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- Membre : Hericane Alice, Lion, Revolution Saints

BAD MOON RISING - Opium For The Masses (1995)
Par MOMO HEARTBREAKER le 5 Octobre 2003          Consultée 3001 fois

Sorti en 1995, cet « Opium For The Masses » fut accueilli comme ovni discographique. Rappel historique nous sommes au milieu des années 90, les groupes de hard rock US (exception faites de dinosaure comme Aerosmith) semble avoir disparu de la surface du globe, c’est alors qu’un petit hard groupe ricain dénommé Bad Moon Rising cartonne au japon. Après un changement de façade le temps d’adopter le patronyme de BMR et débordant d’ambitions, les gars reviennent avec le couteau entre les dents et nous balance un excellent album heavy rock made in USA. Aussi groovy que punchy, ce disque enthousiasmera positivement la presse spécialisée. On croit alors le groupe parti pour une bien belle carrière dans un horizon musical relativement dégagé mais il n’en sera rien, le groupe disparaîtra peu à peu de la circulation pour splitter dans l’indifférence générale. Sad but true ! Et c’est bien dommage car le potentiel est bel et bien là.

Dès le premier titre ça dépote un max avec un « Belligerent Stance » enlevé. Très puissant (une sorte de « Right Next Door The Hell » des Guns & Roses présent sur l’album Use Your Illusions part I mais en beaucoup plus groovy, limite fusionnesque dans l’esprit) où le père Doug Aldrich s’affirme comme un guitariste complet capable de riffer comme un fou et de planter ici et là des solos de grande classe. Le dénommé Kal Swan ayant un bel organe à la fois chaud et puissant, inutile de vous signaler qu’on rentre sans problème dans ce disque avec ce premier titre in your face.

Le tout s’enchaîne très rapidement et surtout très naturellement avec un « Monkey » tout en groove nous permettant de jauger la cohésion du groupe qui à l’époque semblait au beau fixe et de souligner la solidité du tandem rythmique Ian Mayo à la basse / Jakie Ramos à la batterie.
« Moonchild » est un joli croisement d’ambiances indiennes et du titre « Dirt » d’Alice In Chains, le tout dans un registre beaucoup plus ensoleillé car plus californien que le gang de Seattle. Personnellement, un de mes titres favoris de l’album où je me laisse à écrire qu’il y règne un feeling quasi Led Zeppelinien (c’est tout dire…). On retrouve un titre énervé avec « Believe » qui devrait plaire à tous ceux ayant apprécié le travail de Mike Tramp (ex-White Lion) avec Freak Of Nature. Les BMR se risque dans l’exercice délicat de la ballade et s’en sort plutôt bien sur « Into The Pit », un très bon titre dans un registre poisseux et sombre sorte de mix entre les titres lents d’Alice In Chains (encore eux !) et Queensrÿche version « Empire », cependant par son touché de guitare plus hard rock, Doug Aldrich apporte une bonne dose de personnalité pour ne pas en faire une simple redite. A écouter attentivement donc.

Arrive à point nommé « Gorforsaken » dans un registre 100 % heavy rock pour tester nos enceintes et les goûts musicaux des voisins. Pas de problème encore un très bon titre avec un refrain hyper fédérateur devant être une vraie tuerie en live. On note cependant un là encore un niveau de composition supérieure à la moyenne (plein de changements de rythme) et une totale maîtrise instrumentale, bref c’est classique mais j’aime beaucoup taper du pied alors… Retour aux sonorités orientales avec ce qui aurait du être le hit single de l’album : « Union ». Un middle tempo fantastique et terriblement entraînant, idéal pour chanter sous la douche et convertir sa copine au hard rock. On réaccèlere avec le furieux heavy groove « Holy War » (cqfd : rien avoir avec le titre de Megadeth du même nom) nous refaisant revivre les heures les plus glorieuses du Skid Row de « Slave To The Grind » (en peut être légèrement moins puissant mais là encore plus focalisé sur le groove). Avec « Summer Rain », le groupe tient une jolie ballade pour faire pleurer dans la chaumière. Il faut souligner que si elle n’est guère originale dans le contenu, elle est exécutée avec classe et feeling avec un petit côté roots très sympathique. L’album se conclut comme il avait commencé : à fond la caisse avec un des titres les plus puissants de l’album « T.B.O.M.D. » où le groupe nous offre une bien belle démonstration de ce que doit être un bon titre de rock n’roll : rapide, puissant, élégant avec de jolies parties de guitare et surtout un feeling de feu entre les musiciens.

Au final un très bon album du genre, peut-être pas un chef-d’œuvre car fort dans le contenu classique tout de même, mais bon tous les titres sont très bons voire carrément excellents. En outre, les musiciens se placent clairement un rang au dessus de ce que le genre pouvait proposer à l’époque. A noter que le guitariste, Doug Aldrich, rebondira de fort belle manière après quelques années de disette avec l’album « Killing The Dragon » de Ronnie James Dio puis en occupant actuellement le poste de guitariste soliste au sein de la reformation de Whitesnake.

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   MOMO HEARTBREAKER

 
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- Kal Swan (chant)
- Doug Aldrich (guitare)
- Ian Mayo (basse)
- Jackie Ramos (batterie)


1. Belligerent Stance
2. Monkey
3. Moonchild
4. Believe
5. Into The Pit
6. Godforsaken
7. Union
8. Holy War
9. Summer Rain
10. T.b.o.m.d.



             



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