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SYMPHONITY - Goddess Of Revenge (2003)
Par BAST le 1er Décembre 2003          Consultée 4173 fois

Souvenez-vous… 1997, l’année de sortie du premier album de RHAPSODY, « Legendary Tales ». Impensable à l’époque, un groupe italien allait, en proposant un album de speed symphonique d’une exceptionnelle qualité, participer au renouveau de la scène heavy speed. Peu après la sortie de cet album, l’amateur de true metal ou de metal symphonique en général (mais qu’était réellement le metal symphonique voilà cinq ans ?) commençait alors à s’intéresser à la scène italienne, recherchant comme un damné une autre denrée rare susceptible de lui coller une claque du même calibre. Au milieu des années 90, la scène italienne existait déjà et quelques groupes constituaient alors un vivier de talents prêt à exploser. Mais il faudrait encore attendre quelques années avant que le terme de « spaghetti metal » prenne tout son sens. LABYRINTH fut rapidement « l’autre » groupe italien, puis il y eu SKYLARK, WHITE SKULL, HEIMDALL, SECRET SPHERE, DRAKKAR ou encore THY MAJESTIE.

Après presque six années, l’Italie tient une place importante au sein de la scène metal, mais pas prépondérante. L’Allemagne reste dominatrice et la Finlande voit chaque mois l’éclosion de groupes dynamiques et modernes. Car c’est effectivement le reproche que l’on fait régulièrement à cette scène italienne. Un certain conformisme musical, une production souvent arriérée et des concepts héroic-fantasy éculés et peu excitants. De fait, on sent depuis quelques temps déjà un certain recul de l’engouement pour le heavy à l’italienne. WHITE SKULL, HEIMDALL ou SECRET SPHERE, jadis espoirs d’un genre dont ils portaient haut les couleurs se voient aujourd’hui relégués dans une sous-division que de plus en plus de fans de heavy, contentés par les groupes établis, ignorent désormais.

Et pourtant, il est un label qui parvient à résister à cette inexorable chute. UNDERGROUND SYMPHONY, symbole avec ELEVATE RECORDS du metal à l’italienne, continue effectivement de proposer de nouveaux groupes, tout en parvenant à assurer un catalogue déjà bien fourni. Evidemment, le catalogue d’ UNDERGROUND SYMPHONY ne s’adresse pas à tous les fans de heavy mélodiques, mais plutôt à cette espèce en voie de disparition que constituent les fans de heavy speed mêlant chœurs épiques, mélodies baroques, orchestrations classiques et chant Kiskien. US existait avant le revival true metal, il a même contribué à son essor en signant WHITE SKULL, LABYRINTH, SKYLARK ou encore SHADOWS OF STEEL.

Et US se rappelle encore une fois à nos souvenirs en nous proposant l’une de ses toutes récentes signatures : NEMESIS. Groupe inconnu jusque là, NEMESIS mérite plus que votre attention. Car si vous êtes amateur de heavy à la RHAPSODY et n’avez rien contre les groupes qui s’inspirent grandement de leurs aînés, NEMESIS saura vous satisfaire comme peu de groupes en sont capables. Cette année, dans le registre du true metal symphonique, » Goddess Of Revenge » fait partie des meilleures sorties, au côté de « Of Wars In Osyrhia » de FAIRYLAND ou de « A Gate through The Past » d’HOLY KNIGHTS.

Du long de ses dix titres, NEMESIS frappe un grand coup avec d’excellents titres de speed mélodique, le tout rehaussé d’orchestrations magnifiques et parsemé çà et là de plans progressifs tout à fait digestes. Le chant de Vilem Majtner est superbe, rappelant par moments le timbre d’Elisa C.Martin (Fairyland, ex Dark Moor) et le jeu de guitare de Libor Krivak, s’il est très largement inspiré par celui de Luca Turilli, fait montre d’une maestria et d’une virtuosité parfaitement adaptées au ton de l’album.

C’est symphonique (La somptueuse ballade « Rain », « Mercenary »), baroque (« Servant Of Will », « Queen Of fate »), épique (« Host From Kingdom Of Lion », « Mercenary », « Heaven’s Fall »), les refrains portés par les chœurs sont magnifiques (« Rain », « Crystal Eyes », « Heaven’s Fall ») et la production est, pour un album de ce type, très réussie. Le mastering au FINNVOX y est certainement pour quelque chose. Les samples utilisés sur les orchestrations sont tout bonnement superbes, cela change des sons de clavier avariés dont on a longtemps eu l’habitude.

J’étais sceptique avant même d’écouter cet album, on le serait à moins au regard du nombre de sorties dans le genre. Mais fort intrigué par cette nouvelle signature d’ UNDERGROUND SYMPHONY qui avait proposé, en début d’année, l’excellent second effort d’HOLY KNIGHTS. Me voilà mieux que rassuré, après m’être rassasié d’un très bon album de heavy symphonique comme on n’en fera peut-être plus que très peu d’ici quelques années. Un très bon point pour NEMESIS et un excellent pour UNDERGROUND SYMPHONY dont la passion exacerbée et la ténacité payent, une fois de plus.

Et puis NEMESIS est tout de même le meilleur groupe de metal de son pays ! Son pays ? La République Tchèque. Ah… Si on nous avait dit voilà dix ans que les italiens joueraient un jour du heavy, on se serait bien marré, quand même…

Note : 3,5 / 5

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- Vilém Majtner (chant)
- Libor Krivák (guitare)
- Ivo Hofmann (clavier)
- Tomas Celechovsky (basse)
- Martin "marthus" Škaroupka (batterie)


1. The Mission
2. Servant Of Will
3. Desert Of Your Sins
4. Queen Of Fate
5. Host From Kingdom Of Lion
6. Rain
7. Crystal Eyes
8. Mercenary
9. Heaven's Fall
10. Last Heretic



             



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