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DREAM THEATER - Images And Words (1992)
Par METAL-O PHIL le 12 Février 2006          Consultée 16643 fois

Metal'o Phil:"et c'est une bonne situation, ça, chanteur de Dream Theater?"

James Labrie:"Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation, hein. Moi si je devais résumer ma vie dans le groupe, ici avec vous, je dirais que c’est avant tout ma rencontre avec Dream Theater lorsque le premier chanteur, Charlie Dominici a été remercié. Mike Portnoy qui m'a tendu la main et le micro à un moment (1991) où je ne pouvais pas, où je n'avais pas de groupe. J'avais participé à un album de Fates Warning, à un groupe appelé Winter Rose et à quelques groupes canadiens, mais rien qui puisse lancer une carrière internationale.

Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent la destinée du ténor du métal progressif de nos jours: le manager de Voivoid Pierre Paradis m'a parlé par hasard d'un jeune groupe appelé Dream Theater alors qu'on discutait d'un projet solo pour moi avec Aquarius Records!
Parce que quand on a le goût de la chose, le goût de la chose bien faite, le beau geste, la voix entraînée, on n'a pas forcément devant soi l'interlocuteur, le miroir, le groupe, je dirais, qui vous aide à avancer.

Enfin ce n'est pas mon cas, comme je le disais, puisque moi au contraire, j'ai pu, j'ai été engagé! Et je dis merci à Dream Theater, je chante Dream Theater et je chante tout d'abord "Pull me Under"! Un des hymnes les plus connus "par coeur" de notre discographie: un morceau très accrocheur, très heavy (sans être trop violent), avec une touche de virtuosité, ni trop court, ni trop long! Le refrain est facile à retenir et à scander ("pull me under, pull me under, pull me under, i'm not afraid....").
En tant que fan, n'avez-vous jamais essayé de redécouvrir une chanson que vous connaissiez par coeur? L’écouter comme si c'était la première fois? C’est un exercice psychologique difficile, mais le résultat est agréable!

Je chante aussi "Another Day", une belle ballade typiquement FM avec piano et saxophone. Les paroles très touchantes ("you won't find it here, so die another day") sont dédiées à feu le père de John Petrucci touché alors par la maladie (une autre chanson, "take away my pain" lui sera à nouveau dédiée quelques années plus tard dans l'album "Falling into Infinity"). Beaucoup critiquée pour son côté commercial, elle n'en reste pas moins une très belle chanson, à mon goût.

Je chante "Take the Time", je danse "take the time"! Eh oui difficile de ne pas avoir envie de bouger à l'écoute de ce titre groovy alliant subtilement heavy metal et touches funky. Une réussite progressive, un bel alliage entre différents styles de musique (oui, je me jette des fleurs, et alors? Je suis un James Labrie fictif, j'ai bien le droit!)

Vient ensuite "Surrounded" une autre ballade bien taillée pour un passage radio, agréable à écouter, mais sans plus.

S'il y a bien un morceau qui met absolument tous les fans de DT d'accord, c'est bien cette cinquième piste qu'est "Metropolis". C'est un titre que nous adorons jouer en rappel et qui est considéré comme notre tube (il est vrai que nous aimons surprendre notre public et qu'il n'y a pas de chanson qui ne pourrait théoriquement pas se retrouver sur nos setlist, mais Metropolis est celle sur laquelle les parieurs peuvent miser). Une première partie très entraînante et mélodique, un long passage instrumental avec une bonne progression (les enchaînements ne tombent pas du ciel, ils se font assez naturellement). Mes éminents collègues y démontrent qu'ils sont d'excellents musiciens et délivrent une belle démonstration qui plaira même à celui qui n'est pas un fan de longs solos (moi ça me permet de me reposer ou de me faire des hamburgers pendant les concerts, pratique...). Le final, reprenant là où la première partie s'était arrêtée, est superbe (je me le repasse en boucle parfois). Une de mes chansons préférées, vraiment très bien construite... sans doute pour ça qu'on la joue si souvent!

"Under a glass moon" est considérée par beaucoup de fans comme un chef d'oeuvre purement heavy metal:des riffs lourds, un refrain très speed et très agressif. Je ne suis personnellement pas un grand fan de cette chanson (trop nerveuse?) et je passe souvent à la suivante lorsque j'écoute le cd...

Et la suivante, c'est "wait for sleep", magnifique ballade construite sur le thème de "Learning to live". L'ambiance est superbe et le clavier y est pour beaucoup.
Je chante enfin "Learning to live", une chanson très originale dans la lignée de Metropolis, très mélodique, au refrain puissant. Cette pièce est aussi difficile à décrire qu'elle est adulée. D'albums en albums, les éternels insatisfaits râlent et les avis deviennent de plus en plus divergents. Metropolis est aimée par une majorité de nos fans, mais il y a toujours des râleurs pour dire que c'est un classique qu'on a "trop entendu". Learning to live a également rencontré beaucoup de succès auprès des puristes, mais est bien plus appréciée car plus "anecdotique", un peu moins « tubesque ».

C'est un album auquel je suis heureux d'avoir contribué, je pense m'être très bien adapté à l'ambiance de chaque morceau.

Allant de la discrétion des percussions sur les ballades à la maîtrise d'un rythme en double pédale, Mike Portnoy est sans conteste un grand batteur qui a le sens du rythme (chaque coup de baguette semble indispensable): ayant fait de la batterie dans ma jeunesse, je peux le confirmer!

John Petrucci nous offre quelques soli bien placés et pas trop vomitifs pour ceux qui ont trop peu de "l'effort démonstratif stérile", vulgairement appelé "solo masturbatoire" et utilise son talent de guitariste à bon escient pour nous servir des riffs bien placés et des mélodies touchantes.

Quant à Kevin Moore, il a une grande qualité de claviériste: notre actuel pianiste, Jordan Rudess est, pour caricaturer un second soliste qui brille en affrontant John Petrucci en faisant dévaler des notes à la vitesse de la lumière et avec une précision métronomique, non sans style pourtant et non sans donner à notre musique une certaine ambiance. Moore, lui, est plus discret et travaille surtout sur la mélodie, l'ambiant. Il tend à apporter à Dream Theater un fond sonore pour donner plus de profondeur aux morceaux, ce qui n'est pas donné à tout le monde.

John Myung fait preuve de la même qualité de discrétion (et "d'accompagnement") que Kevin Moore et ses quelques apparitions lors de soli sont d'autant plus remarquées qu'elles sont rares.

Bref, je dis merci à Dream Theater, je chante Dream Theater, je danse Dream Theater, je ne suis qu'amour de la musique. Nous 5 avons cet amour et, finalement, comme beaucoup de gens me demandent "mais comment faites-vous pour trouver encore des idées, d'albums en albums, de repousser les limites posées par le chef d'oeuvre qu'est Images and Words?", et bien je leur réponds très simplement que "c'est ce goût de la musique, l'envie d'explorer toutes ces facettes pour produire une musique originale et belle" qui nous a permis de:
- réaliser notre album de référence, celui qui nous a fait connaître, celui qui contient nos "tubes",
- un album fondateur du style "Heavy Metal Progressif" (une musique qui se veut originale par sa composition et qui vise à briser les frontières entre les styles. C'est la première fois qu'on réalise ce genre d'expérience dans le monde du Metal).
- puis ensuite de ne pas nous reposer sur nos lauriers et réaliser d'autres albums dont nous sommes tout aussi fiers, puis enfin, qui sait, demain, offrir encore à la communauté, faire le don, le don d'un nouvel album..."

Note:ce que notre J.Labrie fictif (eh oui, il n'y a qu'Edouard Baer pour faire un discours aussi Edouard Baerien!) n'a pas voulu dire par modestie, c'est qu'il est (du moins pour moi) l'une des voix la plus originale que je connaisse et qu'il mérite sa place dans ce grand groupe (comme on pourra le constater dans les opus qui suivront).
Sa voix très (trop pensent certains) propre est incroyablement touchante sur les ballades et pour ça, je dis vraiment BRAVO, car c'est ce genre d'artiste qui vous redonne l'envie de chanter.
Son talent est de pouvoir également adopter un style plus nerveux, inquiétant, voire agressif (même si ses prestations live ont été assez critiquées de ce côté là: il est vrai qu'il est moins à l'aise sur des chansons plus techniques. Labrie est avant tout quelqu'un qui chante avec le coeur:ses interprétations de In the Name of God, The Spirit carries on encore Disappear seront toujours réussies. Cela le sera moins sur des morceaux plus agressifs ou techniques comme Under a Glass Moon ou This Dying Soul, car "ça ne colle pas" avec cette voix un peu trop propre).

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Par FREDOUILLE




 
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   (2 chroniques)



- James Labrie (chant)
- John Petrucci (guitare)
- Mike Portnoy (batterie)
- John Myung (basse)
- Kevin Moore (claviers)


1. Pull Me Under
2. Another Day
3. Take The Time
4. Surrounded
5. Metropolis - Part I
6. Under A Glass Moon
7. Wait For Sleep
8. Learning To Live



             



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