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DOOM METAL  |  STUDIO

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TRISTITIA - Crucidiction (1996)
Par MOX le 10 Septembre 2003          Consultée 2463 fois

Une année s'écoule, et Tristitia revient, les idées sombres et lithurgiques plein la tête. Car vous l'aurez
compris, avec un nom pareil, ça sent les références religieuses.
A vrai dire, Crucidiction ne se roule pas dans le christianisme éhonté. Cet album est assez ambigu en fait. Certes l'ensemble est très sombre, triste. Le rythme est désespérement lent et les voix se partagent entre chants lorgnant grandement sur le monastique et voix typée black. Les deux sont d'ailleurs bien maîtrisées.

D'autre part on retrouve la prépondérance de la guitare de Luis B.Galvez qui, non content de diriger la mélodie de ses riffs travaillées et subtils, se plaît à introduire dans les compos quelques breaks à la guitare sèche, quelques passages où seule la guitare berce l'auditeur, tout en saupoudrant allègrement de solis du plus bel effet. Ca reste définitivement rare pour le genre! Mais c'est toujours aussi beau à écouter, la maîtrise technique de Galvez est évidente et il nous en fait profiter au travers de morceaux instrumentaux.

Mais pour en revenir à l'ambigüité, on décèle dans cet album deux parties bien distinctes, dont l'une s'arrête après Wintergrief. On a donc au début un pur doom, un vrai de vrai borné dans sa lenteur la plus noire, dont les morceaux sont complexes, parfois agrémentés de vrais chants lithurgiques masculins et féminins. Une grande influence religieuse donc, et dans les paroles également. On y trouve de très belles chansons, plutôt émouvantes même si l'on peut regretter une expérience de clonage ratée entre Christianic Indulgence et Crucidiction. De pâles copies, dommage.

Ensuite on tombe sur un style déjà plus nouveau, où le rythme se fait plus véloce, au niveau de la batterie bien sûr, toujours pesante (bref une batterie de doom parfaite), mais également dans la guitare, qui marque ici l'avènement de ces mélodies très recherchées, aux solos encore plus envahissants. Là, la musique devient
dépouillée, évoquant la mort et les lamentations sans références au Christ. Cet heavy/doom n'est pas globablement entraînant, car si l'on peut se délecter de la technique de Galvez, les mélodies principales, aussi échevelées soient-elles, ne pousse pas à la compréhension, et une fois le morceau digéré, n'apparaissent pas tout le temps comme émouvantes. Ces quelques morceaux plats sont heureusement pimentés par d'excellents breaks, créant une nouvelle mélodie qui elle, est aussi jolie que mélancolique.

Dur à assimiler, ce deuxième opus de Tristitia passe quelques fois par des moments quelconques, sans réelle
originalité. Il peut néanmoins se targuer de contenir des compos vraiment prenantes. L'ensemble transpire
toutefois l'insûreté dans leur musique, et c'est ce côté bancal qui ne permet pas encore au groupe de bien percer. Affaires à suivre...

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   (2 chroniques)



- Thomas Karlsson (chant)
- Louis B. Galvez (guitares, claviers)
- Adrian Letelier (basse)
- Alessio (batterie)


1. Ego Sum Resurrectio
2. Christianic Indulgence
3. Crucidiction
4. Wintergrief
5. Envy The Dead
6. Lioness' Roar
7. Mark My Words
8. Gardenia
9. Final Lament



             



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