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NEO REGGAE METAL  |  STUDIO

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2022 Soul Revolution
 

- Style : Skindred, Linkin Park

FIRE FROM THE GODS - Soul Revolution (2022)
Par KOL le 10 Novembre 2022          Consultée 504 fois

Bercé, sans doute trop près du mur, par le son énervé dès l’adolescence, je dois vous avouer, chers lecteurs, avoir fait bien des infidélités à notre courant musical favori durant une dizaine d’années, avant de revenir au bercail par le truchement de la vague Neo au début du siècle nouveau, SOAD ayant servi de catalyseur à ce come-back historique (à mon échelle tout du moins). Durant cette décennie d’errances, j’ai exploré bien des contrées, à commencer par le Hip Hop, le Reggae, la Funk ou la Soul. En gros, on me collait une bonne ligne de basse dans les esgourdes et j’étais le plus heureux des hommes.

Le Blues étant l’aïeul du Hard Rock, leur mélange est de facto naturel, communément admis voire même loué par la plupart des chroniqueurs ici présents. Les années 80 étant passées par là, la fusion entre Funk/Hip-Hop et Metal est également largement entrée dans les mœurs, grands dieux bénissent les RED HOT CHILI PEPPERS, ANTHRAX/PUBLIC ENEMY, FAITH NO MORE ou RAGE AGAINST THE MACHINE, pour ne citer qu’eux. En revanche, concernant le Reggae/Ragga, la liste est bien plus courte. Seul SKINDRED a su tirer son épingle du jeu dans un registre déjanté, si l’on omet une vague Ska/Punk bien à part.

Car c’est bien sur ce créneau de niche "Reggae/Metal" qu’officie FIRE FROM THE GODS, groupe fondé en 2007 à Austin (Texas). Oubliez immédiatement l’infamante étiquette de Rap Metal que d’aucun tenteront d’affubler au combo américain, ce n’est pas ce dont il s’agit là. On est même à des années-lumière d’un HOLLYWOOD UNDEAD qui ne trompe plus grand monde. Si la formation texane a végété pendant près d’une décennie, l’arrivée au micro d’AJ Channer a profondément changé la donne et révélé une identité forte et originale, qui se retrouve dans ce 3ème LP, faisant suite aux albums précédents et à une flopée d’EP, pour le coup dans l’ensemble dispensables.

N'y allons pas par quatre chemin, l’union entre Reggae et Neo est ici plutôt heureuse, notamment sur la seconde partie de l’opus, là où le métissage se fait plus franchement. Si l’ouverture avec le title-track est percutante à souhait, la touche jamaïcaine restant assez discrète, les pistes suivantes sont moins abouties et manquent de personnalité. On est en présence de titres assez classiques, portés par une production moderne mais un chouïa passe-partout, les guitares étant notamment à mon grand regret noyées dans le mix. Sans être mauvaises, les chansons sont sans saveur particulière et les refrains ouvertement racoleurs, limite soupasse ("SOS", "I N I"). Le fait que le combo se soit fait connaître en ouvrant pour FIVE FINGER DEATH PUNCH aurait dû éveiller quelques soupçons.

Le timbre du frontman apparaît certes déjà gorgé de feeling, mais on sent que le garçon en garde sous le capot, contraint de rester dans un registre conventionnel. Si "Double Edged Sword" donne un aperçu du potentiel du disque, celui-ci ne se matérialise pleinement qu’après la power-ballade "Love Is Dangerous", ouverte au piano et plutôt aboutie, en dépit d’une petite sortie de route au goût amer d’auto-tune.

En revanche, la suite de la galette représente à mes yeux un quasi sans-faute, de "Be Free" en passant par l’excellent "The Message" jusqu’au "Collapse" conclusif. Attachez vos ceintures chers nimiens, l’enchaînement est à la fois rare mais suffisamment familier malgré tout pour ne pas risquer de vous y perdre. Car ce sont bien ces morceaux qui assument réellement les influences du combo. Parfaitement digérées, celles-ci fonctionnent à merveille dans un cadre hyper accessible. Ne vous attendez donc pas à trop de folie, cette absence étant compensée par une jolie maîtrise et une jolie science de la composition tubesque. L’identité de FIRE FROM THE GODS s’exprime alors pleinement et définit la singularité de la musique des Américains.

Au final, l’ensemble n’est pas sans évoquer chez moi le trop mésestimé LINKIN PARK de 2003, en version rastafari. Comme ce fut le cas pour "Meteora" qui contenait également son lot de hauts et de bas, l’ensemble bascule ici du bon côté et cet album se frayera sans doute une place dans ma rotation 2022, à défaut de figurer au tableau d’honneur de l’année. Il n’empêche que je serais curieux d’écouter ce que cela donnerait si la continuité était trouvée sur un album entier.

Note réelle : 3,5/5. Si vous avez quelques accointances avec Peter Tosh & co, je vous invite à tester "Soul Revolution" pour une association de styles pas si courante.

Titres favoris : "Be Free", "The Message", "Soul Revolution", "Rapture (Fool Dem)", "Double Edged Sword".

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- Drew Walker (guitare)
- Bonner Baker (basse)
- Jameson Teat (guitare)
- Richard Wicander (batterie)
- Aj Channer (chant)


1. Soul Revolution
2. Sos
3. I And I
4. Thousand Lifetimes
5. Double-edged Sword
6. Love Is Dangerous
7. World So Cold
8. Be Free
9. The Message
10. 8 Billion Rats
11. Rapture (fool Dem)
12. Collapse



             



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