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- Style + Membre : Hellhammer, Triptykon

CELTIC FROST - Into The Pandemonium (1987)
Par POSSOPO le 2 Mars 2004          Consultée 8371 fois
Osons une métaphore prétentieuse: CELTIC FROST est au metal extrême ce que les philosophes des lumières sont à la révolution française et Into The Pandemonium serait L’Esprit Des Lois ou Jacques Le Fataliste. En effet, cet album a influencé tous ceux qui aujourd’hui oeuvrent pour repousser les barrières du metal jusqu’à des limites encore inconnues. Tous ces SOLEFALD, FLEURETY, MAUDLIN OF THE WELL et autres SIGH ont un parrain commun, Tom G Warrior.

Il suffit de se concentrer sur certains titres pour s’apercevoir du niveau d’expérimentation de cet album qui, à l’époque, a subi toutes les critiques.

Ce bal déjanté s’ouvre avec mexican radio qui n’est autre qu’une reprise de WALL OF VOODOO, combo californien très vaguement punk du début des années 80. Clin d’œil ou volonté de choquer, il fallait en tous cas oser, qui plus est vu le statut du groupe, entamer les hostilités par un morceau pop qui n’est même pas écrit par CELTIC FROST lui-même.
Les tristesses de la lune est une pièce unique, atmosphérique et triste mêlant violons grimaçants et voix féminine récitant un texte écrit dans la langue de Molière et Jean-Pierre Pernaud. Cette composition est particulièrement délectable.
One in their pride (porthole mix) est, accrochez-vous bien, un délire hip hop utilisant notamment une boîte à rythme à la KURTIS BLOW sur laquelle sont couchés des samples de sons issus du programme spatial Apollo XI (il y en a qui se sont endormis sur le splif).
L’avant-gardiste et baroque rex irae (requiem) consiste en un dialogue entre King Wrath (Tom Gabriel Fischer sous des attributs gothiques) et Dream, chanteuse d’opéra, arbitré par des guitares saturées, des cuivres et des violons.

Ces quelques ovnis musicaux ne doivent pourtant pas faire oublier d’autres soucoupes toutes aussi peu communes. Mesmerized introduit le chant gothique larmoyant dans l’univers frostien tandis que caress into oblivion (jade serpent ii) débute par un étonnant chant de muezzin et que Mark St Reed s’essaie aux rythmiques proche-orientales. I won’t dance pourrait presque passer pour un hymne pop s’il ne possédait pas une atmosphère aussi baroque. Enfin, le très court oriental masquerade constitue un savant mariage de guitares saturées, de batterie sentencieuse et de cordes et cuivres tout droit échappés de To Megatherion. Les titres que je n’ai pas évoqués sont plus conformes à l’esthétique du précédent album.

Très mal reçu à l’époque et encore mal compris, Into The Pandemonium part dans de nombreuses directions au point parfois de se perdre un peu mais Tom G Warrior ne s’est apparemment pas soucié de la cohérence de l’ensemble. Il a simplement mis à jour une mine d’or insane et démente du fond de laquelle de très nombreuses formations actuelles ont pioché ça et là des pépites d’un métal miraculeux.




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- Tom Gabriel Warrior (chant, guitare)
- Martin Ain (basse)
- Reed St Mark (batterie)


1. Mexican Radio
2. Mesmerized
3. Inner Sanctum
4. Tristesses De La Lune
5. Babylon Fell
6. Caress Into Oblivion
7. One In Their Pride (porthole Mix)
8. I Won't Dance
9. Sorrows Of The Moon
10. Rex Irae (requiem)
11. Oriental Masquerade
12. One In Their Pride (extended Mix)



             



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