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The BLACK CROWES - Amorica (1994)
Par MOMO HEARTBREAKER le 8 Avril 2004          Consultée 4947 fois

L’année 1994 sera celle de tous les challenges pour les Black Crowes. En effet, après les succès commerciaux et critiques de « Shake Your Money Maker » (1990) et de « The Southern Harmony & Musical Companion » (1992), l'heure de la remise en question a sonné. Les premières querelles internes se font jour entre les frères Robinson sur fonds de paradis artificielles. C’est donc dans ce contexte délicat qu’entrent en studio les corbeaux afin de passer avec succès le cap au combien difficile du 3ème album. Cette nouvelle livraison s’intitulera Armorica en référence cynique à une Amérique idéale issue des délires quelque peu « space » de Chris. A noter, que la pochette volontairement provoc' déclencha la foudre des censeurs outre-atlantique.

La production se veut plus crue que sur les deux précédents opus, les chansons sont en moyenne moins calibrées pour les radio, le tout se voulant plus expérimental. Après un « Gone » aussi sympa que space déboule le single « A Conspiracy » (excellent au demeurant) seul titre à se placer dans la grande tradition des livraisons des corbeaux. Tous les autres titres portent en eux un grin de folie débridée sur lesquelles les guitares et l’orgue hammond règne en maître absolu; à ce propos d’entrée de jeu « High Head Head Blues » se pose comme une référence du genre. Des titres comme « She Gave Good Sunflower » (no comment sur le titre) possède un feeling rare et apporte un peu de soleil au monde du hard actuel qui à mon goût un poil trop tendance à se morfondre dans le noir et l’énergique « Downtown Money Waster » vous fera bouger le popotin. Inutile de résister après une bière, l’effet est garanti (nrd : satisfait ou remboursé…). Comme d’habitude les ballades sont déchirantes d’émotions à fleur de peau, phénomène particulièrement sur ce disque où le son se veut très organique, presque live.

Au final bien que la voix de Chris sonne comme jamais, on peut reprocher à ce disque un côté un peu bancal, comme sur « P.25 London » par exemple, et on ne peut s’empêcher de se dire qu’avec un peu plus de « clairvoyance » ( et un usage plus modéré de stupéfiant), cet album aurait pu devenir un chef-d’œuvre intemporel. Il n’en est rien. Nous avons juste à faire au meilleur album de big rock sentant bon le sud de l’exercice 1994. Mais quoi que l’on en pense, l’on est en face d’un véritable ovni discographique à une période où les productions se font de plus en plus standardisées, retrouvant en cela même l’essence même de l’essence de légendes du sud tel les Allman Brothers ou Blackfoot. Pourtant malgré la somme de ces qualités, et du fait de son parti pris anti-commercial, ce disque devra se contenter d’un succès critique voire d’estime auprès de quelques passionnés mais ne touchera pas le grand public.

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   (2 chroniques)



- Chris Robinson (chant)
- Rich Robinson (guitare)
- Marc Ford (guitare)
- Eddie Harsch (claviers)
- Johnny Colt (basse)
- Steve Gorman (batterie)


1. Gone
2. A Conspiracy
3. High Head Head Blues
4. Cursed Diamond
5. Nonfiction
6. She Gave Good Sunflower
7. P.25 London
8. Ballad In Urgency
9. Wiser Time
10. Downtown Money Waster
11. Descending



             



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