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POISON - Look What The Cat Dragged In (1986)
Par CANARD WC le 24 Février 2008          Consultée 9412 fois

Tout le monde a entendu parler de "Reign in Blood" et de la baffe retentissante que SLAYER a infligée en 1986 à la planète Metal. Jamais on avait autant frôlé le mur de son qu’avec cet album. Les riffs surpuissants et cette haine incroyable ont explosé comme une grenade lâchée dans une maison de retraite, préfigurant d’un coup ce que le Metal Extrême sera dans les prochaines années.

Ce « pic » de brutalité, connu de tous (quasiment), a laissé une trace indélébile dans l’Histoire du Metal, faisant de SLAYER le maître du « too much » et le géniteur de tout un pan entier de notre satanée musique. Si ce « coup » de froid est proprement remarquable et culte par bien des égards, l’ironie du sort a voulu qu’à la même époque – à quelques kilomètres de la bande à Kerry KING – un autre pic renverse la vapeur et donne un sacré coup de chaud à un autre versant du Rock.

Antinomique tant dans la démarche que dans le contenu, le premier album du POISON se présente comme « l’anti-Reign in Blood ». Comme si le Destin avait voulu lui-même compenser le déversoir slayerien par un tout autre type de manifeste. Celui des tarlouzes au maquillage intégral et des brushings permanentés. Bienvenue dans le monde du Glam.

L’heure est à la franche rigolade, on branche les guitares pour un mix de Rimmel, Sex & Sun. Sans prétention mais sans complexe. Looks de tapettes assumés, voix criardes, chœurs efféminés… on troque l’agressivité et la colère inhérentes au Hard Rock pour revenir à l’esprit même du Rock. Soit un moment de fun contagieux, une envie de bouger comme électrisé par un fluide positif. A cet exercice, POISON transfigure - façon One Shot - tout ce que le Glam a de meilleur en un album, en 10 petits titres et 35 minutes pour le dire.

Nul besoin de vitesse ni de technicité avancée, POISON pond des riffs géniaux de deux accords et semble trouver des mélodies imparables à tous les coins de trottoir. Alors « Look what the Cat Dragged in » peut respirer la simplicité la plus pure et s’envoler grâce à ses qualités de composition Pop, tel un ballon gonflé à l’hélium dans un ciel bleu azur.

Alors pourquoi ne pas l’écrire en gros et en plein milieu de la chro :

« LOOK WHAT THE CAT DRAGGED IN » EST LE MEILLEUR ALBUM DE GLAM DE TOUS LES TEMPS.

Sans aucune fausse note (absolument aucune), chaque refrain frôle la perfection et rebondit sur autant de tubes en puissance avec toujours de bout en bout cette exquise sensation de légèreté. En rêvant de faire du KISS, POISON fait mieux et envoie le Glam célestement haut.

Par delà la dithyrambe, il est une leçon : peu importe le dépotoir de riff, le sens de la composition et l’inspiration permettent tout [1]. Même de rivaliser avec n’importe quelle brute. Avec cet « anti-Reign in Blood », POISON trimballe tout le Glam et file un coup de griffe à tous les thrasheurs qui pensent que la puissance n’est que « son » et le riff absolu violence.

C’est dans cet idéal – ce paradis Pop – que POISON se trémousse et balance tout. Vos a priori comme vos repères. On se retrouve alors en moins de deux à se dandiner en tenue glamouze en picolant du Get27.


Passez-moi le Rimmel, j’arrive...


Note : 5/5


Morceaux géniaux : tous
Morceau préféré: « want some, need some »

[1] La légende voudrait que POISON aurait enregistré ce premier album en quelques jours de studio avec un budget de 20 000 $ pour trois millions d’exemplaires vendus, faisant de ce « Look what the Cat » l’album de Glam le plus rentable de l’Histoire du Rock.

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- Bret Michaels (chant)
- C.c. Deville (guitare)
- Bobby Dall (basse)
- Rikki Rockett (batterie)


1. Cry Tough
2. I Want Action
3. I Won't Forget You
4. Play Dirty
5. Look What The Cat Dragged In
6. Talk Dirty To Me
7. Want Some, Need Some
8. Blame It On You
9. #1 Bad Boy
10. Let Me Go To The Show



             



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