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ALICE COOPER - Billion Dollar Babies (1973)
Par ALANKAZAME le 22 Juin 2008          Consultée 6971 fois

Nous sommes en 1973 et Alice COOPER, le groupe, est entré dans la cour des grands. "Love It To Death", "Killer" et surtout "School’s Out" ont été d’immenses succès commerciaux. Ce dernier, sorti en juin 1972, voit arriver son successeur en février 1973 : aucun temps mort ! Il fallait battre le fer tant qu’il était encore chaud, alimenter la grande orgie autant que faire se peut. Le Alice COOPER group, ce n’est pas moins de sept albums en seulement cinq ans, rendez vous compte !
Or donc, "Billion Dollar Babies". Un album culte. Il surpassera "School’s Out" niveau succès dans les charts : c’est le seul album d’Alice COOPER qui parviendra à se classer n°1 aux États-Unis comme au Royaume-Uni. Il renferme trois classiques indispensables de l’artiste, qui ne répondent qu’exceptionnellement absents en concert, même après plusieurs décennies : "Elected", "Billion Dollar Babies" et "No More Mr Nice Guy". Et d’autres sont à peine moins cultes, notamment "Hello Hooray" et "I Love The Dead". Bref, un monument ? Pas tout à fait.

"Billion Dollar Babies" ne s’inscrit pas vraiment dans la lignée de "School’s Out". Les incursions jazzy ont totalement disparu pour céder la place à un registre plus traditionnel, mais qui ne manque pas pour autant de variété. "Hello Hooray", ovni psychédélique dantesque, ouverture théâtrale, côtoie ainsi en voisin direct "Rapped And Freezin’", brulot intensément rock’n’roll. Le titre éponyme met en valeur le talent des musiciens avec son super riff, ses soli aux petits oignons et sa session rythmique atypique. "No More Mr Nice Guy" est LE single intemporel, avec son riff mémorisé sitôt entendu et son refrain facile et direct. Et bien sûr il y a "Elected", cette parodie de la politique, ses guitares rugissantes, et Alice qui vocifère joyeusement à n’en plus pouvoir : I know we have problems, We got problems right here in Central City, We have problems on the North, South, East and West, New York City, Saint Louis, Philadelphia, Los Angeles, Detroit, Chicago, Everybody has problems, And personally, I don't care !!!. Énorme !

La bonne humeur et un rythme soutenu règnent tout au long de l'album, conçu pour être réécouté à l’envie. Au-delà des gros morceaux que je viens d’évoquer, la prise de risques est à chercher du côté des autres titres qui, s'ils sont certes plus intéressants d'un point de vue technique, ont malheureusement tendance à passer inaperçus. "Unfinished Sweet" a ce côté expérimental et imprévisible qu’on aimait entendre sur certaines pistes de "Love It To Death" et "Killer". Il illustre déjà l’ambition du groupe de composer la bande son originale d’un film de James Bond, objectif (presque) atteint avec l’album suivant. "Generation Landslide" est une chanson nettement plus COOPERienne, composée par l’ensemble du groupe, bien sympathique avec sa guitare acoustique et son solo d’harmonica.
Et il y a surtout le bouquet final, parfaitement invraisemblable et insaisissable. "Sick Things" et "I Love The Dead" sont quelques unes des plus grandes bizarreries d’Alice COOPER. Coécrits par Bob Ezrin, ils reflètent l’amour immodéré du chanteur pour le macabre, le spectaculaire, la culture horror-show montée en épingle sur scène. Entre les deux, une courte ballade piano-bar, "Mary-Ann", dont on se demande bien ce qu’elle fait ici ! Cette dernière partie de l’album n’est clairement pas grand public. C’est ce qui fait de "Billion Dollar Babies" un album déstabilisant : de titres FM commerciaux comme "No More Mr Nie Guy", on passe à des… trucs comme "Sick Things". Difficile de garder le fil.

Et c’est sans doute le vrai point faible de cet album : son manque de cohérence et d’homogénéité. Artiste éclectique, Alice COOPER n’hésite jamais à mettre en exergue la variété de ses influences. Ca donne parfois de formidables résultats ("Welcome To My Nightmare") et d’autres fois des assemblages un peu foutraques, comme "Billion Dollar Babies". Pas de raisons, pour autant, de bouder cet album, qui ne compte aucun titre foncièrement mauvais et demeure envers et contre tout un classique absolu. Il est un témoignage vibrant de l’effervescence artistique du Alice COOPER Group, mais aussi le point de départ de la discorde, les musiciens partageant de moins en moins l’attrait débordant du chanteur pour le grandiloquent et le spectaculaire à outrance. Un petit pan de l’histoire du rock’n’roll, en somme.

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   ALANKAZAME

 
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- Alice Cooper (chant)
- Glen Buxton (guitare)
- Michael Bruce (guitare)
- Dennis Dunaway (basse)
- Neal Smith (batterie)


1. Hello Hooray
2. Raped And Freezin'
3. Elected
4. Billion Dollar Babies
5. Unfinished Sweet
6. No More Mr Nice Guy
7. Generation Landslide
8. Sick Things
9. Mary Ann
10. I Love The Dead



             



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