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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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CRADLE OF FILTH - Cruelty And The Beast (1998)
Par MEFISTO le 13 Décembre 2014          Consultée 3307 fois

Un an après la sortie du monumental "Anthems To The Welkin At Dusk" d'EMPEROR et du non moins excellent "Enthrone Darkness Triumphant" de DIMMU, arrive dans les bacs le troisième album de CRADLE OF FILTH, qu'on attend de pied ferme. Après le succès foudroyant (des dizaines de milliers de copies vendues) de "Dusk... And Her Embrace", les fans étaient en droit d'exiger un digne successeur, d'autant plus que les Anglais avaient la chance de devenir « populaires », ce qui, en Metal, était réservé au Heavy et au Hard Rock.

Le résultat est assez convaincant pour que "Cruelty And The Beast" devienne effectivement l'album le plus populaire du groupe... avant que le temps ne rééquilibre tout ça. À son écoute, il est facile de comprendre pourquoi : le son est cristallin, on entend tout (de la voix écorchée de Dani à la double pédale de Nick Barker) et les compos principales sont toutes énormes à leur façon et avec un peu d'imagination et de réécoute...

Bon, vous savez que le concept de l'album tourne autour de la sanglante princesse hongroise Élizabeth Bathory, « Comtesse Dracula » pour les intimes, qui a été la vedette de quelques films. D'ailleurs, l'actrice Ingrid Pitt, qui a incarné Bathory dans "Countess Dracula" en 1970, fait une apparition sur "Bathory Aria" ! On sait que Dani est un grand cinéphile et qu'il s'adonnera même à cet art plusieurs fois, pas toujours pour le mieux, mais ça... ! Donc, on demeure dans le Black Sympho gothique vampirique à base de mélodies tranchantes et de synthé, qui ici est manié par Lecter en remplacement de Damien Gregori, même si on ne remarque pas la différence. Faudra attendre au prochain album pour croiser le meilleur claviériste de l'histoire du groupe.

Le gros défaut de cet album, qui sera confirmé par Dani lui-même des années plus tard, est la production. Aussi mince qu'un linceul, elle paraissait ridicule à l'époque, compte tenu de l'ampleur du mastodonte que tenait en laisse COF avec "Cruelty And The Beast". Imaginez aujourd'hui... Certes, l'album a mal vieilli dans sa forme, mais le fond demeure quand même de qualité. Sauf que... le saut entre "Dusk" et "Cruelty" est trop grand. On perd de la noirceur, de l'horreur, au profit d'une envie de trop en faire. "Cruelty" est en ce sens un peu bâclé, moins enrobé que "Dusk" et que les deux monuments suivants, s'écoute trop facilement. Sans doute est-ce pour cela qu'il a permis au groupe de jouer pour la première fois aux États-Unis et de sortir de l'underground. C'était un pari risqué, mais désiré âprement par Dani, qui voyait déjà COF au temple de la renommée du Black. Cette traversée de l'Atlantique, couplée à des monstres comme "Cruelty Brought Thee Orchids", aura un effet bœuf sur la carrière des Anglais. C'est pour cette raison aussi que le disque demeure une des plus grandes fiertés de Dani, car il avait réussi à créer un album-concept pugnace qui a percé le marché mondial.

Mais il faut faire abstraction de tout ce cirque et voir la réalité en face : 58 minutes de cette production asséchée rend "Cruelty" interminable. Voilà pourquoi on se repassera souvent les mêmes titres ou la première moitié, en sacrifiant la majorité du temps la deuxième. Drôle de constat quand même pour un album qui aligne quelques-unes des meilleures compos du groupe, dont l'immortelle "Beneath The Howling Stars" et son bridge mielleux chanté par Sarah Jezabel Deva et Dani. Mais d'autres morceaux comme "Desire In Violent Overture" ou les trois derniers, qui étirent énormément le chrono, irritent un peu. Alors pour les bonnes ou mauvaises raisons, "Cruelty" est inégal, manque d'identité (pour un concept-album, faut le faire !) et n'arrive pas à passionner du début à la fin. Ça a toujours été mon sentiment et ça le demeurera.

"Cruelty" s'avère ainsi, à mon avis et celui de bien des fans, l'album le plus surestimé de CRADLE. Il aura marqué des millions de personnes en raison de la qualité de quelques plages, mais son emballage se déchire trop facilement pour qu'on le classe dans le top 3 du groupe, comme plusieurs le font sans hésiter. Dommage, car "Dusk" pavait la voie à une pluie de promesses. Heureusement que le talent de CRADLE ressortira au tournant du siècle pour effacer ce cuisant échec studio.

Les collectionneurs ont toutefois apprécié la version deluxe avec les reprises "Black Metal" de VENOM, "Hallowed Be Thy Name" d'IRON MAIDEN et "Sodomy & Lust" SODOM. On ne parlera pas du remix "Twisting Further Nails", car les remix chez COF, CDLM.

Un trois étoiles mérité, pas plus. "Cruelty" ne possède pas le charme nécessaire pour qu'on revienne y piocher régulièrement. Seuls ceux qui ont été conquis par la simplicité de l'ensemble et qui ne sont pas rebutés par la sécheresse sonore le louangeront jusqu'à la mort.

Podium : (or) "Cruelty Brought Thee Orchids", (argent) "Beneath The Howling Stars", (bronze) "The Twisted Nails Of Faith".

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   (4 chroniques)



- Dani Filth (chant)
- Stuart Antsis (guitare)
- John Piras (guitare)
- Robin Eaglestone (basse)
- Nicolas Barker (batterie)
- Les Smith (claviers)


1. Once Upon Atrocity
2. Thirteen Autumns And A Widow
3. Cruelty Brought Thee Orchids
4. Beneath The Howling Stars
5. Venus In Fear
6. Desire In Violent Overture
7. The Twisted Nails Of Faith
8. Bathory Aria
9. Portrait Of The Dead Countess
10. Lustmord And Wargasm



             



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