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DOOM METAL  |  STUDIO

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PARADISE LOST - Lost Paradise (1990)
Par POSSOPO le 4 Mars 2004          Consultée 8061 fois

Halifax est une ville britannique du Yorkshire où vivent quelques cent mille âmes plus ou moins joyeuses. Cinq d’entre elles parmi les moins enjouées ont donné naissance à Lost Paradise, œuvre considérée par la rumeur publique comme le premier album de doom metal de la création (la rumeur connaît-elle la signification du mot cliché?).

Qu’est-ce que le doom metal? Le simplet répondra que c’est du death metal très lent, le poète romantique se nourrira de paraboles et de métaphores mêlant chauves-souris lugubres, brumes spectrales et aquilons mélancoliques et le musicologue passionné de chiffres évoquera les soixante battements par minute et les rythmes binaires. La définition la plus proche de la musique proposée sur cet opus est la première, celle du simple d’esprit. Les soixante bpm sont parfois dépassés et les sentiments développés par l’amant des muses n’atteignent jamais réellement votre coeur.

En effet, ce disque manque d’ampleur et ces sujets au poil long de Sa Gracieuse Majesté se sont apparemment contentés du minimum syndical. Peut-on à partir d’une seule idée bâtir un chef d’œuvre? La réponse n’est pas simple et mérite débat, mais en tous cas, Lost Paradise pourrait servir d’exemple aux contradicteurs de cette hypothèse. Icon et Draconian Times sont beaux et lyriques, mais le chemin a été long pour arriver à ce résultat et cette réplique assez basique d’un death suédois au tempo ralenti nous montre une simple photographie du plancher des vaches, bien loin d’autres albums provenant des mêmes cerveaux venant visiter les nuages.

Admettons pourtant l’indiscutable. Lost Paradise est indispensable. Pas indispensable au consommateur de musique lambda qui trouvera ailleurs moyen de satisfaire à son appétit de notes, mais indispensable au groupe lui-même qui fourbit ici ses armes appelées à connaître des combats intenses et qui s’est vite rendu compte des erreurs à ne pas renouveler pour connaître une carrière respectable. Nick Holmes abandonnera petit à petit ce ton caverneux impersonnel et aujourd’hui presque risible pour gagner en sensibilité et les guitares de Gregor Mackintosh et Aaron Aedy trouveront bientôt la voie de l’inspiration.

Que ceux qui vénèrent l’œuvre de John Milton se rassurent, cet album n’est pas une adaptation du célèbre poème biblique, ces tristes sires n’ont pas eu la prétention de retranscrire musicalement pareille merveille, le titre du disque n’étant ni plus ni moins celui qu’il est (qu’est-ce qu’elle a ma phrase, elle vous dérange?) que pour son côté évocateur. Il n’est qu’un premier essai, une sorte de brouillon sur lequel il faut certes se pencher loupe à la main pour dénicher quelques richesses microscopiques mais sans lequel des ouvrages plus référentiels n’auraient peut-être jamais vu le jour.

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- Nick Holmes (chant)
- Gregor Mackintosh (guitare)
- Aaron Aedy (guitare)
- Stephen Edmondson (basse)
- Matthew Archer (batterie)


1. Intro
2. Deadly Inner Senses
3. Paradise Lost
4. Our Saviour
5. Rotting Misery
6. Lost Paradise
7. Breeding Fear
8. Frozen Illusion
9. Internal Torment Ii



             



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