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OBITUARY - Slowly We Rot (1989)
Par POSSOPO le 14 Septembre 2003          Consultée 10813 fois

Leur premier méfait sortant deux ans après ceux de leurs voisins de Death et Morbid Angel, Obituary se devait de proposer une saveur nouvelle pour intéresser le palais du public.

Le quintette de Tampa trouva un gimmick amusant : l’absence de paroles dans les chansons (qui ne sont de ce fait sur le plan lexical plus vraiment des chansons). Si même un fin linguiste était incapable de déchiffrer à l’écoute des morceaux les propos de nos groupes préférés de death metal, Obituary oublie tout simplement l’écriture des textes et John Tardy se contente d’onomatopées dénuées de tout sens. Anecdote sympathique, les cinq compères ne révéleront la supercherie qu’après plusieurs années et nombreux sont ceux qui se sont cassés les dents à décrypter l’indécryptable. Je me souviens encore du splendide « volley-ball join me » inscrit dans les partitions d’un célèbre magazine anglais.

Heureusement, cette coquetterie n’est pas le seul intérêt de Slowly We Rot.

Le premier atout est d’ailleurs cette voix unique. J’oserai employer l’adjectif « vomie » qui prendra tout son sens après que vous ayez entendu la bête rugir. Le débit et les lignes mélodiques (mélodiques ?) du vocaliste sont tout à fait incomparables. Si nombre d’éructeurs se contentent de beugler dans leur micro et de s’abîmer les cordes vocales, ce frontman à la chance de détenir entre autres talents un timbre à nul autre pareil, exploité comme il se doit par le groupe.

D’autre part, les soli développés par Allen West, noyés sous des effets de vibrato et de reverb sont fort simples mais tout aussi inimitables.
Sans jouer pour autant la carte de la technicité chère à d’autres, Obituary sait jouer des changements de rythmes, alternant riffs ultra-rapides alimentés par la double grosse caisse de Donald, frère de John, et passages lents, pesants et angoissants.

Voilà bien une musique qui pourrait constituer la bande sonore de certains films de Wes Craven ou Sam Raimi.

Alors que les maîtres du genre, Death et Morbid Angel agrémentent leurs compositions de quelques finesses, les frères Tardy et leurs camarades ouvrent une nouvelle voie et donnent ici leur propre définition de la violence musicale (au sens très éloigné de celles de Napalm Death ou Cannibal Corpse, autres ténors de l’extrême).
Il n’était pas évident de se faire une place sous le soleil plombé de Floride. Ces musiciens ont pourtant réussi à peaufiner leur bronzage de belle manière. Obituary occupe désormais grâce à cette réussite une place réservée dans le monde du death metal.

Pourquoi ?
Parce que ce disque est horrible et délectable, deux adjectifs qui n’ont ici rien d’antinomiques.

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- Allen West (guitare)
- Trevor Peres (guitare)
- John Tardy (chant)
- Daniel Tucker (basse)
- Donald Tardy (batterie)


1. Internal Bleding
2. Godly Beings
3. 'til Death
4. Slowly We Rot
5. Immortal Visions
6. Gates To Hell
7. Words Of Evil
8. Suffocation
9. Intoxicated
10. Deadly Intentions
11. Bloodsoaked
12. Stinkupuss



             



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