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DOOM METAL  |  STUDIO

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CANDLEMASS - Epicus Doomicus Metallicus (1986)
Par POSSOPO le 5 Juillet 2009          Consultée 8427 fois

Dieu, comme j'ai envie de me répéter et de me paraphraser. L'écoute puis la chronique d'"Ancient Dreams" m'avait fait comprendre la finesse du jeu des couleurs chez CANDLEMASS. "Nightfall" se revêt bel et bien d'un pourpre riche et luxueux, "Epicus Doomicus Metallicus" préfère la pierre rugueuse et froide. Et doit-on vraiment le souligner une nouvelle fois ? Ces deux premiers disques représentent l'alpha et l'omega de CANDLEMASS, deux essais si différents et si parfaitement exécutés qu'on se demande s'il est bien utile de s'intéresser au reste. J'en vois qui grincent déjà des dents, je ne développerai donc pas plus avant le propos. Il est de toute façon biaisé. Je sais ma propension à me lasser rare et handicapante par son ampleur.

Gris pierre, cette première semence. Et quand on pense gris pierre, et s'il fallait se contenter d'images mortifères, on ne voit ni calvaires à la sculpture exagérée, ni cénotaphes grandioses, on imagine une stèle rugueuse d'allure rigide, les rites anciens, une volonté ascétique, un désir de communion simple. L'ostentatoire débarquera avec Messiah Marcolin.

En 1986, le chanteur s'appelle Johan Längqvist, 23 ans. Lui et sa voix de baryton bien éloignée des montées de cathédrale de son glorieux successeur refusent les dorures baroques qui feront de "Nightfall" l'ouvrage étalon du doom metal épique. C'est pourtant écrit sur la pochette. Alors, publicité mensongère ?
Oui et non. "Epicus Doomicus Metallicus", aussi fier de son appellation soit-il ne soutient pas la comparaison avec son cadet. Il se permet cependant de graver quelques instants suffisamment emphatiques pour que quelques héros de légende lèvent l'épée à leur écoute. Lorsque SAINT VITUS traîne ses bottes de biker sur une terre humide à l'aspect boueux, lorsque "Nightfall" fait l'office dans une basilique lustrée, le premier CANDLEMASS médite dans un temple austère. Un temple laissé à l'abandon, les murs s'effritent, les icônes au doré devenu blafard prennent la poussière, les mites rongent la chaire tandis que les musiciens chantent la misère humaine.

Profondément heavy metal, totalement ancré dans les 80's et en cela fort différent du BLACK SAB' historique, CANDLEMASS débute sa carrière en se détachant du tuteur naturel de tout combo qui évolue dans le monde du doom à cette époque. Que ce soit lors de complaintes monacales telles l'introductif "Solitude" ou lorsqu'il sort de sa poche le solo qui tue, celui de "Crystal Ball", peut-être le meilleur titre d'une galette pourtant magnifiquement homogène, l'artiste propose une vision personnelle du misérabilisme en musique. Un misérabilisme nettement plus présent, revenons-y, que sur "Nightfall" et ses petits frères. Un misérabilisme épaulé par un clavier qu'on ne dira pas cheap malgré sa bibliothèque sonore étriquée et qu'on aurait vite tendance à oublier tant ses effets se veulent discrets, nouvelle preuve de cette politique rigoriste et sévère qui a réglé l'écriture d'un album extraordinaire en de nombreux points.

Mais une telle sévérité est-elle susceptible de plaire au plus grand nombre ? Sans connaître aucunement les chiffres de vente d'"Epicus Doomicus Metallicus" et de "Nightfall", sans avoir recherché nulle part les indices de satisfaction des auditeurs, je doute de l'universalisme du premier. Le second peut déplaire par son faste et son caractère princier, l'accessibilité de ses riffs rend néanmoins son charme magnétique et immédiat. Le premier rebutera les ennemis du spartiate. De plus, tel une chape de plomb symbolisée par une basse encombrante tenue par le fondateur et compositeur Leif Edling, il dissout les volontés, noie les passions, étouffe les énergies. Après cet opus, que reste-t-il sinon le plus effroyable vide sentimental ? Surtout quand il se termine sur des chants féminins rares, appel des sirènes du désespoir aux oreilles égarées.

Le doom primal et ultime ?

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- Johan Lanquist (chant)
- Mats Bjorkman (guitare)
- Leif Eidling (basse)
- Matz Ekstroem (batterie)


1. Solitude
2. Demon's Gate
3. Crystal Ball
4. Black Stone Wielder
5. Under The Oak
6. A Sorcerer's Pledge



             



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