dans ceux-ci. Ma surprise a été grande car si suffisance il y a, comme le démontre la biographie officielle du groupe dans laquelle sont évoqués pêle-mêle les noms de Nietzche, Beethoven, Scriabine, Rimbaud, Brugel, Rachmaninoff et Bosch (pourquoi pas Moïse, Jules César, Périclès, Bouddha, Philippe Risoli et les frères Lumières tant qu’on y est) et ce patronyme obscur du nom d’une légendaire (hmm) école d’arts occultes en Roumanie, elle ne se change pas en fatuité. Car A Treatise On Love est un disque intéressant. Les morceaux ont une construction labyrinthique et si le trio a, à mon avis, perdu le fil dans ces nombreux enchevêtrements et circonvolutions, il est tout de même facile de pêcher ça et là de quoi satisfaire son appétit de bonnes idées musicales. Le cerveau de ces musiciens est en ébullition et cela se ressent à chaque passage du disque.

Les parents de ces musiciens à l’ambition artistique louable mais un peu démesurée ont malheureusement oublié de leur inculquer quelques principes utiles, le premier étant l’ordre. A Treatise On Love est un vrai foutoir et les éléments black, thrash et progressifs ne s’imbriquent pas forcément très bien dans un puzzle mal découpé auquel il manque quelques pièces alors que d’autres se retrouvent en plusieurs exemplaires. Jetez un œil sur l’oeuvre graphique de Scott Crinklaw, multi instrumentiste mais aussi peintre et dessinateur de tableaux au style infantile et vous découvrirez comme sur l’album ce flot d’idées lâchées sans souci de cohésion. Cette avalanche de fulgurances mériterait un sérieux cadrage.
Quelqu’un aurait aussi pu leur dire que la trop longue mélodie au clavier snowfall: a serenade for aurora the unearthly angel of dawn, sottement placée en milieu d’album, provoque un ramollissement désagréable et n’aboutit évidemment à rien de passionnant.

Dommage que ces musiciens vantent un peu trop l’excellence de leur œuvre (voir leur site internet) qu’ils confondent avec celle de leur maîtrise instrumentale, impossible à remettre en cause comme en attestent des soli à la guitare et aux claviers suant de virtuosité et semblent quelque peu obnubilés par la notion de complexité à laquelle ils ne cessent de faire référence (à croire qu’ils ont des posters d’Emmanuel Kant à poil dans leurs toilettes), un peu de simplicité les rendrait plus sympathiques et leur musique certainement plus attractive. Même Albert Einstein savait tirer la langue et faire preuve d’autodérision.

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- Jimmy Pitts (chant, piano, clavier)
- Scott Crinklaw (guitare, piano, clavier, percussions)
- Jerry Twyford (basse)


1. The Liars And Those Who Would See Their
2. End
3. The Psychology Of Demons And The Bittern
4. Toy: A Primrose Path To The Second Circl
5. Snowfall: A Serenade For Aurora
6. The Unearthly Angel Of Dawn
7. I Am That Which Is
8. What Was Truth
9. A Pride Of The Serpent Winds
10. Exotica Sequence



             



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