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- Style : Anathema, Khonsu, Aesmah, Be'lakor, Novembers Doom, Katatonia, Serdce
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OPETH - Damnation (2003)
Par MOX le 23 Avril 2003          Consultée 15936 fois

La schizophrénie revue et corrigée par Opeth. Deliverance d'une part,la face noire et violente de leur musique, et maintenant Damnation, le côté purement calme du groupe. Un choix de titre qui paraît a priori bien étrange, mais qui a posteriori révéle quelques explications. Uniquement composé de ballades, et durant 43mn, un temps record pour la formation suédoise, Damnation semble être un dernier essai, une dernière tentative d'expression de M.Akerfeldt.

On ne se sent pas totalement désemparé en écoutant ce nouvel album, on reconnaît aisément ce son résonant ainsi que les notes torturées des morceaux. Ce qui change, c'est ce qui émane de ces derniers. La guitare sèche vient de prendre une place prépondérante, au détriment de l'électrique, mais pour donner des mélodies tranquilles et originales, accompagnées de la voix douce et reposante de Mikael. Les morceaux, bien que courts et basés sur l'archétype couplet/refrain, n'en sont pas moins originaux et superbes. Chaque note est d'une rare pureté, comme une goutte d'eau frappant un lac, un lac souterrain en l'occurence. Mieux encore une vague impression de grotte de cristal dans laquelle on se demande d'où provient le son envahit chaque morceau. Et si cette note de pureté, de douceur et de blancheur définit bien l'album, on sent également une autre vague, celle de la mélancolie et de l'émotion.

Le rythme rarement enjoué laisse s'introduire quelque fois des notes de piano, un solo voire quelques impressions de guitare électrique. Finement usités, les compos sont de véritables bijoux, les mélodies belles à pleurer tandis que les doubles voix et les arrangements finissent de créer cette amiance de complainte et d'ôde à la rédemption. Tandis que les accords défilent tel un flot de douceur et bercements, quelques différences agrémentent les morceaux, ça et là on aperçoit des sonorités orientales, des conclusions où les guitares renchérissent de force jusqu'à la fin (technique couramment utilisée par Opeth).
Avec de simples mélodies, parfois dépouillées, Opeth retranscrit des thèmes bien peu réjouissants. Un chant éloigné et impuissant pour Weakness, une torture musicale en conclusion de Death Whispered A Lullaby comme Opeth nous a maintes fois habitués...Il semble très difficile de voir les choses le plus positivement possible, et inlassablement le côté noir et triste refait surface, que ce soit dans les passages pianisés du 5ème membre Steven Wilson, les refrains d'une beauté rarissimes, ou tout simplement ces notes claires, terriblement calmes, trop calmes pour être vraies.

Rarement de tels morceaux, de telles ballades m'ont parues gorgées d'émotion. Damnation ressemble définitivement au dernier souffle d'une vie, au testament final avant lequel on regarde en arrière pour se rendre finalement compte qu'on a mené une dure vie, mais tellement bien retranscrite. Messieurs, si ceci était votre révérence, sachez que vous ne pourriez rien nous offrir de mieux.

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   (3 chroniques)



- Mikael Åkerfeldt (guitares, chant)
- Peter Lindgren (guitares)
- Martin Lopez (batterie)
- Martin Mendez (basse)


1. Windowpane
2. In My Time Of Need
3. Death Whispered A Lullaby
4. Closure
5. Hope Leaves
6. To Rid The Disease
7. Ending Credits
8. Weakness



             



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