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HIGHLORD - Breath Of Eternity (2003)
Par BAST le 22 Août 2003          Consultée 3433 fois

Lorsque l’on évoque la scène heavy italienne, on a souvent l’impression que tout a débuté pour elle lors de la sortie du premier album de RHAPSODY, « Legendary Tales ». Ce n’est pas rigoureusement exact. Si RHAPSODY a effectivement été le groupe initiateur d’un essor massif de la part des formations en provenance d’Italie, la scène heavy transalpine faisait déjà montre auparavant d’une certaine activité et d’une identité propre, sous la forme de combos confinés dans l’underground. Et parmi ces groupes, il en est un plus que les autres qui est à mon sens le véritable précurseur du heavy à l’italienne, une musique qui mêle le speed mélodique au progressif et saupoudre le tout de forts relents symphoniques. Ce groupe, c’est TIME MACHINE et paradoxalement, il n’a jamais vraiment réussi à étendre son statut au-delà d’une sphère d’inconditionnels somme toute assez réduite.

HIGHLORD fait partie de ces groupes grandement influencés par TIME MACHINE, avec ce son très typique, à l’italienne. Néanmoins, RHAPSODY est effectivement passé par là, et HIGHLORD a aussi puisé chez lui une partie non négligeable de son inspiration. Le thème choisi est l’heroic-fantasy, les chœurs épiques sont fournis, les orchestrations nombreuses et inspirées par le cinéma. Bref, HIGHLORD est un parfait représentant de ce que la scène italienne est et a été, avec ses défauts tout comme ses qualités.

Pour son troisième album, HIGHLORD livre là son œuvre la plus accomplie. On est désormais bien loin de « Heir Of Power », leur premier opus, assez médiocre et paru dans une grande confidentialité. Les titres sont bien mieux structurés et réfléchis, le groupe sait alterner avec justesse passages alambiqués et mélodies plus directes. Enfin, la production a énormément gagné en ampleur (le contraire eût de toute façon été impossible !). « Breath Of Eternity » est en fait la suite logique au second opus du groupe, « When Aurora Falls », mais en mieux, tout simplement. Le groupe se stabilise dans son style, s’affirme même, agrémentant sa musique d’idées nouvelles. Enfin, le propos est désormais plus progressif et les titres plus rentre-dedans, avec notamment l’arrivée d’Andrea Marchisio au chant, davantage incisif que son prédécesseur.

« Breath Of Eternity » est le parfait exemple d’un bon album de heavy speed à l’italienne. Pour celui qui apprécie le style, le troisième album d’HIGHLORD réserve pas mal de bons moments. Vous aurez droit, pêle-mêle, à un assortiment de ce que les groupes italiens de seconde zone ont l’habitude de fournir : une intro symphonique, des titres speed dans la grande tradition germanique (« The Dreamer And The Deep Ocean »), de nombreux ponts progressifs (« Back From Hell »), des soli néoclassiques vertigineux (« Stream Of Illusion »), des refrains fédérateurs, des lignes vocales épiques, quelques chœurs plutôt FM (« Back From Hell »), la ballade de rigueur (« Moonlight Romance ») et des orchestrations servies sans compter . L’originalité n’est pas de mise, c’est certain, quoique le groupe s’essaye tout de même à quelques idées, notamment sur l’excellent « Phoenix’s Fire », avec ces sons de clavier très typés jeux vidéos des années 80 et cette alternance chant black / chant clair fort réussie.

La production est correcte, ni meilleure ni moins bonne que ce à quoi Luigi Stefanini et son « New Sin Studio » nous habituent régulièrement. Ceux qui ne jurent que par le « Finnvox » la trouveront désagréable, les autres s’en contenteront, sans plus d’enthousiasme. De toute façon, « Breath Of Eternity » s’adresse à un public déjà habitué à ce type de production « hors mode » et qui sait à quoi s’attendre.

Les italiens ne puisent plus leur pochette dans le renommé catalogue de Luis Rojo, mais ont choisi un artiste au registre différent. Le groupe se particularise par ce choix, c’est d’ailleurs une tendance que l’on remarque chez nombre de groupes italiens ces derniers temps.

Il est enfin à noter que la version japonaise de l’album comprend un titre bonus original, puisqu’il s’agit d’une reprise de l’un des génériques de « Ken le survivant ». HIGHLORD avait déjà réalisé une reprise similaire sur « When Aurora Falls », en rejouant à sa manière le générique des « chevaliers du zodiaque », titre bonus encore une fois réservé aux japonais.

HIGHLORD nous propose donc un album assez varié, avec des titres réussis et d’autres un peu moins. Le groupe maîtrise assez bien son sujet et parvient même à se renouveler quelque peu grâce à l’adjonction d’idées nouvelles. Si vous avez aimé « When Aurora Falls », vous aimerez « Breath Of Eternity », cela ne fait aucun doute. Cet album reste de toute façon exclusivement réservé aux fans de speed mélodico-épique. Un album sans prétention, qui ne restera pas dans les annales, mais qui a le mérite de proposer un travail abouti et tout à fait recommandable aux férus du genre.

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   BAST

 
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- Andrea Marchisio (chant)
- Stefano Droetto (guitare)
- Alessandro Muscio (claviers)
- Diego De Vita (basse)
- Luca Pellegrino (batterie)


1. Atlantis Part One : Beneath A Silent Sky
2. Part Two : The Dreamer And The Deep Ocea
3. Stream Of Illusion
4. Dream Chaser
5. Back From Hell
6. Show Me Your Kingdom
7. Follow Me
8. Breath Of Eternity
9. Phoenix's Fire
10. Moonlight Romance



             



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